“L’esprit doit être pur”…Bechara Korban

« Un autre univers, avec moins de mal, serait qualifié par nous de meilleur, parce que nous raisonnons comme des douillets, que l’effort épouvante ». P. Teilhard De Chardin

 
On ne doit pas céder au mal. On ne l’étreint pas non plus. Lui résister est une épreuve de longue haleine, épuisante, mais qui a la particularité de rendre plus solides ceux et celles qui l’assument.

Qu’importe la réussite ou l’échec pourvu qu’on ne baisse pas les bras. Car le combat, de quelque nature qu’il soit, mené avec une foi irréductible et une volonté  sans cesse persévérante, affermit l’âme et compense largement les turpitudes de notre réel.  

Prendre le taureau par les cornes n’est peut-être pas donné à tout le monde. Par contre, ceux qui vont à l’assaut des moulins-à-vent sont légion et c’est une prédilection particulière à cette frange de notre société qui glorifie la nullité et l’incompétence dans toute leur splendeur, et qui s’épanche minablement dans une bigoterie des plus abjectes.  
Les épreuves par lesquelles le pays passe sont difficiles mais ne sont pas insurmontables. Il faut du souffle pour aborder ces tribulations: s’y attaquer en sprintant serait une erreur, malgré l’urgence, car on est en pleine course d’endurance l’enjeu étant fondamental à l’immuabilité des principes qui régissent notre identité Libanaise. Certes, on peut remettre en forme le corps, aiguiser l’esprit pour qu’il devienne plus lucide, mais l’âme est inaltérable et ne peut être bradée sous aucun prétexte.

C’est une épreuve qui va définir notre identité pour des générations à venir. La perdre serait catastrophique et ceux qui sont tentés d’abdiquer contre des gains sommaires ne sont que des scélérats et ne mériteront même pas le droit de se réfugier plus tard dans de beaux draps.

Les analyses, les études, les programmes, les critiques abondent: on y discute surtout de réformes, qu’elles soient politiques, économiques, ou sociales, une cascade d’opinions qui vont du plus sérieux au franchement loufoque (Notre Hector n’est pas unique, et un Aristote surgira bientôt pour nous admonester sur l’usage du gel douche ou de la lessive en poudre). Ces idées et projets sont accouchés quotidiennement par une kyrielle d’experts, techniciens, technocrates, politiciens, cicérons, rhétoriciens, économistes, et baratineurs en tout genre mais ne sont que de l’encre sur papier.

En fait, ce qui est réalisé est exactement le contraire à ce que nous aspirons, car régi par une volonté étrangère à la nôtre. Jetons un regard rapide autour de nous et nous constaterons que nous sommes devenus des parias, des réfugiés au sein même du pays qui nous appartient. Nous sommes vautrés dans la misère, nos horizons sont bouchés, nous nous sommes résignés à notre fatalité, et voilà que nous nous adaptons lentement mais surement au joug méprisable de la botte persane.  

Le problème de fond est simple : voulez-vous sauver ce qui reste du Liban, redorer son image, relever la tête et hisser fièrement son drapeau? Allons de l’avant, ne perdons plus du temps, sauf dans l’action unificatrice et constructive au sein de l’entité purement souveraine. Notre présent a été construit dans le passé. Édifions notre avenir maintenant, soigneusement, sans fléchir: « Je compte sur toi, et sur vous tous, l’esprit doit être très pur, très propre, très fort et très droit » s’est écrié Bachir Gemayel, un cri qui est toujours d’actualité pour affirmer ce qu’est assurément l’essence du vrai patriote.  

Ce que nous risquons de perdre est beaucoup plus précieux que ce que les agresseurs de notre nation vont gagner: Va-t-on les laisser faire?

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