Nomination Premier Ministre. Roger Bejjani



Le véritable test de la coalition parlementaire potentielle qui pourrait être perçue en tant que majorité est la nomination d’un premier ministre en dehors du cercle restreint.

Nommer une femme, une première dans les annales de la politique Libanaise sera excellemment bien perçue par le monde.

Une femme parfaitement anglophone et pourquoi pas trilingue très versée dans le monde des finances sera un atout majeure.

65 députés peuvent le faire et Aoun n’a pas le luxe constitutionnel lui permettant d’esquiver cette nomination.  

Le défi d’après serait un cabinet formé de très hauts calibres qui ne sont pas députés ou partisans. La le défi sera plus ardu vu que Aoun pourrait refuser de signer le décret de la formation de ce gouvernement de salut.

L’appel du 18 Juin, made in Lebanon. Issal Saleh

Hier 19/5/2022, Sami Gemayel a fait vibrer son auditoire à ciel ouvert, comme pour prendre le ciel à témoin, lorsqu’il a passionnément, avec l’intonation de voix de quelqu’un qui a trouvé la formule gagnante, fait appel à l’unité de tous les souverainistes autour de son bloc à lui.

Ça a soulevé des vagues de frissons sous ma vieille peau ridée qui n’avait connu ce sentiment depuis l’appel du 18 Juin 1941 de Charles de Gaulle.
Nous appuyons avec sincérité l’appel du 19 mai 2022 de monsieur Sami Gemayel et espérons de tout notre cœur, affaibli par les déceptions répétitives des grandes initiatives politiques au Liban, qu’il aura l’heureux dénouement de celui du non moins célèbre Général de Gaulle.

Aussi nous sommes prêts à suivre son panache blanc, à condition qu’il chevauche aux côtés de celui des Forces libanaises et de tous les souverainistes du Liban actuellement en danger de mort.

Mais c’est le temps de l’Union et du Pardon.
Alors que Sami nous pardonne nos égarements passés comme nous pardonnons ses égarements passés et présents.

Notre confessional commun sera l’Assemblée nationale. C’est là que l’on devra dire la vérité, celle qui va désormais porter les trois principaux partis de « l’opposition chrétienne », Forces libanaises, Kataeb et Ahrar, au devant du système du courant aouniste, parti chrétien de la soumission et de la corruption.

Devant l’ennemi commun, le Hezb, nous n’aurons qu’une seule voix modulée par les fréquences propres aux autres voix souverainistes.
Pensez à la sage physique de la lumière qui crée la plus efficace, la blanche, en unifiant toutes les couleurs de l’arc en ciel.

Nota Bene : Ô combien j’aurais aimé que ce cri de ralliement soit prononcé avant la campagne de dénigrement menée par le général Sami depuis le lancement de sa campagne électorale !
Oublions la passé, car le présent pend sur nos têtes et nos vies sont suspendues à la Kalachinkov de Nasr.allah.

La Victoire dans le vide. Roger Bejjani

 

Avec plus de 70 députés élus sur 128, y inclus ses vassaux, feu Suliemani avait bien annoncé la victoire de l’Iran aux élections législatives en 2018.  Usant de la même logique, Hezb@llah en 2022 avec ses 60 députés sur 128, y inclus ses vassaux, a sans aucun doute été défait le 15 Mai, 2022.

 

Les chiffres du vote populaire aussi bien que le nombre de députés élus à travers une loi vicieusement hybride, sont clairs. Défendre cette réalité devant les négationnistes serait enfantin et une perte de temps.

 

Toutefois si le perdant, Hezb@llah et ses vassaux, furent identifiés, les victorieux ne sont toujours pas absolus. Sans aucun doute le parti des Forces Libanaises a avancé avec une croissance de 30% (18/19 au lieu des 14) en nombre de parlementaires additionnels, les Kataeb 33% (4 au lieu des 3), Amal et Hezb@llah sont restés statiques avec un monopole absolu sur la totalité d’un quota Chiite au parlement. Idem pour le PSP qui a préservé ses 9 sieges.

 

Les changements furent observés (a) chez les Aounistes qui ont régressé d’au moins 25%,(b) les enfants chéris de la Syrie d’Assad (Arslan, Ferzli, Karame, Hardan, Saade et meme le second Marada de Zghorta) furent éradiqués, en partie grâce aux nouvelles figures du Hirak du 17 Octobre 2019 et enfin (c) les Sunnites qui en l’absence de Mustaqbal se sont éclatés en plusieurs particules dont le gros fut partagé entre les souverainistes et les hirakis, laissant une petite parties aux vassaux de Hezb@llah.  

 

Contrairement aux élections législatives des États Unis ou celles du Royaume Unis ou deux grands partis résument les hémicycles respectifs, donnant lieu à d’une part une majorité et de l’autre une minorité, toutes les deux clairement définies, au Liban tout comme en Israël et probablement comme en France aux prochaines élections, notre parlement est formé de plusieurs minorités sans majorité claire. Les coalitions parlementaires sont donc une évidence et une nécessité et non pas un caprice. D’une manière simpliste, si les groupements de parlementaires qui ont affichés durant leurs campagnes respectives un certain antagonisme envers le plan Hezb@llah  à différents niveaux, s’unissent au sein d’une coalition parlementaire soudée mais à laquelle manquerait cruellement une participation Chiite, ils seraient capables de choisir le premier ministre ainsi que le gouvernement sans pour autant être capable d’obliger le violeur de la constitution Libanaise, le Président actuel, de signer le décret de la formation du gouvernement.

 

Les compromis et entendements sont essentiels dans des régimes parlementaires ou le parlement est formé de plusieurs minorités. Que serait-ce quand ses minorités sont aussi sectaires ? le slogan « lan noussawem » ou « pas de compromis » est étrange aux régimes parlementaires. Il est soit naïf soit idiot soit les deux.

 

Afin que la victoire « provisionnelle » contre Hezb soit confirmée et ne se transforme pas en une victoire dans le vide, ou une victoire ou une victoire à la Pyrrhus, les 68 députés et à leur tête le plus grand groupement de cette majorité toujours « provisionnelle », les FL, devraient faire preuve de maturité et responsabilité politiques et construire le plan suivant 

 

1.     Prendre contact immédiatement avec Nabih Berri et arrêter la bêtise généralisée.

2.     Se mettre d’accord avec Berri sur les points suivants :

(a)   Une premier ministre femme experte dans les affaires économiques et financières (Raya el Hassan ou Sara el Yafi) qui serait très bien perçue par le monde extérieur.  

(b)  Se mettre d’accord sur un gouvernement d’experts hauts calibres (à l’image de Camille Abou Sleiman, Saleh el Machnouk, Asaad Nakad etc…).

(c)   Se mettre d’accord sur un Président de la République comparable à la personnalité de Elias Sarkis.

(d)  Se mettre d’accord sur un calendrier quant à la continuation de l’application de l’accord de Taef (déconfessionnalisation et décentralisation).

(e)   Arrêter le Don Quichotisme quant à l’élection de Berri ou pas à la Présidence du Parlement.

 

Un accord national avec Berri est possible aujourd’hui et c’est le seul moyen qui nous permettrait de clamer victoire et pourrait mettre le pays sur les bons rails du recouvrement. 

UN DILEMME À TRANCHER

(1) Si les partis des milices illégales avaient obtenu la majorité, nous n’aurions pas accepté de rentrer dans leur nouveau gouvernement. 
Car cela aurait définitivement éloigné tous ceux qui ont voté pour nous contre leurs armes. Saad l’a bien compris à ses dépends.
Et les milices auraient gouverné comme si de rien n’était, sans état d’âme. Sans même tenir compte du fait que cela ferait se perdurer la démission des États amis de nos problèmes financiers et économiques.
C’est le dernier des soucis du Hezb.ollah, et même, comme nous le savons tous, c’est l’effet recherché.

Le Hezb.ollah nous supplierait d’entrer dans un gouvernement commun pour être sûr que les changements ne puissent nous sortir de la crise où il nous a fait chuter avec l’aide de ses affiliés chiites et maronites.
Toutes les décisions salvatrices seraient bloquées comme celles du traffic, des ordures, des frontières, de l’électricité…. Le tiers de blocage a été inventé dans ce but.
Comme cela est arrivé à plusieurs reprises.
Car la faim appauvrit les cœurs et les esprits.

(2) Nous avons remporté les élections. Alors avec la nouvelle majorité parlementaire nous avons le droit de faire notre gouvernement majoritaire sans faire entrer les loups dans la bergerie.
Accepter de reproduire les « gouvernements fiasco » précédents, c’est perdre les élections gagnées.
Seulement le Hezb.ollah n’a pas travaillé d’arrache pied pendant 40 laborieuses et sanglantes années pour en arriver là.

Qui tient la bourse, tient le pouvoir.
Qui tient la justice et la liberté tient le peuple.
Qui tient le peuple tient la nouvelle future république islamiste chiite.
Le Hezb.ollah ne lâchera rien. Absolument rien.
Il nous promet d’être comprehensif comme il l’avait promis en 2005, la veille de juillet, puis en 2009 après le coup d’état de mai 2008, avec les accords de Doha, puis avec les accords de Baabda….

Par essence le Hezb.ollah ment comme il tue.
C’est sa raison d’être, sa raison de survie.

DONC LA SOLUTION EST LIMPIDE ET SIMPLE :

•••Accepter un Gouvernement d’Union nationale, c’est se suicider politiquement à jamais.

•••Refuser un Gouvernement d’Union nationale, c’est être suicidé façon crimes parfaits sans traces, sans preuves matérielles, sans dossiers d’enquêtes, sans justice réparatrice, comme depuis 2005 mis à part Rafic Hariri. Bref suicide style experts du Hezb.ollah.

Le choix est difficile. Mais le second reste plus honorable.

Vous me diriez : Et si on se défendait ?
Bonne question.

Issal Saleh

UN FRONT UNI OU LA MORT. ISSAL SALEH

Aounistes ou Hezb, la bêtise devient une valeur politique.
Hassan Nasr.allah et les voix de leur maître, Mohamad Raad et Naïm Kassem, crient sous tous les toits que tous ceux qui s’opposent au projet iranien au Liban sont manipulés par les Israéliens.
Raad a encore sorti ce lapin de son vieux chapeau pour donner la feuille de route des prochains gouvernements et parlements d’après les résultats du 15 mai 2022, alors que Nasr.allah en a tout une cage (à lapins) sous son turban, et se prépare à des déclarations non moins évocatrices dans les prochaines semaines.
Admettons.
D’autre part, tous les pro-Syro-iraniens, dont évidemment le Hezb@llah, expliquent que seule Israël est responsable des assassinats politiques au Liban depuis 2005. Imaginez-vous que c’est aussi une affirmation télévisée de Jade Ghosn, comme quoi le changement peut attendre…. Cela avait commencé avec la fameuse déclaration du père des guignols présidentiels, Émile Lahoud, qui accusait leur meilleur des ennemis, Israël, d’avoir envoyé un missile sur le convoi de Hariri. Ce n’était pas encore un drône turc qui fait aujourd’hui des merveilles en Ukraine, mais, pour ce qui allait devenir le huit mars, c’était un premier exploit qui a modifié l’histoire du Liban et a retourné le rapport des forces en leur faveur pour 40 ans jusqu’aux dernières élections de 2022.
Ainsi l’assassinat qui aurait consacré la domination des syro-iraniens au Liban aurait été fomenté par Israël. Ainsi Israël travaillerait depuis 2005 contre ses agents au Liban, c’est à dire contre nous-mêmes !
Alors qui est l’allié secret d’Israël ?
Tous les assassinats depuis 2005 seraient l’œuvre de l’ennemi israélien, et tous les assassinats sont en faveur des pro syro-iraniens, et évidement en notre défaveur puisque nous en sommes les victimes, et nous serions les agents d’Israël ?

Un point commun à tous les fascismes et les régimes autoritaires dans le monde est bien la déformation de la réalité évidente : la folie mensongère de Poutine sur les événements en Ukraine est équivalente, toute proportion gardée, à celle de Bachar sur ses crimes massifs de guerre ou encore Bassil sur ses réalisations fictives durant le mandat le plus raté de l’histoire du Liban, ou même sur Aoun sur les grandes réformes en voie de réalisations dans les derniers jours de son mandat qui sont aussi les derniers jours de l’agonie de notre pays, ou enfin des victoires politiques ou économiques ou encore militaires du Hezb@llah et de son pitoyable pendant berriste qui mèneraient le Liban au rang des nations sauvées par leur alignement en garde à vous sur l’axe théocratique du chiisme iranien qui a déjà prouvé sa valeur en Irak, en Syrie, au Yémen et à Gaza.

Le Aounisme est la dernière étape de la chrétienté bafouée, dénaturée, viciée, dévalorisée par sa soumission à un islamisme chiite fascisant.
Après cela, la chrétienté au Liban ne peut que s’en porter mieux, mais pour cela il faudrait que les libanais, chrétiens et sunnites et chiites, finissent par comprendre, à force de malheurs, de scandales et de défaites, qu’il est temps de retrouver le peuple libanais authentique, toutes confessions confondues.
Le mouvement a été amorcé en ce 15 mai 2022.
Mais le chemin est long.
Car le Hezb@llah a plus d’un assassinat dans son turban.
Cela ne s’arrêtera que lorsque Nasr@llah et sa bande de voyous comprendront que la volonté du peuple est plus dangereuse que celle de leurs armes.

Pour toutes ces raisons, je demande solennellement (je ne suis personne, juste un citoyen comme des millions d’autres, mais je demande quand même) à tous ceux qui prétendent combattre dans le camp souverainiste, contre la milice du Hezb@llah, de dépasser leurs vieilles rancœurs, et, puisque chaque parti a pu apprécier sa représentativité par ces dernières élections, de mettre toutes leurs forces dans le vrai combat contre le vrai ennemi, le Hezb@llah.
Aussi je pense que très nombreux sont ceux qui ont relevé l’animosité permanente et répétitive de Sami Gemayel envers les Forces libanaises et aussi l’ambiguïté inquiétante de Selim Sayegh lors de l’entretien de groupe le 16 pu 17 mai avec Marcel Ghanem, lorsque Mr Sayegh a fui les réponses à des questions claires concernant la formation d’un front parlementaire entre les FL, les Kataeb et les nouveaux députés en principe contre la milice iranienne.
Je suis inquiet de constater que Selim Sayegh fut aussi fuyant que Melhem Khalaf sur ce sujet.
Peut-être avait-il la crainte de déplaire à Paula Yakoubian et à Melhem sur ce sujet car les déclarations lors de vidéos de ces deux élus ne laissaient aucun doute quant à leur faiblesse pour Hassan Nasr@llah.
Le parti des Kataeb a le devoir d’être absolument clair sur le sujet de l’union des forces anti-iraniennes, et aussi le devoir de considérer les autres forces souverainistes, non pas comme des concurrents mais comme des associés dans un même front.

Enfin, en ce qui concerne la « feuille de route » que le président sortant promet de nous offrir avant son départ, départ tant attendu par tous les souverainistes et tous les partisans de la neutralité du Liban, nous le remercions en avance pour cet effort gigantesque qu’il promet de faire pour compenser toutes les promesses non tenues de 2016 à 2022, mais nous ne comprenons pas pourquoi cet accès de générosité alors qu’il a lui-même dérapé de toutes les routes empruntées, qu’il a été éjecté par une force centrifuge imparable à chaque tournant qu’il a voulu prendre, cette force ayant pour moteur les conseils d’un Jreyssati qui n’avait mis aucune ceinture de sécurité ou par un Bassil qui a cru qu’il avait obtenu des actions au capital garanti dans le Liban de Nasr@llah, alors que les capitaux des Libanais qu’il prétendait défendre étaient non garantis, à moins de se réinvestir dans le nouveau système bancaire de Qard El Hassan de Hassan Nasr@llah. C’est ce que de mauvaises langues comme la mienne appellent la BANQUE HASSANEIN.

— Nasr@llah a fait exploser le pays dans tout ce qui le composent : HAJAR WA BACHAR, selon le fameux cliché libanais (pierre et peuple).
— Bassil et ses ramasse-miettes ont utilisé la harpe de Néron pour admirer l’incendie et imaginer des plans de reconstruction sous l’emprise iranienne. Néron se croyait un grand artiste. Un glaive dans l’estomac a mis fin à sa carrière de musicien sanguinaire. Bassil se prend pour un grand financier capable de « diriger un pays sans budget » ou d’éclairer 10.452 km2 sans électricité.
— Aoun en chef, n’ayant pu suivre une feuille de route de son vivant, nous propose une feuille de route testamentaire, pour ne pas nous laisser sur l’impression qu’il n’a rien accompli.

Aussi, messieurs Sayegh et S. Gemayel, faites de toute votre énergie et de tout vos cœurs combattifs, une alliance inébranlable avec les FL, Achraf Rifi, les Chamoun, les députés indépendants réellement anti milices, Farés Souaid, tous les groupes et fronts déjà existants et…..afin de pouvoir montrer au Hezb@llah que ses menaces ne peuvent vaincre un peuple uni.
Les Melhem Khalaf, les Paula Yakoubian, les Jade Ghosn, les Charbel Nahas, sont des sympathisants du Hezb@llah comme le dévoilent leurs interviews à chaque fois que la question fatidique est posée : quelle est votre position vis-à-vis des armes illégales ?
Ils bafouillent, regardent à droite puis à gauche puis tombent dans le concubinage nécessaire avec les armes.
Même notre grand Nawaf Salam n’a pu réussir à cet examen : la résistance (du Hezb@llah) est nécessaire.
Pas la liberté ou l’indépendance ou encore la neutralité.
En ce qui concerne Cynthia Zarazir, elle a fortement recommandé le « génocide des syriens, quoi qu’il en coûte ». Je l’ai apéros c’est matin par un post de Roger Bejjani.
On peut faire des erreurs dans son histoire politique. Tout le monde en fait et corrige par la suite.
MAIS dire une phrase pareille avec le mot qui horripile jusqu’à ces jours le monde entier au souvenir des deux principaux Génocides du siècle dernier (Juifs et Arméniens), ne peut être considéré comme une erreur, mais comme une monstruosité qui collera à la peau, certainement bronzée à la température des plages libanaises, de Cynthia Zarazir.
Cette phrase est d’une monstruosité inégalée. Même Poutine s’évertue à rayer le mot Génocide de sa folie ukrainienne.
Erdogan enferme dans des cellules hermétiques tout citoyen turc qui ose prononcer le mot de Génocide.
La Zarazir plonge sa cruauté et son inculture dans les relents de l’histoire de l’humanité la plus sombre.
Et ça s’appelle société civile du changement.

Il y a du travail sérieux à entreprendre, et le plus sérieux est de se focaliser sur le turban du Sayed qui prépare de mauvais coups à venir pour faire taire la voix populaire.

Issal Saleh

Des Racines du Cèdre. Bechara Korban



Ni jaune,
Ni vert,
Ni orange,
Le gris, n’en parlons pas..

Nous sommes à la croisée des chemins, et nous devons faire un choix: hésiter, temporiser, analyser, délibérer, polémiquer, ne sert plus à rien, sinon à engourdir l’incontestable fibre patriotique, souveraine et libre qui est enfouie en nous.
Réanimons cette flamme, il suffit d’une étincelle de lucidité pour comprendre que l’esprit de l’authentique résistance Libanaise est instinctif, un réflexe de survie: refouler cet instinct légitime sous quelque prétexte que ce soit pousse à la frustration, puis assurément à la déliquescence.

Ne méprisons pas l’opportunité de voter le 15 Mai, pour un confort temporaire. Il suffit de faire un pas pour sortir de l’apathie qui nous accable.

Nous nous devons cet esprit de résistance pour préserver notre identité et dénoncer cette autre « résistance » qui ne manque pas une opportunité pour la bafouer.

La Force Libanaise, traduite au singulier, n’est ni éphémère ni partisane, mais plutôt celle qui confirme en chacun de nous la fidélité indéniable et coriace à nos racines. Ces deux mots résument le tout: unis, nous serons encore plus indéracinables.

Votons Forces Libanaises, le seul parti qui arbore fièrement sur son drapeau l’éternel cèdre, sentinelle de notre Liban.

Pour voir le bout du tunnel, nous devons commencer par le creuser de nos propres mains. Issal Saleh

Le texte (cité plus loin), où Wikileaks divulgue la théorie de Monsieur Aoun concernant le rôle des sunnites au Liban et dans la région, prouve bien que l’alliance avec le Hzbollah et l’Iran n’est pas seulement une alliance opportuniste faite par le CPL pour accéder à des miettes du pouvoir, mais bien une alliance stratégique où est remise en jeu le caractère socio-politique du Liban et explique toutes les orientations prises depuis la signature du traité de dhimmitude au Hzbollah, l’accord de Mar Mikhael.
C’est un traité fait sous la conviction d’une sous-secte maronite, le CPL, que son avenir n’est plus lié à ses forces propres et à son intégration harmonieuse au sein de la « famille communautaire » libanaise, comme cela est le cas depuis un siècle, mais dans l’intégration dans une communauté guerrière au sein d’une nouvelle famille prenant ses racines en Iran.
Ce que Cyrus et Darius n’ont pu obtenir, ce que les sultans ottomans n’ont su conserver, Michel Aoun Ier l’a réussi avec brio : Nous sommes actuellement devenus une province iranienne avec le sous-chef-Wilayet-el-Fakih, Hassan Nasr.allah, comme responsable régional.
Ce fut un long travail de patience et de crimes entrepris par le Hzbollah depuis 1982-83, qui, à force non seulement de crimes politiques mais aussi de crimes économiques, est arrivé à changer le visage du Liban et sa relation avec le monde arabe et occidental.
L’accord de Mar Mikhael est le feu vert donné par Aoun à Nasr.allah pour commencer à entreprendre l’isolement du Liban du monde arabe.
Nasr.allah, contre toute logique économique ou de stratégie migratoire (400.000 Libanais travaillent dans les pays du Golf) a alors commencé son entreprise de destruction des liens d’avec le monde arabe et d’intégration dans le nouveau système iranien.
Ensuite les hôpitaux, les universités, les banques, les secteurs énergétiques, le secteur hôtelier et touristique….tout y est passé. Tout ce qui faisait la force du Liban a été siphonné par les ventouses parasitaires iraniennes.

Et avec cela les Aounistes et les Iranistes voudraient qu’après Aoun Ier, l’on élise Bassil IIème pour reprendre le flambeau de l’intégration iranienne.
Ils ont l’arrogance de vouloir asseoir Bassil sur le trône pour gouverner un pays détruit par le parti de Bassil.
Et leurs discours électoraux s’adressent à des inconscients qui claquent des mains devant les foutaises des chefs du CPL ou les mensonges grossiers et sans imagination des chefs du Hzbollah.

Et après cela, après quarante années de défaites, il y a encore des Libanais qui disent qu’ils accepteraient n’importe quelle soumission supplémentaire si cela devait éviter une hypothétique guerre civile.
Le Hzbollah s’en donne à cœur joie car il a compris qu’en nous menaçant de guerre civile à chaque occasion, même mineure, il nous garderait dans la crainte de nous défendre.
Et l’on voit les membres victorieux et arrogants du bureau politique du Hzbollah faire des déclarations du style :
— Si vous voulez de l’électricité 24/24, vous aurez la guerre civile.
— Si vous voulez la paix, vous aurez la guerre civile.
— Si vous voulez le Liban neutre, libre et indépendant, vous aurez la guerre civile.
Si vous touchez à mes armes, ou à mon réseau de télécommunications ou à ma domination sur le port ou l’aéroport, alors vous aurez la guerre civile.
— Si vous voulez la vérité sur l’explosion du 4 août, vous aurez la guerre civile…..
….ect…

Tous les incultes ou ratés ou terroristes du Hezbollah, ayant percé au Liban dans la violence et le mensonge, les Mohamad Raad, les Naïm Kassem, les Hassan Fadlallah, les Moussawi….ont cru à la justice des armes et des voitures piégées et se donnent à fond sur les tribunes de la banlieue sud ou de Baalbek ou encore de Tyr-Nabatiyé en dénonciateurs des « traîtres » et en exterminateurs des « gens des ambassades » ou des sionistes liés à Tel-Aviv.

Et nous avons eu des mini guerres civiles, la soumission, la ruine et le chaos.
Même Churchill aurait été surpris.

Ne pouvant confisquer seuls les armes du Hzbollah, ne pouvant entraîner les instances internationales à appliquer leurs résolutions 1559, 1701 et 1680, ne pouvant convaincre la base de masse chiite du Hzbollah que ce dernier les amène irrémédiablement à leur perte à travers la perte de notre pays à tous, ne pouvant obtenir dans un « délai raisonnable » la majorité des deux tiers au Parlement pour pouvoir efficacement procéder aux changements constitutionnels nécessaires pour réouvrir la voie naturelle de la neutralité et de l’indépendance de notre pays car les armes du Hzbollah ne le permettraient pas, il ne nous laisseront pas d’autre choix que celui de nous libérer de leurs armes dans les régions qui accepteront de se mobiliser, avec l’appui de l’armée lorsque celle-ci aura compris que le Hzbollah l’entraîne elle aussi à sa perte, pour retrouver notre liberté confisquée, nos biens volés et notre justice bafouée.
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Voici un extrait du texte de Ziad Itani-pour Asass Media (Lu chez Le Courier du Cèdre)

” Les sunnites sont des animaux, ce sont des etrangers sans racines qui aiment l’argent et extremistes” avait dit Michel Aoun président de la République Libanaise en faisant allusion à la communaute sunnite. Wikileeks a divulgué ces propos au cours d’un entretien entre l’ancien ambassadeur americain Jeffrey Feltman et l’ancien ministre de la justice Mr Charles Rizk. Au cours de cet entretien Mr Rizk mentionne avoir eu ,au cours du mois d’août 2007, une discussion à caractère assez raciste de la part de M. Aoun concernant la communaute sunnite. M .Aoun avait spécifié que l’alliance maronite/chiite était le seul rempart contre le danger sunnite en ajoutant que les pourparlers USA/Iran garantissaient la sécurité chiites/chrétiens, l’entente avec les Alaouites étant une soupape de sécurité pour le Liban face au danger sunnite et que la syrie ne devait pas tomber aux mains des sunnites car cela sonnerait le glas des chrétiens dans toute la region.
Une question s’impose à ce sujet: pourquoi cette haine morbide de M. Aoun à l’encontre des sunnites? la question n’a rien de rébarbatif ou confessionnel mais vise à comprendre pourquoi ce rejet de la communauté sunnite, elle qui est fondatrice de l’Etat libanais au même titre que la communauté chrétienne… »

Selection darwinienne

Ce qui est valable au niveau individuel l’est aussi au niveau collectif. Un pays est un organisme vivant comme l’est un individu et fonctionne  selon les mêmes principes.Lorsque sur des dizaines d’années ( au moins ) , l’histoire est marquée par autant d’échecs, on peut se poser la question si le peuple en question est apte à la survie ou s’il n’est pas finalement voué à disparaître ou placé sous domination d’une quelconque puissance étrangère.


A 1 mois des législatives, on peut dire que s’il existe encore une personne qui est prête à voter par conviction pour le CPL, Hezb & Co ou pire toute une collectivité capable de voter pour leurs listes , c’est qu’elle n’est pas apte à la survie.
Malgré un incompétence évidente à tous les niveaux et une corruption sans limite, dans tous les dossiers traités, certaines personnes iront voter “bil rouh bil dam” ( dans l’âme et le sang) pour les responsables de leur misère.
Ce vote est un vote existentiel, les résultats détermineront si le Liban peut survivre ou s’il est voué à disparaître et devenir une province iranienne. C’est mathematique et c’est l’ineluctable loi de la vie.

Nous tenons notre destin entre nos mains.
Même si dans certains bureaux il y aura des fraudes , si nous votons massivement et votons utile surtout , ils seront moins nombreux dans le prochain parlement et nous aurons fait un premier pas, mais un pas décisif, vers la libération.

Sandra Khawam

UI / UX : un citoyen pose des questions à «Tahélof Watani» en 2026.

Messieurs les députés(es) de la société civile, j’aimerais tout d’abord vous féliciter pour avoir remporté haut la main, il y a quatre ans la nouvelle majorité parlementaire formée de nouvelle figures activistes, artistes et blogueurs qui avez tant laissé parler de vous aux dernières élections, vous avez fait les couvertures de la presse occidentale, des célébrités, pas mal…. Nous sommes en 2026 et en tant que citoyen, j’ai quelques questions à vous poser concernant vos exploits.

Où étaient vos responsabilités lorsque vous avez retiré la candidature de Wassef el-Haraki de la course à la présidence du parlement sous la menace du député du Hezbollah et avez voté papier blanc ce qui a fait re-élire Nabih Berri !??
Pourquoi avez-vous stigmatisé les habitants de notre quartier qui se sont défendus contre les dobermans du tandem chiite lorsque vos députés ont annoncé la candidature du chef au parlement ?!?!? et vous avez seulement stigmatisé les jeunes de notre quartier en les traitant de miliciens, et le pire, vous avez retiré la candidature de Wassef el Haraki !!!!!
Pourquoi avez-vous retiré notre candidat à la présidence de la république et vous avez permis à l’opposition de faire élire Sleiman Frangieh que vous avez fait passer comme candidat ayant obtenu le plus de voix ?!?
Pourquoi vous vous êtes opposés à participer au gouvernement , ce qui a permis par défaut une formation d’un gouvernement pro/Kezbollah.
Pourquoi vous vous êtes pliés à la troika gouvernementale : peuple, armée et résistance?!?!

Qu’avez-vous à dire aux libanais qui se sont faits expulsés des pays du Golfe suite aux traffics de Captagon ?!? On n’a pas vu un seul député, pas même Charbel Nahas dénoncer les propos du ministre des AE libanaises!
Quand le député du Kezbollah a menacé de mort son collègue pendant qu’il questionnait le gouvernement à propos d’annuler la musique Rock au Liban, pourquoi ce dernier a t-il démissionné du parlement et est allé se réfugier en France !?!?
Qu’en est-il de la contrebande vers la Syrie ? pourquoi vous le député X avez-vous qualifié ceci comme étant un dossier «éklimé» et qu’on ne pouvait rien faire…

Qu’en est-il de nos voix ?!?!?!? Qu’avez-vous fait ?!?!?!?!? vous n’aviez fait que voter BLANC pendant quatre ans. Vous avez transformé le Liban en terre d’accueil et aujourd’hui notre pays fait la page couverture des ONG et des pubs pour UNICEF !

Anonyme

Les mauvais calculs de Mohamad Raad. Issal Saleh

(A) Mohamad Raad, tu nous accuses de vouloir gagner la majorité parlementaire pour modifier la Constitution ! Faut-il te rappeler que nous n’avons pas cent mille tueurs pour ce faire ? Toi, sans majorité tu modifies le pays en entier.
Notre but est de gagner les élections pour appliquer la Constitution.

(B) Mohamad Raad, tu dis craindre que l’on fasse un plan de paix avec Israël ? Mais l’Egypte, la Jordanie, le Maroc, le Bahreïn, le Qatar, le Soudan et les Emirats Arabes Unis l’ont fait. Donc plus rien ne nous empêche de le faire puisqu’on est les derniers étant donné que l’Irak et la Syrie sont sous la domination des milices iraniennes.

(C) Mohamad Raad crève de peur de tout plan de paix, à l’image de la réunion qui vient d’avoir lieu entre des pays arabes, les USA et Israël. Car la paix signifierait que ses armes sont devenues inutiles. Raad entretient l’insécurité pour conserver ses armes.

(D) Nous affirmions : nous serons
les derniers à signer la paix avec Israël. Eh bien, nous sommes les derniers justement. Dans l’accord de paix nous dirons : Deux peuples, deux États en Palestine- Résolutions 1701 et 1559 au Liban appliquées sous supervision ONU- Frontières terrestres et maritimes sous garanties internationales. Israël laisse les fermes de Chebaa sous la tutelle de la FINUL. Israël rend au Liban tous les territoires libanais occupés.

(E) Mohamad Raad est affolé ! Voyant que Bachar fait des réunions avec les Emirats, qui ont d’autre part accueilli les pays arabes, Israël et USA, Raad donne un coup de pied dans la ruche grâce à son allié du Hamas jeté dans la bataille du terrorisme.