Démission ou pas démission ?

De nombreux personnages politiques demandent la démission du Premier Aouniste.
C’est leur droit et c’est la moindre des choses et nous les comprenons parfaitement.
En fait c’est ce que nous désirons tous et le pays tout entier est conscient que, non seulement il a fait son temps, mais qu’il n’aurait jamais dû obtenir cette responsabilité que seuls des hommes ayant un minimum de personnalité, d’envergure politique et de connaissance du monde mouvant qui cerne le Liban pourraient mener à bien.

Un petit général à forte ambition et petits calculs n’était pas de taille à pouvoir laisser un nom apprécié dans l’histoire de notre pays pour que les prochaines générations y trouvent le terreau pour y cultiver un sentiment national.
Il l’a prouvé à maintes reprises avec les guerres d’élimination puis de libération des années 89-90 tout comme Hassan Nitrallah a prouvé son incapacité à être un dirigeant libanais après ses guerres de « libération » en 2006 contre Israël, d’élimination du 14 Mars le 7 Mai 2008, sans oublier sa guerre d’éradication de 1983 à 2020 couronnée par ses dizaines d’assassinats politiques envers les premiers résistants à l’occupation par Israël du Mouvement National, puis des partisans de Amal, son concurrent d’autrefois, et enfin des indépendantistes qui dérangeaient son projet de dépendance et d’intégration à l’Iran.

C’est étonnant combien les parcours du Premier Aouniste et de Hassan Nitrallah se ressemblent.
De guerre divine à guerre vaine, leur parcours du combattant est semé de victoires personnelles ressemblant à des défaites nationales (pour ne pas utiliser le cliché de « à la Pyrrhus »).
Leur admiration réciproque vient peut-être de la nécessité de corréler leur passé peu glorieux pour en faire l’histoire commune honorable du peuple libanais à l’avenir.
Ce qu’ils pourraient réaliser si nous les laissions poursuivre le démantèlement du système éducatif que le Liban a mis plus d’un siècle à construire.

Ce n’est donc pas seulement sa démission que nous réclamons, mais son éradication du système politique libanais, lui et ses complices du Aounisme décadent et du Hezbollah.
Nous exigerons aussi son jugement et la mise à l’index de son parti du CPL, le jugement de Bassil pour les centaines de malversations répertoriées par les médias et les USA (condamnation internationale), le jugement de tous les responsables aounistes et hezbollahis et de tous ceux qui ont composé avec eux et été mêlés à la corruption ou aux éliminations physiques des politiciens indépendantistes.

Aussi, bien que l’on comprenne parfaitement la nécessité de son élimination du monde politique libanais dénaturé avec parcimonie et entêtement par ses efforts insensés et incessants, depuis 1988-89, nous ne sommes pas certains que ça doit être notre revendication première.
Car s’il devait démissionner, ce serait en coordination avec le Hezb et Téhéran et cela ne pourrait mener qu’au remplacement d’un problème (en fin de vie) par un problème (Bassil tout frais et disponible), prêt à nous empoisonner la vie pour six années supplémentaires grâce à la majorité parlementaire en faveur du Huit-Mars, donc de Téhéran.
L’heureux élu serait l’héritier Bassil, comme dans toute bonne dictature milicienne ou militaire.
Ceux qui rejettent la possibilité de l’élection de Bassil en prétextant que les USA n’en veulent pas ou bien qu’il a été condamné pour corruption par la justice américaine, devrait méditer sur la nature des discussions à Vienne ou bien encore sur la razzia des Talibans derrière l’armée US.
Ceux qui rejettent cette possibilité en prétextant de la Constitution ou de la Justice devraient aussi méditer sur les multiples atteintes à la Constitution depuis Taëf et surtout depuis 2005, puis 2008 et enfin depuis que le Premier Aouniste a pris le pouvoir avec les armes du Hezb et la justice de Ghada du même nom.

Alors je veux bien comprendre le désir de vouloir sa démission, seulement je demande à ces gens éclairés d’user de notre petite lanterne pour y voir plus clair (comme Diogène). Et surtout qu’ils arrêtent de nous traiter d’idiots ou d’idiots utiles ou de naïfs ou de traîtres parce que nous n’épousons pas leur point de vue à la lettre.

Le seul avantage que l’on ait pu tirer du fait que le Premier Aouniste ait refusé de démissionner en promettant de sauver le pays, même si cela devait arriver le dernier jour de son règne, c’est que plus il persiste et plus il contribue à la fin du Aounisme, tout comme les apparitions des dirigeants aounistes qui ne trompent même plus les innocents qui aujourd’hui se tapent la tête contre le mur en disant : mais comment j’ai pu être assez bête pour croire au Aounisme !
Et ils sont nombreux.
En général le capitaine quitte le navire en dernier. Chez les Aounistes les nombreux capitaines quittent le navire en premier, avant qu’il ne s’écrase sur la falaise populaire.

À chaque fois que Bassil ou Alain ou Ghada ou Nicolas ou d’autres Aounistes ont ouvert la bouche télévisée pour élever la voix contre des drames ou des injustices dont ils sont la cause directe, ils ont perdu des voix électorales.

Pour combattre les Aounistes, il faut les laisser faire.
Ils sont leur meilleur ennemi.
Pour combattre le Hezb et l’Iran, nous devons rester unis dans le rejet, l’ostracisassion, la condamnation et la dénonciation à l’international de Hassan Nitrallah, de la main mise iranienne sur notre pays et de la milice du Hezb dont l’existence signe la disparition du Liban.

Il est temps de rebâtir un front comme Kornet Chahwan ou comme celui du Bristol.
Ne me critiquez pas dans les détails.
Tracez l’autoroute et on vous suivra.
Que nos dirigeants souverainistes prennent les devants et nous les suivrons.
Allez Farès Soueid, allez Achraf Rifi, allez Samir Geagea, allez les Gemayel, allez Tony Abi Najem, allez Makram Rabah, allez Khalil Helou, allez Toufic Hindi, allez Mona Fayad, allez Regina Kantara, allez Ahmad Fatfat, allez ceux du Futur qui remettent en cause leur erreurs, allez Roger Bejjani,…..allez tous nos grands souverainistes qui faites des apparitions sur MTV ou Al Hadath, allez les groupes souverainistes, allez tous ceux qui ont compris que le combat est d’abord celui contre l’occupant iranien et ses vecteurs au Liban.
Allez les milliers de noms que je ne connais pas ou que j’ai oubliés.
Chacun seul devant les médias, vous ne ferez rien.
Nous voulons une Conférence Nationale de toutes les forces souverainistes anti Hezb.
Immédiatement.

Issal Saleh

Crédit photo: Hassan Ammar

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