Les princes sans provinces

Faut – il être naïf,
Pour les aimer,
Ces matous,
Si mal elevés?

En réalité,
Ce sont des princes,
Au cœur dur
Et sans pitié :
Ça s’en va,
Quand, d’une voix
Mieilleuse, implorante,
On quémande,
Leur présence!

Ça griffe, ça mord,
Quand nos caresses,
Dérangent leur paresse!
Ça daigne nous offrir,
Des instants d’amour,
Quand, de leur plein gré,
Ils collent à nos jambes de près!

Un chat, n’est jamais acquis
Pour la vie!
A sa guise;
Ça va, ça vient,
Ça ronronne, ça fugue,
Ça disparaît, ça reparaît,
Ça a son monde séparé!

Et pourtant, on les aime,
Ces monstres cruels!
Ça nous fait chavirer,
Quand d’un regard,
De leurs yeux mi- clos,
Ils offrent leur affection,
A notre admiration!
Quand d’un saut souple,
Et gracieux, ils attérissent,
Sur nos cœurs comblés,
Par ce sursaut de tendresse
Inespéré…

Ils sont nos maîtres, pour l’éternité,
A nous de se plier, pour les adorer..

Mireille Abi Nader

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