Réflexions sur la nature de la société aouniste. Sandra Khawam

48 heures après les vœux infâmes du gendrillon je reste perplexe sur cette apparition surréelle sur nos écrans un 2 janvier 2022. Ce ne sont pas ses mensonges qui m’interpellent ni son arrogance , loin de là, des gendrillons il y en a partout et en quantité, mais bel et bien la persistance du phénomène aouniste et de ses mutations depuis 33 ans avec ses impardonnables dommages collatéraux.

Comment ,après tous leurs échecs et strictement aucun succès, comment après avoir trompé le monde entier, ruiné le pays, avoir pactisé avec le Mal , occasionné la perte et/ou le malheur de centaines de milliers de libanais, le gendrillon et ses acolytes osent-ils encore se prononcer sur la moindre affaire publique et jouir de leur quasi entière liberté ?

Comment après un mandat désastreux qui a mené le pays en enfer, trouverait-on encore un seul libanais à qui l’idée même de voter CPL ne le ferait pas rougir de honte ? Par quelle sorcellerie le phénomène est-il toujours opérant ?
L’argument de la bêtise à lui seul ne tient pas la route…

Et surtout comment ne pas reconnaître l’injustice faite aux FL depuis 30 ans, l’injustice faite à la mémoire de tous ceux qui sont tombés pour le pays, aux FL en particulier qui ont lutté contre le aounisme et qui ont payé de leur vie ou de leur liberté, quand une majorité l’acclamait au palais de Baabda et déposait ses richesses à ses mocassins noirs?

Comment les aounistes, ex aounistes peuvent-ils ne pas reconnaître leur faute, une faute historique faite à l’encontre du pays et des libanais? Comment des libanais qui aiment le Liban peuvent-ils ne pas rendre hommage aux héros de la véritable résistance, au parcours long et laborieux des FL et ne pas leur accorder leur voix?

Sans doute un mélange d’ignorance et d’orgueil mal placé…

“Le mauvais orgueil est de croire qu’on ne peut avoir tort, et c’est une faiblesse de n’oser reculer quand on fait fausse route” écrivait Fénelon. Or il nous arrive à tous de nous tromper, de ne pas prendre la bonne décision. Certes il est difficile de le reconnaître à cause de ce qu’on appelle le biais de complaisance qui consiste à se trouver constamment des excuses à soi-même, lorsqu’on se rend compte qu’on a tort et d’accuser toujours les autres… et le cas échéant la malchance, le destin etc.

Il est grand temps d’assumer ses erreurs et de réparer par la seule réparation possible aujourd’hui : en votant juste et utile.

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