Chaque Goliath trouvera un jour son David. Oz Zahran

Des missiles non identifiés ont touché l’enclos du réacteur iranien.
D’après des sources rapprochées de MBS, le coup a été douloureux, ce qui leur a causé panique et confusion. Il semblerait que des bâtiments ont été touchés. Désormais, le trafic aérien est erratique dans le ciel de Téhéran. Il semble que la frappe ait fait des dégâts catastrophiques.
L’installation nucléaire iranienne de Natanz est attaquée aujourd’hui après une pause, est-ce un message aux Iraniens qu’ils doivent arrêter leur cirque dans les pourparlers de Vienne ?
Les frappes répétées Saoudiennes contre les subordonnés iraniens dans la région, ces jours-ci, sont aussi un message aux parties de Vienne qu’il n’y a pas de stabilité dans la région sans trouver une solution à la propagation des milices.
Une seule frappe aérienne en quelques minutes suffit à mettre en péril le réacteur nucléaire Iranien, qui a pris des années à construire et qui a coûtée des centaines de milliards.
Chaque Goliath trouvera un jour son David, à bon entendeur salut, le syndrome de Stockholm a assez duré au pays des cèdres, le bon Dieu dit : ‘’lève-toi pourque je puisse t’aider.’’

La déclaration franco-saoudienne sur la visite de Macron



• Les deux parties ont souligné la nécessité pour le gouvernement libanais de mener des réformes globales, en particulier l’adhésion à l’Accord de Taëf.

• Les réformes au Liban devraient inclure les secteurs de la finance, de l’énergie, de la lutte contre la corruption et du contrôle des frontières.

• Souligner l’importance de parvenir à un règlement du conflit palestino-israélien conformément à la solution à deux États.

• Appel à la fin de la politique de colonisation israélienne qui menace la solution à deux États.

• L’Arabie saoudite et la France expriment leur inquiétude face au développement du programme nucléaire iranien, au manque de coopération et de transparence.

• Accord pour contrer l’utilisation et le transfert des drones et missiles iraniens.

• Soutenir les efforts de l’envoyé de l’ONU au Yémen pour parvenir à une solution politique globale à la crise’

• Souligner la nécessité pour le gouvernement libanais de mener des réformes globales.

• La nécessité de confiner les armes à l’État, sinon le Liban restera une rampe de lancement pour tout acte terroriste qui déstabilise la sécurité et la stabilité de la région et une source de trafic de drogue.

Macron et MBS veulent aider le Liban, et Mikati veut recevoir de l’aide.
Que veut plutôt le « Groupe du refus », celui qui empêche l’enquête, l’obstructeur du gouvernement, le protecteur de la Mafiocracie, le porteur d’armes, l’ennemi des Arabes et de l’Occident, et le cogérant des guerres éternelles de l’axe d’opposition ?
Le commerce de la mort qui empêche la vie du Liban et des Libanais.

Oz Zahran

“Life” association raises concerns. By Imad Haddad

Observers raise a set of concerns about the objectives of the “Life” association and its direct involvement in participating in the upcoming parliamentary elections, which will possibly be scheduled early to mid-spring, in full coordination with “Koullouna Irada” after the failed communication attempts with “Nahwa Lwatan” whose members categorically refuse to deal with the existing political forces regardless of the latter’s’ level of power.

These concerns were fortified by the objectives set by “Life”, whose funding is provided by a group of businessmen mainly residing in Washington and London. This funding would result in complete control over the ability to give the green light to particular projects. This has become even more alarming with the news that those businessmen have ties with various organizations who have their own agenda for multiple capitals in the region.

Lebanese wise, the role of “Life” in selecting their prime candidates also raises doubts and suspicions, since the selection is done primarily to gain the political and financial support of the “forces of change” through “Koullouna Irada”. Within this context, certain groups of the revolution are speculating about the basis by which the two resigned deputies Naamat Frem and Michel Mouawad were chosen, despite them being allies with the Free Patriotic Movement party and their ongoing support to Gebran Bassil – Leader of FPM party and the “Strong Lebanon” bloc in parliament – and giving support to the presidential power, thereby contributing to the economic downfall by turning a blind eye in return for personal services to some of their supporters.

Speculations about the criteria that led to choosing the leader of the Phalanges party and resigned MP Sami Gemayel were also discussed. Sami Gemayel inherited decades of authority within the Lebanese government since the independence, and until recently was considered a part of the ruling class. He also carries the legacy and the responsibility of his father’s presidency and what resulted of it, a presidency Sami Gemayel described as the best presidency. will the high standards and the promised change towards the better be achieved by repeating the experience of former President Amine Gemayel?
If sharing power with the existing ruling parties is not a condition that prevents cooperation with these parties, why does “Life” exclude, for example, the Lebanese Forces party from the “forces of change”, especially since it is not polluted neither in politics nor in authority as it is the case with the trio who preach change but are soaked in corruption, Frem Mouawad and Gemayel. The Lebanese Forces party opposed various political parties that monopolized the authority in the government, prevented the signing of many suspicious deals, formed an integral part of the revolution, provided the revolution with popular momentum that contributed to enabling the revolution to spread, impose its rhythm on the then-existing government and overthrow said government later on. The Lebanese Forces party also refused to participate in governments after the “October 17 revolution” despite multiple temptations sent its way.

This narrative leads to the possible conclusion that “life” is selecting candidates among the traditional ruling parties that have limited representation and power in order to form a bloc that does its bidding, that proposes and executes its suspicious projects to pay the debt accumulated from the aforementioned funding, while the weighting force formed by the Lebanese Forces cannot agree to pass what is not compatible with the Lebanese national interest.

The Lebanese people have had enough with this commercial pattern in dealing with their affairs, so leave them alone to deal with their issues and tragedies, and worry yourselves with reconfiguring the authority away from this destructive approach, and this goes out to whoever adopts this approach and stands behind it.

(Translated from Arabic by Maro Slaiby)

Genèse et mutation du aounisme… Sandra Khawam

Aussi absurde que cela puisse paraitre, nous devons la genèse du aounisme, une catastrophe nationale qui a pratiquement ruiné le pays , à la disparition de Bachir Gemayel, un héros national et bien sûr à la l’hostilite d’Amine Gemayel pour la promesse que représentaient les FL et celle de Samir Geagea .
Côté Amine Gemayel ,les dessous de la passation du pouvoir à Aoun sont connus de tous. Mais pourquoi le personnage de Aoun a t-il attiré les foules? Pourquoi cet engouement pour ce personnage en particulier? Revenons rapidement sur les faits et sur un point précis tiré de la psychologie de masse.

En août 1982, soit plus de 7 ans de “rounds” sanglants intercalés de cessez-le-feu plus ou moins longs, un jeune lion courageux conquiert la présidence et tous les coeurs des chrétiens : Bachir.
Mais ce rêve ne durera pas longtemps et se brisera brusquement un jour de septembre, trois semaines après son élection. Trop tôt, trop jeune, l’âge du Christ, une promesse enterrée…tous ces éléments réunis font de ce drame un traumatisme collectif.
Le peuple est sous le choc et ne s’en remettra pas .Beaucoup ,par déni, ne voudront même pas y croire et les rumeurs les plus farfelues circuleront sur sa disparition prématurée comme celle affirmant l’avoir vu dans une voiture fuyant l’attentat ou refugié dans un lieu tenu secret.
Amine accède au pouvoir et son mandat sera une déception ( prévisible ) pour tous. Deux frères que tout sépare sauf le nom.
Entre en scène un général venu de nulle part comme il y en a des dizaines, et qui adopte l’attitude d’un chef ,plagie le livre de Bachir, ses mots , son attitude, gestes et posture ,sans en posséder toutefois l’esprit. Mauvais copieur, il modifie et reprend à son compte le nom des ahrah, s’autoproclame président, pique les couleurs de la révolution ukrainienne, etc.

Il incarne le rêve de tous les chrétiens: la force protectrice jointe à la légalité.
Le peuple orphelin, en manque de père et donc de re(père) n’y verra que du feu et se laissera adopter par ce faux chef, faux père. La grande imposture du Liban commencera en 88 et durera plus de 30 ans. Il se fera aussi passer pour un mélange de Napoléon et de De Gaulle, pour le Sauveur des chrétiens, pour un super papa, le Père de tous. Il s’essayera à tous les rôles, trahira mille fois et enfoncera sciemment le pays dans un enfer dantesque. Le monde autour de lui s’écroule? Certainement, mais ce monde n’existe pas. Après tout il est le monde et le monde c’est lui.
Le passé est passé, l’erreur est humaine, universelle. L’Histoire de toutes les nations est faite d’échecs et de succès. Le passé est dépassé à condition qu’on en tire des leçons pour l’avenir.

Et la question qui se pose est la suivante : avons-nous ( réellement) fini du aounisme ou est-ce simplement le rejet de X ou de Y qui nous fait dire que le aounisme est en fin de parcours? Le mal ne serait-il pas bien plus profond ?

Je crains parfois que nous soyons devant une mutation d’un virus libano-libanais qui, certes à atteint sa plus grande virulence ces dernières années, mais n’a muté que contraint à cause de l’échec du aounisme et n’a peut-être pas dit son dernier mot.

N’oublions pas qu’en 1988, les partisans de Michel Aoun étaient “la société civile” de l’époque et par réclamation de la “légalité”….
Affaire donc à suivre …et de près.

Que veut dire Arabité ou être Arabe ? Roger Bejjani

L’appartenance à une nation ou à un groupe de nations sous une même identité, nécessite un dénominateur commun solide.

Prenons l’Europe imaginée par Adenauer qui est devenue aujourd’hui l’Union Européenne (UE) ; Les vingt sept pays membres de l’UE appartiennent à des ethnies différentes, principalement, Anglo-Saxonnes, Latine et Slave. Presque autant de langues différentes sont parlées au sein de l’UE. Pourtant l’UE représente la plus grande réussite de regroupement de pays très différents dont certains d’entre eux étaient de féroces ennemis pendant des centaines d‘années. Cette solide « appartenance » Européenne est basée sur des « valeurs uniques » et même une constitution Européenne à laquelle adhèrent tous les pays membres. Il existe une administration et un parlement Européen installés à Bruxelles ou tous ces pays membres sont représentés.

L’Europe est donc existante non pas à cause d’un lien religieux (la mention de la culture judéo-chrétienne fut même exclue de la constitution européenne), ou la langue ou l’ethnie. L’UE existe sur la base des valeurs communes et les intérêts socio-économiques des peuples. Pour la première fois de son histoire, le vieux continent vit en paix. Qu’en est-il de la Suisse ? Ce pays au coeur de l’Europe géographique a préservé sa neutralité et sa spécificité. Tout en étant un excellent partenaire commercial et financier de tous les pays membres de l’UE, la République de la confédération helvétique n’en est pas membre, n’est donc pas signataire de Maastricht et, sans être membre signataire de Schengen, offre l’accès à son territoire de tout détenteur d’un visa Schengen.

Est-ce que la langue est suffisante pour créer une appartenance ? évidemment pas. Les Etats Unis, l’Angleterre, l’Australie, le Canada, l’Afrique du Sud et la Nouvelle Zélande, des pays anglophones partageant plus ou moins les mêmes valeurs sont pour la plupart géographiquement lointains l’un de l’autre. Ils maintiennent certes des relations privilégiées mais ne forment pas une union aussi cohérente du point de vue financier, commercial et ne garantissent pas la même liberté de mouvements à l’instar de l’UE.

Le « commonwealth » est un conglomérat de pays ex-colonies de l’Empire Britannique dont l’appartenance est plutôt folklorique.

Le seul regroupement cohérent de pays qui ressemblerait le plus à l’UE est celui du GCC (Gulf Cooperation Council). Les six pays qui forment ce regroupement partagent quatre dénominateurs communs : (a) l’ethnicité, (b) la langue, (c) la culture politique patriarcale qui est basée (à différentes vitesses) sur les préceptes du Coran, (d) une monnaie bien que différente mais indexée dans les 6 pays au Dollar US. Ce regroupement agit en tant que tel sur les sujets économiques, la liberté de circulation des ressortissants et sur le sujet de défense.

La ligue Arabe, à part son nom, n’a absolument rien d’une ligue ou d’un regroupement cohérent. Les pays membres ne partagent ni la même culture et valeurs, ni la même ethnicité, et encore moins le même régime politique. En excluant les pays membres du GCC, les citoyens des autres pays membres de la ligue Arabe ne peuvent circuler librement dans les autres pays membres de cette même ligue. Les droits douaniers sont perçus entre les pays membres.

Mais que veut dire être Arabe donc ? Rien. Il y a des pays Arabophones mais pas de pays Arabes.

Le Libanais ethniquement est levantin et sémite. Ce qui n’est pas le cas des Africains du Nord qui forment la majorité démographique des peuples Arabophones. Le système politique Libanais ainsi que les valeurs républicaines Libanaises ne sont en rien semblables aux valeurs des autres pays Arabes. Etre membre de la ligue Arabe n’offre aucun avantage économique au Liban. Sans un minimum de rationnel, pourquoi donc certains Libanais, comme des perroquets, insistent à tue-tête sur l’Arabité du Liban ? Cette réminiscence d’un Nationalisme Arabe qui est mort avec Nasser et avec l’OLP devient ridicule. Ceci dit, le Liban devrait encourager les regroupements régionaux qui ne reposent pas sur la langue ou l’ethnie, mais plutôt sur les valeurs et les intérêts économiques (selon le modèle de l’UE). Les regroupements géographiquement et historiquement cohérents qui pourraient être stabilisants et bénéfiques pour leurs peuples respectifs, à l’instar du GCC ou l’UE seraient (a) Turquie, Syrie, Iraq, Jordanie (et plus tard Israël); (b) Les 6 pays de d’Afrique du Nord inclus le Soudan. Quant au Liban, il serait temps qu’il confirme son statut à la Suisse qui serait résumé par une neutralité amicale et proactive avec son environnement en s’excluant de ses regroupements tout en s’activant à signer des traités de coopération dans tous les domaines avec tous.

Les slogans grandiloquents quant à l’Arabité du Liban ne veulent concrètement rien dire. La République ARABE Syrienne fut considérée pendant une dizaine d’années déjà, comme un paria par la majorité des pays Arabes et mise à la porte de la ligue Arabe. Arrêtons les slogans creux à la Walid Jomblat et certains autres perroquets. Nous ne sommes ni Phéniciens, ni Arabes ni Iraniens. Nous sommes un peuple ethniquement levantin et sémite, arabophone et polyglotte ayant choisi la neutralité positive dans un Proche-Orient compliqué et qui vise à être un facteur de stabilité et de prospérité dans la région.

Les leçons à tirer des élections de la NDU. Sandra Khawam

Les FL ont remporté haut la main les élections estudiantines de la NDU avec 24 sièges remportés sur 27 ( 3 aux Kataebs et 0 à ladite société civile) ,soit un succès de 90 % .
Quelques semaines plus tôt les étudiants FL de l’USJ enregistraient eux aussi une avancée importante .
Deux succès incontestables qui viennent couronner les élections à la LAU en début d’année universitaire. Mais, pour ces élections en particulier, les critiques /détracteurs n’ont voulu y voir rien d’autre qu’une exception rétrograde concédée à une enclave provinciale. Le phénomène ne devait , selon eux ,pas se répéter dans les universités aux mouvances révolutionnaires.

Mais ce que les wannabe thawarjiyeh, par déni ou par ignorance , n’ont pas voulu voir, c’est que l’esprit de la révolution et de la résistance a toujours été le label des Forces Libanaises voire la définition même des FL,  leur unique et ultime motivation. Être FL c’est être avant tout un résistant, qui lutte pour la survie du Liban: un Liban libre, indépendant et souverain. 
La résistance FL née depuis déjà près de 50 ans n’a pas pris une seule ride et transmet son flambeau de génération en génération, intact .
Une résistance dont la flamme ne s’éteint jamais ,vit dans le coeur de tout libanais et reprend Vie à la moindre menace.

Quand la justice se trucide. Issal Saleh

Quitte à se répéter : La demande volontaire de démission des trois juges pour raison de corruption de la justice est une initiative d’une irresponsabilité notoire.
Cela fait plus d’une décennie que les Aounistes placent leurs propres juges à des postes de responsabilité majeurs et que la milice du Hezb-allah a noyauté ou menacé la moitié du corps judiciaire.

Le résultat est ce que l’on constate aujourd’hui : la justice style Ghada Aoun et consorts.
Ou encore la justice explosive du Hezb-allah.

Dans ce cas on se bat pour la justice.
On ne démissionne pas.
C’est comme si le Hezb-allah qui réclame la démission de Tarek Bitar se voyait accorder par ce dernier cette faveur.

Mais il est à noter quand même que ce sont trois femmes juges (cf. OLJ) qui ont présenté leur démission à Souheil Abboud, lequel n’a pas encore accepté.
Comme quoi les libanaises de toute conditions et de toutes responsabilités sociales sont à la tête du mouvement de contestation dans le pays.

La grosse arnaque. Roger Bejjani

En 1983, Israël concluait, avec le Liban sur la table de négociation ,un accord de sécurité garantissant le retrait de ses troupes suite à l’invasion du Liban de 1982 qui visait à en chasser l’OLP. Cet accord connu sous l’appellation « accord du 17 Mai (1983) » fut entériné à l’unanimité par le parlement Libanais et avait juste besoin de la signature du Président Amine Gemayel afin d’être officialisé et appliqué. Une application de cet accord par le Liban et Israël ôterait de la main du régime de Hafez el Assad, une carte maitresse dans le jeu régional. Cette perspective était suffisante pour donner des cauchemars à Hafez el Assad qui ne pouvait regarder impuissant, son arrière-cour se séparer aussi facilement de sa stratégie envers Israël. Une énorme pression militaire exercée par les acolytes de la Syrie au Liban et couronnée par le coup de force d’Amal et du PSP du 6 Février 1984, amena Gemayel à céder, refusant conséquemment de signer l’accord du 17 Mai. L’accord fut donc abrogé par le Liban unilatéralement.

Dès lors, des groupes de résistances éparses opéraient contre Tsahal au Liban. Cette résistance excluait encore le jeune Hezbo dont les activités étaient limitées à la prise d’otages étrangers et la préparation et exécution des attaques à la voiture suicide pour le compte de l’Iran Khomeyniste dont il relevait et relève toujours. Assad réussissait à imposer les premiers jalon de l’arnaque du siècle : l’ « unification du destin » entre la Syrie et le Liban, usant de la terreur et de la pression militaire par l’entremise du PSP, Fateh el Intafada, des officiers félons de l’Armée Libanaise et de la milice Amal. En d’autres terme, la décision souveraine du Liban quant à sa politique envers le voisin du Sud ou l’ »ennemi Israélien » était désormais remise à la Syrie.

Suite à l’accord de Taef et compte tenu de l’exclusion nuancée de la « Résistance » de la dissolution des milices, le régime Syrien décidait de remettre le monopole de la résistance au Sud contre Israël à Hezbo. Les autres groupes paramilitaires furent donc dissous. Neuf ans après sa création, Hezbo se proclamait « résistance » et « résistait » comme la seule partie ayant droit aux armes au Liban. C’était encore une des cartes Syriennes.

Nonobstant du fait que toute cette « résistance » était inutile puisque les Israéliens avaient clairement claironné leur souhait de retrait tout en établissant des arrangements de sécurité sur leur frontière nord avec le Liban, le droit à la résistance des peuples contre un occupant est consacré par la charte des nations unis. Mais alors où est donc le problème ? Le ou plutôt les problèmes sont multiples :

  1. La résistance ne peut être l’apanage d’un groupe restreint d’un peuple, partisan et sectaire. C ‘est un droit et un devoir national. Or Hezbo s’est approprié ce droit et devoir.
  2. Hezbo est lui-même considéré comme occupant puisqu’il se réclame sans ambage comme faisant partie de la Division Qods relevant des Gardiens de la Révolution Iranienne. Son obédience n’est donc pas national, ce qui ôte à Hezbo le privilège d’être résistant.
  3. A partir du 25 Mai 2000, la légitimité selon la charte des Nations Unis de la résistance contre l’occupant Israélien devenait caduque puisque ce dernier s’était retiré du Liban. Pour les Nations Unis aucun territoire Libanais selon la ligne bleue et la résolution du CSNU # 425 n’était occupé par Israël à partir du 25 Mai 2000. Or l’arnaque continuait avec la contestation de certains groupes Libanais, et non pas du Liban officiel, de la délimitation des frontières telle que confirmée par les Nations Unis.
  4. Les déclarations ministérielles officielles, faisant fi de l’illégalité de la résistance en tant que concept en l’absence d’un occupant, ont légitimé la résistance….mais sans mentionner Hezbo une seule fois. Il n’existe donc aucun texte émis par un gouvernement quelconque qui lie la résistance au Hezbo. En d’autres termes, tout Libanais peut se considérer à juste titre envers le gouvernement mais à faut titre envers la légalité internationale, comme résistant. Le gouvernement ne peut affecter clairement ce rôle exclusif, à savoir la résistance envers un ennemi non occupant, à un parti où a une secte Libanais(e). Le faire représenterait une violation flagrante de la constitution. Laisser la résistance comme concept vague approprié de facto par Hezbo forme la base de tous nos maux.

Il est donc urgent en tant que citoyens de saisir le Conseil d’Etat et réclamer ce dernier de statuer sur cette affaire. Le Conseil d’Etat a deux choix :

  1. Déclarer la non constitutionalité de la Résistance en l’absence d’un ennemi occupant. Par ce fait même, Hezbo ou tout autre résistant se trouvera dans une situation illégale.
  2. Accepter le maintien de la Résistance conceptuellement tout en assurant que cette activité ne peut être l’apanage d’un groupe restreint mais est un droit octroyé à tout citoyen. Conséquemment, le port d’arme par tout citoyen deviendrait légalisé.

Je penche évidemment pour le premier choix.

L’arnaque a trop durée.

De quelle indépendance s’agit-il ? Oz Zahran

À l’occasion du 78e anniversaire de la déclaration d’indépendance du mandat français, le Liban, les 244,442 expatriés et les Libanais aux âmes bien nées sont encore en quête d’indépendance, d’une patrie de liberté, de souveraineté, d’égalité, de justice… et surtout de dignité humaine !
La volonté de vivre et de lutter reste plus forte que les tentatives de désespoir et de capitulation à l’idée qui prétend que : « Le changement est impossible au Liban ! »

Je reprends les mots de Jacqueline Petmezak dans L’hommage à Gebran Tuéni, « Aujourd’hui¸ la rue se remet en marche, au nom de valeurs qui font le Liban, sans penser à demain ou au passé. De quoi demain sera fait ne compte plus ; il nous faut aujourd’hui vivre nos valeurs, en nous démarquant, en forçant la main de notre destin, en affirmant ce en quoi nous croyons, en disant haut et fort qui nous sommes, et quelles sont les valeurs qui nous animent. Nous voulons arrêter l’histoire pour crier au monde notre identité. Le rassemblement de la place de la Liberté est un rassemblement pour tous, toutes religions, toutes tendances politiques, tous pays confondus. Ce rassemblement se veut être celui de la conscience de l’humanité. Un rassemblement qui dépasse toutes les idéologies. Un mai 68 à vocation universelle, un printemps de Prague. La vraie portée de nos martyrs et des jeunes qui poursuivent leur message est celui de la dignité des hommes avant tout. Aujourd’hui, un génocide sélectif est commis, contre ceux qui défendent un seul message, celui de la protection de notre dignité et de notre humanisme. Le Liban défend aujourd’hui des valeurs universelles qui sous-tendent tous les partis, toutes les religions, qui ont pour philosophie la dignité de tous. L’histoire fait une pause ; elle attend le verdict du monde dit civilisé. Nous menons la bataille au nom de cette même histoire. Une bataille de longue haleine, sans compromis. »

Le processus de changement profond est amorcé, nous allons ensemble, sortir de la fournaise de ces crises pour reconstruire le pays des Cèdres avec détermination et conscience collective, créativité et réalisme fondée avant tout sur les intérêts d’un peuple libre et d’une nation indépendante !

Patriotism ,YES LET’S TEACH IT…Caroline Chemaly.

Patriotism, a word that lost its Essence in a country where loyalty of its citizens has been fully dedicated to its politicians, one of the main reasons of the Collapse of a country until declaring it a failed state,

Lebanon the country which instead that the government fights the mafia, The government is the mafia,

Lebanon the country in which the absence of Patriotism values, conscious, humanity, where the worship of money, power, self-interest overpassed the interest of the country, and diverted the vocation of their politicians from a prosperous country to a country with a parallel economy to a complete failed state,

In a country where kids are politically brain washed by their parents at home, and which some schools dedicate hours per week to teach devotion and develop a full obedience to the political party that founded and financial their school and life to manipulate them psychologically in the future and guarantee their survival and continuity, Teaching Patriotism, social and national cohesion from beginner classes, with its integration in history classes became a necessity in a country embroiled in ongoing conflicts, internally and externally, has become a necessity to its existence,  

In a country where its citizens, new generation and especially the millennium generation and generation X is politically oriented in its maximum majority “Crossed my mind the book that Donald D. Searing – Department of Political Science in the university of North Carolina at Chapell Hill, wrote in his book “The Psychology of Political Authority: A Causal Mechanism of Political Learning through Persuasion and Manipulation”, who is speaking about the way politicians/leaders get their followers to act differently than what they would have done, +……,  Patriotism weekly debate at the universities and Patriotism campaigns are a must to ensure the benefits of Lebanon, Lebanon comes first,

Yes, lets teach Patriotism in schools, lets teach our kids full loyalty to Lebanon ONLY, and not to a political party, lets teach our kids to conserve Lebanon’s strength, work on its keys of success and turn its weakness into opportunities, lets teach our kids that politicians are available to work for the benefit of our country only, lets teach our kids that when a politician divert from its mission, he should be judged,

Let’s teach them patriotism to preserve what our ancestors and grandparents fought for; A Free Lebanon,

This is how we will guarantee the existence and prosperity of our Beloved Lebanon,

Our Kids, The Future…