Le droit de vivre.

Tant que le Hezb@allah avait en face de lui, à partir de 2005, des députés du 14 mars désarmés, sans protection contre les actes terroristes car ayant foi en la démocratie électorale, sans être à l’épreuve des balles, effrayés et qui se réfugiaient dans des hôtels transformés en bunkers, qui se déguisaient pour sortir de chez eux de crainte de se faire descendre par les tueurs de Bachar ou de Nasr@allah qui les surveillaient pour les piéger, qui allaient délibérer à l’Assemblée nationale où ils étaient majoritaires sans savoir s’ils en reviendraient vivants…. tant que le 14 Mars était sur la défensive malgré sa grande victoire, le Hezb@allah était en terrain conquis d’avance.

Nasr@allah avait toute la latitude pour gérer ses alliances et imposer ses conditions.
Nous avions perdu la bataille avant de l’avoir commencée.

La voie démocratique était pavée de bonnes intentions mais la démocratie est une illusion lorsqu’elle se confronte à une alliance entre des gangs armés, une milice spécialisée en terrorisme international, une mafia affamée de pouvoir et de richesses faciles et une justice dirigée, dévoyée en faveur des armes illégales.

Nous ne faisions pas le poids et nous n’avions aucune chance de l’emporter, et cela malgré les victoires électorales.

Morts où sont vos victoires électorales ? (Pour plagier Saül l’apôtre).

Notre hantise de l’expérience terrible de la longue guerre civile a été un des éléments sensibles exploité par la milice iranienne.

Nous voulions éviter à tout prix de créer les conditions d’une reprise de la guerre civile, alors Nasr@allah nous menaçait systématiquement, à chacun de ses discours, pendant seize années, en nous affirmant que si nous ne nous pliions pas à ses volontés, nous « provoquerions » une nouvelle guerre civile.
Et ça a marché.

Il a coupé toutes les têtes qui dépassaient et juré qu’il tuerait tous ceux qui réclameraient ses armes.
Et ça a marché.

Il a fait trois guerres et coups d’Etat pour nous prouver qu’il était seul maître à bord.
Et ça a marché.

Il nous a ruinés, volés, dévalisés, dépossédés de tous nos biens pour nous dominer, nous soumettre, nous écraser.
Et ça a marché.

Il a pris tous les pouvoirs et s’est imposé comme le généralissime des milices principale et secondaire, de l’armée, des services de renseignement, de la Justice….pour annihiler toute velléité de résistance.
Et ça a marché.

Puis il nous ramène dans ses hottes de père Noël des médicaments et des hydrocarbures d’Iran, comme un nouveau roi mage débarqué d’Iran pour compenser ceux qu’ils a détournés.
Et il croit que ça va marcher.

Aujourd’hui il nous appâte par des élections qu’il va arranger à sa convenance, en coordination avec ses pions aounistes, sous la protection de ses armes.
Et ça ne va pas marcher.

Nous allons réagir.
Assez de « passivité militante »  dérisoire.
Assez de concessions démocratiques illusoires.
Assez de soumissions provisoires qui se terminent par des « lois dues aux antécédents », telles que la direction confessionnelle des SR ou la possession à vie par le tandem chiite du portefeuille de ministre des Finances d’un pays ruiné.

S’il y a des élections équitablement préparées, nous irons aux élections mais on ne le laissera pas en faire une mascarade.
Autrement dit : si l’on constate des irrégularités il faudra refuser massivement les résultats.
Il n’est plus question d’accepter des résultats biaisés comme lors des dernières élections.
Il faut imposer une surveillance onusienne au Sud et dans la Bekaa.
Et internationale partout.
Mais il faut impérativement réfléchir dès aujourd’hui au problème : Que faire par rapport aux élections, si elles ont lieu :

Truquées ? piège ? Pas d’élections sous les armes de la milice ? Faire un gouvernement de l’ombre ou un Directoire élu ? (idée de Antoine C. dans OLJ), Boycotter ? (Toufic Hindi, si j’ai bien compris), Pas d’élections sans surveillance sérieuse onusienne à chaque bureau de vote et récupération des urnes par la Finul ?….

La dissolution des milices de Taef n’a pas été appliquée pour tous : trois milices officielles sévissent au Liban, les trois qui ont eu une part active dans le coup d’Etat de 2008 qui mena au tiers de blocage de Doha : Amal, Hezb, PSNS.
Et c’est tout l’Etat qui est bloqué.

Nous avons le droit de nous défendre.
Pas d’attaquer. De nous défendre.
Les iPhone et les Samsung ne sont pas nos seules armes.

Issal Saleh

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