Front de résistance à la dictature du Hez@llah, justice aouniste et feuille de route du Patriarche El Raï. Issal Saleh

Nous avons tous noté que le monde montre à nouveau un semblant d’intérêt à notre situation désastreuse.
Les USA et la France réapparaissent avec une autre approche à notre égard, comme s’il y avait un nouveau sentiment de respect envers nous après que le verdict populaire spontané et instinctif se soit abattu sur les envahisseurs des milices chiites sectaires en ce 14 Octobre 2021.

D’autre part l’Arabie et les pays du Golfe à l’unisson nous offrent à nouveau des déclarations de soutien au lieu de nous boycotter comme ils en avaient pris l’habitude ces quelques dernières années.
Pourquoi ?
Tout simplement car nous avons arrêté de pleurer sur notre sort et que nous nous sommes spontanément révoltés contre les milices qui voulaient rééditer leur coup du 7 mai à Tayouné et Aïn El Remmané.
Le monde a compris qu’il y avait un peuple prêt à défendre ses droits et non plus soumis et pleurnichard sur les malheurs qui lui tombent dessus à cause des partis iraniens au Liban du Hezb@llah et du Courant aouniste.

Avec une résistance populaire de quelques heures contre les milices qui nous écrasaient depuis 2005, nous avons, nous, peuple souverainiste, renversé la table et remis les compteurs à zéro.
Le zéro du début de la liberté et de la justice.

Quelles que soient les conséquences futures de cette brève et efficace résistance (100% libanaise), quels que soient les projets de déstabilisation ou revanchards que pourraient préparer le hezb@llah et son allié aouniste toujours à l’affût de mauvais coups pour asseoir leur domination, mise en échec cette-fois, elle a changé la vision du rapport de forces au Liban.
Il y a un peuple au Liban qui a montré à trois reprises ces derniers temps qu’il n’allait plus se laisser faire : une fois à travers la communauté druze, une fois par celle sunnite et la dernière fois par celle de Aïn EL Remmané.

Merci peuple de Aïn El Remayné.

Mais permettez-moi quelques remarques :

On a assisté à une inflation de critiques de compatriotes libanais souverainistes envers Mr Emmanuel Macron car il avait accepté de s’asseoir avec le Hezb@llah et d’ouvrir des canaux avec l’Iran.
Posons-nous une question très simple : Si E. Macron ne s’était pas assis en face de Mohamad Raad, le chef terroriste, et qu’il nous avait contactés en comité privé de souverainistes honorables, qu’aurions-nous fait de plus ?
Rien. Absolument rien.
Car nous n’avions aucune carte entre les mains, aucun pouvoir de décision ou d’innovation.
Seul le Hezb@llah a pouvoir de décision.
Nous ne pouvions demander à la France de combattre le Hezb@llah à notre place.
L’erreur de la diplomatie française est d’avoir voulu jouer à l’apaisement sans tenir compte que cela fait 16 ans que c’est le rôle que nous jouons et qu’il n’a mené à rien.
Mais d’autre part la France ne peut déclarer la guerre au Hezb@llah ou lancer la résistance au Hezb@llah.
La résistance c’est notre responsabilité.
Et jusqu’à ce jour, l’ONU refuse aussi ce rôle et ne cherche pas à mettre à exécution ses propres résolutions 1559 et autres, malgré la récente timide allusion de monsieur Guterres en ce sens.

Logiquement le président français pourrait ne pas avoir une haute estime envers ce peuple tellement confessionnalisé jusque dans ses gènes, tellement formaté au clientélisme sous la direction de mafieux ayant érigé la corruption en système militaro-politique, qu’il lui est devenu impossible d’adopter dans son ensemble des solutions saines pour se sortir du chaos.

Ne faudrait-il pas aussi se demander ce que doit penser le Président français de ces Libanais qui, malgré leur descente aux abîmes, n’ont pas été capables de pondre un « gouvernement de mission de huit ministres indépendants » pour sauver le pays ?
Et de monsieur Hariri qui a dès le départ donné le ton en acceptant les concessions qui brûlaient la proposition française ?

La France nous donne une feuille de route avec un futur gouvernement de mission pour relancer le sauvetage du Liban, et Hariri, comme toujours, tombe dans le premier piège du ministère des finances chiite pour l’éternité, ce qui fait sauter le concept de gouvernement de mission….
Et nous disons que monsieur Macron nous a trahis.
Et nous voulons que l’international nous prenne au sérieux.

Plus d’une année de blocage et aucune force locale libanaise n’a été capable d’empêcher la clique des dirigeants du Huit-mars de nous mener en bateau à nouveau en considérant que nous n’existons pas.
Quelle force éthérée de changement nous formons !

Alors sur qui doit s’appuyer monsieur Macron pour dire : le Hezb@llah n’est pas un interlocuteur ?
Pouvait-il sérieusement affirmer que nous, les collaborateurs d’une longue époque, étions les seuls interlocuteurs valables ?

Le plus désarmant c’est que depuis 2005 nous travaillons nous mêmes sans répit avec le Hezb@llah et formons des listes électorales communes en nous répartissant avec moult congratulations les portefeuilles ministériels, et de plus nous avons dans l’ensemble considéré trop souvent que ses armes étaient une affaire intérieure et que les puissances étrangères n’avaient pas à les mettre sur la balance des négociations ou aides internationales.

Et cela en pleine connaissance de cause que tous les assassinats sont supposés être l’œuvre du Hezb@llah et que la grande majorité de la corruption est une spécialité du triumvirat : Aounistes, Amal, Hezb@llah, largement comptabilisée et dévoilée depuis le 17 octobre 2019 suite à la révolte populaire.

De plus que doit penser Mr Macron du fait que, d’une part nous votons majoritairement pour Michel Aoun en 2016 et que, d’autre part, nous dénonçons Aoun et Nasr@llah devant les représentants français ?
Ils doit se dire : ces libanais souverainistes sont complètement schizophrènes !
Nous avons fait des erreurs.
Nous les avons assumées. Continuons dans cette lancée.
Ceux qui se sont focalisés et braqués sur le mauvais calcul stratégique de monsieur Geagea à travers l’alliance conditionnelle (oui, conditionnelle car il y avait une dizaine de points sur l’accord de Meerab que le menteur versatile Bassil a rejeté en plusieurs étapes au fur et à mesure que certains points remettaient en cause son hégémonie sans partage, comme ses maîtres du Hezb@llah avaient rejeté les accords de Baabda) avec le parti aouniste, ont plutôt une mauvaise mémoire car cela fait quinze années que tout le quatorze mars fait des erreurs tactiques et stratégiques dans ses accords et alliances et discussions avec le Huit-mars.
Ainsi le principal reproche que l’on peut faire à monsieur Geagea c’est d’avoir remis sa confiance entre les mains d’un duo aouniste de la pire espèce.

Mais nous n’en sommes plus là.
Geagea a reconnu son erreur.
Reconnaissons sa valeur et le rôle majeur qu’il a à jouer dans cette étape dangereuse de la lutte pour la liberté.
Nos ennemis l’ont bien reconnu puisqu’ils se sont coalisés avec la justice pour provoquer des incidents et essayer d’isoler leur principale contradiction, les Forces libanaises.

Alors peut-être que nous devrions nous en prendre à nous-mêmes car nous avons dressé des stratégies suicidaires depuis 2005 qui nous ont menés là où nous sommes.
Nous avons été en tant que quatorze mars le facteur de deux énormes victoires, celle du dégagement des forces syriennes en 2005 et celle du Tribunal international.
Mais depuis, en partie seulement à cause des assassinats répétitifs, nous nous sommes fourvoyés dans nos stratégies.

Ce n’est donc pas complètement la faute à Trump, ou la faute à Biden, ou la faute à Macron, en admettant le principe que chacun travaille pour soi.
Nous sommes les principaux responsables du chaos où notre « esprit de conciliation », notre manque d’agressivité contre une milice qui nous assassinait l’un après l’autre avec pour seul réaction de notre part des chants liturgiques dans les églises et des récitations d’Al Fatiha dans les mosquées ornées des portraits de ceux morts pour nous, et enfin notre notion d’un pacifisme qui ressemble beaucoup plus à de l’inconscience politique qu’à un désir de ne pas être responsables d’une hypothétique guerre civile qui de toute façon a décimé nos rangs, sans que l’on veuille s’avouer qu’elle était enclenchée depuis l’assassinat de Hariri.

Nous aurons au moins compris que ce n’est pas de l’extérieur que viendra le salut. Il doit d’abord être lancé de l’intérieur.

La paix c’est être assez fort et habile pour empêcher l’ennemi de faire la guerre.
Pas de se soumettre au dictat de l’ennemi iranien.

Au moment où les USA se désolidarisent de tous les peuples de la région et sortent leurs militaires de ces guerres infinies qui n’aboutissent à rien car personne dans les pays concernés n’est capable de prendre la relève tant les stigmates d’un demi-siècle de dictatures militaires ou d’islamisme effréné ont déformé les mentalités humaines pour les ramener à la période des tribus rivales qui se razziaient les unes les autres et qui aujourd’hui se battent pour le pouvoir, non pas pour le bien de leur pays, mais pour avoir accès à tous les financements et armements américains ou européens, ce qui est une forme moderne de l’époque des razzias, à ce moment il faut redéfinir notre champs de résistance et le cadre de celle-ci.

Nous voulons une résistance pacifique ?
C’est d’accord seulement dans la mesure où plus aucun assassinat prouvé ou non prouvé (puisque de toute façon le Hezb@llah est le principal profiteur de ces crimes) ne sera accepté.
La protestation populaire peut prendre dix formes différentes si c’est un front populaire qui mène la protestation contre les assassinats et non plus des groupes hétéroclites sans slogan unificateur.
Il faut définitivement éliminer le slogan « Tous veut dire tous » (Killone yaané killone) qui correspond parfaitement bien aux milices armées du Hezb@llah, de Amal et du PSNS, car leurs armes sont leur justice.

Plus aucune agression de quartiers ou attaque de groupes terroristes du tandem ne sera tolérée sans une réponse adéquate, pacifique si l’ennemi le permet.
Aïn El Remayné a donné l’exemple sans stratégie d’aucune sorte.
Encore une fois la vérité de la résistance est sortie spontanément des masses populaires.
Monsieur Geagea a bien défini une forme de résistance (reprise du mouvement du 17 octobre) dans le cas où le juge Bitar serait démis de ses responsabilités : Arrêt total du pays.

Dans cette ambiance délétère où tous les partis et groupes et personnalités politiques souverainistes préparent en principe les élections d’avril 2022 (?), nous assistons enfin à la préparation d’un Congrès National de Sauvetage organisé par un nouveau Front national ou par un nouveau n’importe quoi pourvu qu’ils aient enfin trouvé un terrain d’entente car il faut absolument se préparer à contrer tous les coups bas, les pièges ou même les éliminations physiques qui suivent en général les tentatives d’élimination politique que Bassil pratique avec diligence en focalisant les attaques sur son concurrent FL avec l’appui de ses maîtres iraniens.
Les dérives judiciaires contre Geagea et Bitar sont l’exemple même des complots du Huit-mars où tous les personnages douteux, à leur solde, qu’ils ont patiemment disposés dans les postes clés tout comme l’on dispose son artillerie avant de lancer la bataille, se réveillent tout à coup et sortent de terre comme des zombies.
Le Tribunal militaire en est un exemple frappant.
L’attaque contre Aïn El Remmané pourrait être un maillon de ce complot pour non seulement détourner la justice mais aussi pour détourner les élections qui inquiètent le hez@llah car sa raison de vivre aouniste serait en danger électoral.

L’initiative de la rencontre entre Camille Chamoun, les FL, Acharaf Rifi, les Kataëbs, des représentants de Sayidet El Jabal et de nombreuses autres personnalités où groupe, est exactement ce que nous attendions des responsables anciens ou nouveaux qui sont censés organiser notre résistance (Nous, la masse silencieuse).
Et qui sont sensés donner un contenu à cette résistance qu’ils préconisent tous aujourd’hui.
C’est avec une grande joie que nous avons constaté que les Kataebs par l’intermédiaire de leurs dirigeants (Sami et Nadim Gemayel, Sélim El Sayegh,..,) sont enclins à rejoindre ce front, tandis que Sami Gemayel a fait preuve d’une nouvelle retenue diplomatique envers Samir Geagea lors de la fameuse interview avec Marcel Ghanem.

Il était devenu dramatique de voir tous les souverainistes, partis politiques ou groupes engagés ou personnalités politiques indépendantes, se contenter seulement de dénoncer la main-mise du Hezb@llah sur le pays et la complicité des Aounistes dans cette forme moderne de razzia chiito-Irano-libanaise faite sur les tribus du Liban, sans donner une forme concrète à la résistance aux milices, de par leur dispersion en des clans antagonistes.

Souverainistes dirigeants, politiciens du premier rang, c’est votre rôle principal aujourd’hui.

Il est aujourd’hui plus nécessaire d’agir ensemble que de s’exprimer individuellement.
Vous devez devenir des organisateurs, des moteurs du regroupement, et pas chacun dans son parti ou dans son milieu restreint, mais vous avez la responsabilité de vous regrouper pour nous entraîner avec vous.
Un front élargi ou la fin du Liban.
Voilà où nous en sommes.
Vous avez ouvert la voie en lançant la résistance lors d’un premier congrès.
Trois millions de libanais vous attendent, armés de la feuille de route du Patriarche El Raï.

Nous faisons appel, nous la majorité silencieuse en colère, à vous tous, même à ceux non encore convaincus et qui continuent de refuser de participer à ce nouveau mouvement de résistance car ils ont des théories personnelles de stratégies de libération basées sur le contexte régional ou qu’ils privilégient les réformes économiques.

Oubliez vos rancunes, oubliez vos erreurs, faites les listes électorales qui vous conviennent, même indépendamment les uns des autres si cela vous permet de gagner en comptant vos voix, car le problème n’est pas seulement électoral.
Il est plus profond car vous savez tous que même une majorité parlementaire peut être forcée à se soumettre aux armes des milices.
La résistance sera aussi populaire ou ne sera pas.
C’est vous plus nous qui, ensemble, ferons taire les armes de Nasr@llah.
Nasr@llah devra réfléchir à dix fois avant d’oser rééditer un Aïn El Remayné.
À Aïn El Remayné le peuple libanais a pris son destin en main et ouvert la voie à la résistance extrême dans des conditions extrêmes imposées par les milices iraniennes.

Nasr@llah aura recours à toutes sortes de dérivatifs, violents ou pas, pour garder le pouvoir total et le partager avec ceux qui lui resteront soumis.

À vous de décider.
Il y a des politiciens, des journalistes dont le combat est journalier et des personnes qui ont des réticences personnelles anciennes envers Samir Geagea, mais aujourd’hui se dire contre les milices et ne pas entrer dans ce front revient à brasser du vent ou donner des coups d’épée dans l’eau.

Vous avez les capacités de l’organiser et des spécialistes pour le faire.
Vous avez une énorme responsabilité.

Il n’y a plus de limite à la duplicité, aux mensonges, aux démarches illégales et anticonstitutionnelles des représentants du huit mars.

Aucune discussion n’est possible avec tous leurs représentants, sans exception.

Après l’abandon brutal en Afghanistan de tout un peuple qui depuis vingt ans vivait sous la protection internationale, nous devons comprendre que nous ne sommes qu’une goutte d’eau dans un océan d’intérêts contradictoires, de politiques et de comportements égoïstes.

Nous formons depuis 2005 des gouvernements où nous siégeons à côté de ceux qui tiennent les armes des crimes qui ont décimé nos rangs…….
Et vous voulez que l’international nous prenne au sérieux ?

Nous avons porté Aoun à la présidence malgré tous les événements et évidences qui nous dictaient le contraire…..
Et vous voulez que l’international nous prenne au sérieux ?

Se soumettre à chaque fois, avec pour excuse que l’autre partie est armée, ça ne s’appelle plus de la Raison ou du Réalisme politique ou l’Amour de la vie contre l’amour de la mort.
Ça s’appelle de l’inconscience politique.

Vous nous dites : application des résolutions de l’ONU, 1559-1680-1701.
Mais l’ONU ne se battra pas pour nous.
Nous faisons des alliances électorales avec les milices et nous demandons à l’ONU de les désarmer.
Ça ne peut plus fonctionner.

Quant aux nombreux groupes issus de la révolte populaire, vous pouvez faire les alliances électorales qui vous conviennent, mais l’important est de rejoindre le front anti-milices iranienne et affiliés, si vous en avez saisi le caractère vital et que vous n’êtes plus dans l’utopisme des revendications économiques et sociales sous les armes du Hezb@llah, car c’est là que se situe le vrai combat pour la liberté.

Yallah, advienne que pourra.

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