Les FL et Taef, je t’aime moi non plus

Comme il y a certains qui tiennent absolument à réouvrir les pages du passé, je vais vous raconter clairement et en quelques mots la position des FL au sujet de Taef:

1- les Forces Libanaises au début étaient contre l’accord de Taef, malgré le fait que les FL considéraient que l’accord de Taef est bien meilleur que l’accord tripartite et ceci pour plusieurs raisons , et je cite quelques unes:

Dans la forme l’accord tripartite était entre Hobeika , Joumblat et Berri, plusieurs groupes libanais notamment les sunnites n’étaient pas représentés. L’accord de Taef est entre les députés libanais qui représentent toutes les communautés.
-L’accord tripartite autorise à l’armée syrienne de se déployer dans n’importe quelle région libanaise selon la nécessité stratégique de la Syrie , l’accord de Taef oblige les syriens à se retirer par étapes, et à la plaine de la Bekaa dans 2 ans.
-L’accord tripartite avait une garantie syrienne, la garantie de Taef était internationale.
Et j’en passe… Mais les FL qui proposaient un an avant un projet de fédération ne considéraient certainement pas l’accord de Taef comme solution au problème libanais, étaient prêts à en discuter si ceci arrête la guerre et assure le retrait syrien.
Les positions de Georges Adwan représentant les FL, aux réunions de Bkerke et aux réunions du front libanais étaient claires, avant la signature et après la signature des députés.

2-La priorité principale des FL à cette époque était bien ailleurs et se résumait à 2 choses:
-Sortir de l’état de blocus et de destruction que Aoun nous avait mis dedans.
-Éviter le conflit direct avec l’armée.
Et les 2 priorités étaient un peu contradictoires et avaient certainement le dessus sur tous les détails de l’accord de Taef.
Le souci des FL était simplement ailleurs, c’était de préserver ce qui restait du Liban libre et éviter de détruire ses forces armées.

Malheureusement quand nous étions devenus hors la loi aux yeux de toute la communauté internationale et que la Syrie a obtenu un mandat international pour supprimer l’état de rébellion que constituait Aoun les FL n’avaient plus aucun choix que d’accepter cet accord.

Le choix des FL était devenu encore un choix impossible , refuser Taef et voir les syriens envahir toute la région chrétienne y compris Jbeil, Kesserwan et Achrafieh, ou accepter Taef et rentrer en conflit direct avec l’armée , avec une petite chance de voir Aoun se comporter d’une manière responsable et partir et éviter le scénario cauchemardesque. Mais malheureusement Aoun n’a aucune conscience et nous le voyons encore aujourd’hui.

Aujourd’hui les FL sont des défenseurs de Taef pour 3 raisons:
1- parce que c’est un accord qui a arrêté la guerre et si appliqué , nous aurait évité bien des misères.
2-nous ne pouvons pas discuter d’une autre formule sous l’occupation. Avec un pistolet sur la tempe nous n’aurons que pire.
3-les FL tiennent leurs engagements.

Elie Hayek

Crédit photo: Nabil Ismail/AFP/Getty Images

Démission ou pas démission ?

De nombreux personnages politiques demandent la démission du Premier Aouniste.
C’est leur droit et c’est la moindre des choses et nous les comprenons parfaitement.
En fait c’est ce que nous désirons tous et le pays tout entier est conscient que, non seulement il a fait son temps, mais qu’il n’aurait jamais dû obtenir cette responsabilité que seuls des hommes ayant un minimum de personnalité, d’envergure politique et de connaissance du monde mouvant qui cerne le Liban pourraient mener à bien.

Un petit général à forte ambition et petits calculs n’était pas de taille à pouvoir laisser un nom apprécié dans l’histoire de notre pays pour que les prochaines générations y trouvent le terreau pour y cultiver un sentiment national.
Il l’a prouvé à maintes reprises avec les guerres d’élimination puis de libération des années 89-90 tout comme Hassan Nitrallah a prouvé son incapacité à être un dirigeant libanais après ses guerres de « libération » en 2006 contre Israël, d’élimination du 14 Mars le 7 Mai 2008, sans oublier sa guerre d’éradication de 1983 à 2020 couronnée par ses dizaines d’assassinats politiques envers les premiers résistants à l’occupation par Israël du Mouvement National, puis des partisans de Amal, son concurrent d’autrefois, et enfin des indépendantistes qui dérangeaient son projet de dépendance et d’intégration à l’Iran.

C’est étonnant combien les parcours du Premier Aouniste et de Hassan Nitrallah se ressemblent.
De guerre divine à guerre vaine, leur parcours du combattant est semé de victoires personnelles ressemblant à des défaites nationales (pour ne pas utiliser le cliché de « à la Pyrrhus »).
Leur admiration réciproque vient peut-être de la nécessité de corréler leur passé peu glorieux pour en faire l’histoire commune honorable du peuple libanais à l’avenir.
Ce qu’ils pourraient réaliser si nous les laissions poursuivre le démantèlement du système éducatif que le Liban a mis plus d’un siècle à construire.

Ce n’est donc pas seulement sa démission que nous réclamons, mais son éradication du système politique libanais, lui et ses complices du Aounisme décadent et du Hezbollah.
Nous exigerons aussi son jugement et la mise à l’index de son parti du CPL, le jugement de Bassil pour les centaines de malversations répertoriées par les médias et les USA (condamnation internationale), le jugement de tous les responsables aounistes et hezbollahis et de tous ceux qui ont composé avec eux et été mêlés à la corruption ou aux éliminations physiques des politiciens indépendantistes.

Aussi, bien que l’on comprenne parfaitement la nécessité de son élimination du monde politique libanais dénaturé avec parcimonie et entêtement par ses efforts insensés et incessants, depuis 1988-89, nous ne sommes pas certains que ça doit être notre revendication première.
Car s’il devait démissionner, ce serait en coordination avec le Hezb et Téhéran et cela ne pourrait mener qu’au remplacement d’un problème (en fin de vie) par un problème (Bassil tout frais et disponible), prêt à nous empoisonner la vie pour six années supplémentaires grâce à la majorité parlementaire en faveur du Huit-Mars, donc de Téhéran.
L’heureux élu serait l’héritier Bassil, comme dans toute bonne dictature milicienne ou militaire.
Ceux qui rejettent la possibilité de l’élection de Bassil en prétextant que les USA n’en veulent pas ou bien qu’il a été condamné pour corruption par la justice américaine, devrait méditer sur la nature des discussions à Vienne ou bien encore sur la razzia des Talibans derrière l’armée US.
Ceux qui rejettent cette possibilité en prétextant de la Constitution ou de la Justice devraient aussi méditer sur les multiples atteintes à la Constitution depuis Taëf et surtout depuis 2005, puis 2008 et enfin depuis que le Premier Aouniste a pris le pouvoir avec les armes du Hezb et la justice de Ghada du même nom.

Alors je veux bien comprendre le désir de vouloir sa démission, seulement je demande à ces gens éclairés d’user de notre petite lanterne pour y voir plus clair (comme Diogène). Et surtout qu’ils arrêtent de nous traiter d’idiots ou d’idiots utiles ou de naïfs ou de traîtres parce que nous n’épousons pas leur point de vue à la lettre.

Le seul avantage que l’on ait pu tirer du fait que le Premier Aouniste ait refusé de démissionner en promettant de sauver le pays, même si cela devait arriver le dernier jour de son règne, c’est que plus il persiste et plus il contribue à la fin du Aounisme, tout comme les apparitions des dirigeants aounistes qui ne trompent même plus les innocents qui aujourd’hui se tapent la tête contre le mur en disant : mais comment j’ai pu être assez bête pour croire au Aounisme !
Et ils sont nombreux.
En général le capitaine quitte le navire en dernier. Chez les Aounistes les nombreux capitaines quittent le navire en premier, avant qu’il ne s’écrase sur la falaise populaire.

À chaque fois que Bassil ou Alain ou Ghada ou Nicolas ou d’autres Aounistes ont ouvert la bouche télévisée pour élever la voix contre des drames ou des injustices dont ils sont la cause directe, ils ont perdu des voix électorales.

Pour combattre les Aounistes, il faut les laisser faire.
Ils sont leur meilleur ennemi.
Pour combattre le Hezb et l’Iran, nous devons rester unis dans le rejet, l’ostracisassion, la condamnation et la dénonciation à l’international de Hassan Nitrallah, de la main mise iranienne sur notre pays et de la milice du Hezb dont l’existence signe la disparition du Liban.

Il est temps de rebâtir un front comme Kornet Chahwan ou comme celui du Bristol.
Ne me critiquez pas dans les détails.
Tracez l’autoroute et on vous suivra.
Que nos dirigeants souverainistes prennent les devants et nous les suivrons.
Allez Farès Soueid, allez Achraf Rifi, allez Samir Geagea, allez les Gemayel, allez Tony Abi Najem, allez Makram Rabah, allez Khalil Helou, allez Toufic Hindi, allez Mona Fayad, allez Regina Kantara, allez Ahmad Fatfat, allez ceux du Futur qui remettent en cause leur erreurs, allez Roger Bejjani,…..allez tous nos grands souverainistes qui faites des apparitions sur MTV ou Al Hadath, allez les groupes souverainistes, allez tous ceux qui ont compris que le combat est d’abord celui contre l’occupant iranien et ses vecteurs au Liban.
Allez les milliers de noms que je ne connais pas ou que j’ai oubliés.
Chacun seul devant les médias, vous ne ferez rien.
Nous voulons une Conférence Nationale de toutes les forces souverainistes anti Hezb.
Immédiatement.

Issal Saleh

Crédit photo: Hassan Ammar

Crime contre l’humanité

Les politiques au pouvoir sont définitivement responsables de crime contre l’humanité.

Le crime contre l’humanité est défini par Nuremberg en 1945 comme “un acte inhumain au service d’un plan criminel visant à attaquer de façon massive ou systématique une population civile” et il s’applique de plus en plus à notre situation.

Différent du conflit armé, “l’attaque ne se limite pas au recours à la force armée mais comprend également tous mauvais traitements infligés à la population civile” ( Cour Pénale Internationale, CPI) L’attaque se situe dans la réalisation ou la poursuite d’un programme criminel . Il y a donc une  intentionnalité et une participation consciente des auteurs du crime.

Bloquer la formation d’un gouvernement pendant des mois sachant que les aides internationales en dépend est un crime.
Affamer une population, la priver de médicaments essentiels, de soins médicaux, de mazout,de fuel, d’électricité est un crime contre le peuple libanais.
Dépouiller le peuple de ses biens, de ses économies est un plan diabolique de l’occupant pour l’affaiblir et le dominer.

Pris en otage par ces bourreaux , le peuple vit désormais dans un centre de concentration à ciel ouvert de 10 452 km2 bordé par deux pays indésirables.

Des centaines de milliers de jeunes et moins jeunes ont pris et continuent de prendre le chemin de l’exil.
Pour ceux qui restent et n’ont pas pu partir à temps, il leur restera des embarcations de fortune pour traverser la Méditerranée et rejoindre le monde libre.

Sandra Khawam

Pas de terrain d’entente entre Nous et Lui.

Ce sont nous qui mourons par « accident de balle » et Hassan Nitrallah qui nous accuse de médire sur son compte.

Ce sont nous qui faisons appel à la justice internationale et Hassan Nitrallah qui critique, étouffe et détruit la justice nationale tout en affirmant, en diapason avec Michel Aoun que l’international serait une perte de temps.

Ce sont nous qui sommes acculés à faire appel à l’aide financière de nos émigrés familiaux à travers le monde pour survivre et Hassan Nitrallah qui veut nous obliger à acheter syrien et iranien tout en alimentant un immense réseau de traffic de produits subventionnés par ceux qui n’ont plus les moyens de se subventionner eux-mêmes.

Ce sont nous qui supportons les coupures d’électricité 22/24h et Bassil qui nous rabâche que si on l’avait laisse faire, tout serait différent, alors qu’il avait la majorité à Baabda ( 100% du Président à son service), au Parlement (70% du parlement à son service selon les propres paroles d’un Ayatollah), et au Gouvernement dominé par le Hezb iranophile.

Ce sont nous, les indépendantistes, les souverainistes, les hommes et les femmes composant tout un peuple épris de justice sociale et de liberté, qui réclamons un Liban neutre et tourné vers son environnement naturel et Hassan Nitrallah qui nous traite de sionistes et de peuple des ambassades.

Ce sont nous qui réclamons l’application de la Constitution, l’indépendance de la Justice, des élections démocratiques sous une loi électorale répondant aux besoins de représentativité de toutes les catégories sociales et Hassan Nitrallah qui répond : l’État c’est moi.
Hassan le fou mégalomane se prend pour Louis quatorze, le roi soleil.
Son « Moi » est notre nouvelle Constitution :
C’est moi qui décide qui vit et qui meurt.
C’est moi qui décide qui sont nos alliés.
C’est moi qui décide quand faire la guerre ou la paix.
C’est moi qui décide de tout car ma milice peut tout.
C’est moi le système économique.
C’est moi le système éducatif bientôt ayatollahisé pour le bien religieux de tous.
C’est moi la Santé et les génériques non reconnus.
C’est moi Kard El Hassan et le nouveau système bancaire.
Taëf est mort, vive Moi.

Ce sont nous qui sommes attaqués à chacun de nos gestes ou de nos déclarations par Nitrallah, ses hommes de main et ses alliés du huit-Mars, et c’est Nitrallah qui se plaint d’être critiqué pour tout ce qu’il dit et d’être accusé pour tout ce qu’il fait.

Le tyran se plaint du peuple qui rejette sa tyrannie.
Encore un dictateur arabe attiré par les poubelles de l’histoire.
C’est étonnant qu’après toutes les expériences malheureuses et les destins tragiques d’une demi douzaine de dictateurs arabes de ces dernières années, il y ait toujours de nouveaux prétendants à la dictature comme si l’histoire ne pouvait être une école de bonne gouvernance.

Hassan Nitrallah finira comme ses prédécesseurs, écrasé par une foule révoltée, ou éliminé par quelque héros encore inconnu, ou suicidé par des alliés en mal de reconversion.

Issal Saleh

Combattre le Hezb c’est se battre pour notre liberté et pour l’indépendance de notre pays.



Même les apolitiques ont compris le jeu usé jusqu’à la corde de Hassan Nitrallah: demander, sans en avoir le droit, les détails de l’enquête au juge Bitar afin de dresser sa liste des prochaines victimes à éliminer.
Comme tous ceux morts jusqu’ici pour en avoir su un peu trop sur les événements précédant ou suivant l’explosion du port.
Le chef du Hezb a perdu toute notion de constitutionnalité ou de légalité de ses exigences car depuis quarante années le langage des voitures piégées et des éliminations au pistolet à silencieux ont remplacé le code civil et pénal.
Hassan Nitrallah a trois armes efficaces à son service : la milice du Hezb pour faire le sale boulot de grande envergure, la justice aouniste pour couvrir le sale boulot de la milice et enfin les assassinats ciblés pour les «petits boulots entre criminels bien-pensants ».
Le nitrate est dans les gènes du Hezb comme l’imbécilité et la corruption sont dans ceux des Aounistes.
Nous n’avons pas besoin de plus de preuves que les centaines d’assassinats et de tueries programmées par le Hezb iranien contre les Libanais.
L’arrogance de Nitrallah est assise sur l’impunité face à une justice sous menace constante et soumise au Aounisme complice.
Le Hezb des Pasdarans libanais se croit tout permis et agit comme un conquérant d’un pays soumis après une guerre entre deux peuples ennemis, le peuple du Hezb et le peuple libanais.
Hassan Nitrallah a fait au Liban exactement ce qu’il reproche à Israël d’avoir fait en Palestine.
C’est à nous de nous révolter et de refuser son projet de soumission.
Nous devons nous battre contre le Hezb iranien comme les Palestiniens doivent se battre contre Israël, par tous les moyens pacifiques, nationaux et internationaux, à notre disposition.
Nous avons rejoint le club des peuples martyrisés, et l’Iran est devenue notre bourreau au même titre qu’Israël est celui des Palestiniens.

Issal Saleh

Trésors nationaux

En vertu d’une loi de 1950, le gouvernement japonais accorde à quelques très rares personnalités détentrices d’un savoir et d’une compétence culturelle et artistique exceptionnels et inestimables, le statut vénéré de “Trésor National Vivant “.

En quoi notre pays dépasse largement le Japon ? Comptons bien, en ne considérant que les plus honnêtes d’entre eux ( il en existe…)
1- 128 députés en activité vissés à vie à leur fauteuil, à qui nous assurons ,sous formes diverses ,un train de vie de sénateur romain, transmissible à leur veuve jusqu’à son dernier souffle et à leurs enfants jusqu’à l’âge de 25 ans.
2- 24 à…ministres,  ceux-là à vissage alternatif, mais membres à vie d’une confrérie qui se reconnaissent entre eux dans les lieux publics d’un clin d’œil de connivence et d’un sourire en coin qui disent : “on les a bien eus, hein? !…”

Ces intouchables, nos Trésors Nationaux Vivants à nous, qui brillent surtout par une insondable et très inestimable médiocrité, nous les reconnaissons, nous, à leurs tronches patibulaires et à cet air de repris de justice-nés qu’ils affichent le soir à la télé, à l’heure de nous faire vomir notre dîner.

Les sourcils froncés, le doigt levé, ils éructent leurs insanités et frémissent d’indignation de voir le vulgaire petit peuple discuter le moindre oukaze de leur chef vénéré.

Arrivés au pouvoir les pieds nus et des trous dans le fond de la culotte, puant encore le taudis de leur naissance, ils termineront tous leur vie, avec un peu de doigté, en patriarches honorés de familles nombreuses dont ils auront assuré la prospérité jusqu’à la treizième génération ( et davantage pour les plus malins…).
Une ignorance encyclopédique et une belle flexibilité morale sont, pour ces arrivistes, des qualités très désirables.

Il faut souligner qu’à part les noms d’oiseaux dont on les affuble généralement ( voleurs, violeurs, assassins, vendus, traîtres, etc.) et que tout un peuple se répète en boucle le soir au lit pour mieux dormir ( dans le même but les politiques, eux, préférant compter les moutons qui les ont élus), leur plus juste définition est celle de “médiocres”.

Car la médiocrité , la belle, celle à front de taureau, n’est pas donnée à tout le monde ; il y faut une forme de génie.
D’où le statut à vie que nous octroyons à nos vénérables à nous, de Trésors Nationaux Libanais Vivants ( TNLV pour les intimes).

La plume

Des psychopathes médiocres

Il faut du génie dans la médiocrité intellectuelle et morale pour aboutir à un tel échec, une telle faillite.

Par narcissisme, égocentrisme, ambitions démesurées, désir de puissance , ils sont otages du regard des autres et nécessairement ne peuvent plus défendre leurs principes initiaux,  si toutefois il en avaient.
Si une certaine dose de narcissisme est nécessaire pour réussir et faire réussir un projet, un excès de narcissisme brouille les cartes, “Je” passant en premier.

Car, pour défendre ses idées, ses positions, ses sentiments il faut prendre le risque de déplaire, prendre le risque de ne pas arriver à telle position, tel poste, prendre le risque de dire non à celui qui veut nous soumettre à ses diktats.

Peu d’hommes et de femmes en sont capables. Beaucoup,  à un moment ou un autre, se fatiguent et perdent leur idéaux . L’envie de s’installer dans la vie, de grimper dans l’échelle sociale, d’arriver, envie incompatible avec le guerrier qui lutte pour ses valeurs.

Ils préfèrent couber l’échine, s’inventer des excuses ( ça ne dépend pas de nous mais des autres, des iraniens, des américains…je fais ce que je peux, de mon mieux…) .
Pire, ceux qui sont relativement de bonne foi, mais narcissiques,  essayent de se persuader que le compromis n’est qu’un moyen nécessaire pour parvenir au succès ,d’atteindre l’objectif louable.  Erreur. De compromis en compromis ils tombent dans la compromission.
Certes schématisé , mais c’est ainsi que nous tous ( politiques et peuple ) devenons otages de leurs désirs et narcissisme illimités.

Médiocrité intellectuelle parce qu’ils savent tout sur tout et qu’ils n’ont donc plus rien à apprendre. Toujours par narcissisme, ils ne peuvent avouer un manque quelconque et finissent par être convaincus de leur perfection.

Pour être honnête nos politiques ressemblent étrangement au peuple. En quoi nous sommes finalement un pays assez démocratique.

Sandra Khawam

Le Liban encore en danger à cause de l’aventurisme de H.N

Aujourd’hui plus que toujours l’on peut dire que le barbu enturbanné est une marionnette téléguidée chargée d’appliquer, sans possibilité de réflexion, les directives iraniennes même lorsque celles-ci sont absolument contre toute logique locale.

Aujourd’hui il faut définitivement condamner toute collusion avec les plus grands traîtres que le Liban ait connu, H.N et son bureau politique.

Aujourd’hui il faut rejeter tout gouvernement qui se ferait avec la bande d’assassins du hezb ou avec leurs dhimmis aounistes.

Aujourd’hui il faut que l’armée comprenne que son unique rôle honorable serait de rentrer dans la résistance libanaise véritable qui consiste à empêcher tout coup de force des miliciens et de la résistance islamique iranienne.

Aujourd’hui, une fois de plus, Walid Joumblat s’est enfoncé dans le giron du hezb en condamnant le mécontentement de Druzes qui ont attaqué un Jeep hezbi porteur de fusées iraniennes dans le village de Chouweya.

Aujourd’hui encore et toujours un grand aouniste, sur son fauteuil perché, a montré sa totale soumission aux miliciens en ne condamnant pas sévèrement le comportement aventurisme de H. N et en préférant la sûreté de sa chaise à celle de quatre millions de libanais et de deux millions de réfugiés syriens et palestiniens au Liban.

Aujourd’hui ,il a prouvé une fois de plus à toutes les communautés libanaises de toutes les confessions qu’il n’a pas la moindre empathie envers leurs malheurs puisque c’est lui-même la raison de nos malheurs, de notre ruine et du retour de notre pays à l’âge de pierre.

Aujourd’hui encore, alors que plus d’un million de libanais sont descendus crier leur révolte le 4/8/21 contre le pouvoir des gangs et contre l’injustice devenue une norme établie par la collusion de mafieux protégés par des milices, il replonge le pays dans l’inconnu pour répondre aux besoins des iraniens de provoquer les USA en croyant mieux se positionner pour les négociations.

Aujourd’hui nous devons considérer avec le plus grand sérieux la notion de résistance contre les barbus. Cela veut dire pas de concession, pas d’alliances contre nature, pas de listes électorales communes, pas de langue de bois.
Union contre le hezb.
Union contre la main-mise iranienne sur le Liban.
Union de tous les partis et groupes qui reconnaissent le hezb comme l’ennemi principal du Liban.

Issal Saleh

Van Gogh, Claudel, Samir Geagea et Lénine

Sioniste, sioniste, Samir Geagea sioniste.

L’hystérie collective envahit la version locale des masses soviétiques et la mine.

Un keffieh cache les traits des visages, sans parvenir à masquer les regards haineux, ni en expliquer les causes.

Il est fort probable que le keffieh soit destiné à exprimer une identité palestinienne. Cependant, il pourrait être jordanien, syrien, irakien voire, à Lénine ne plaise, des pays du Golfe.

Quant au cri, il est universel, communiste, poussé par des bouches masquées.

Un chaos de bazar difficile à déchiffrer.

Communistes, révolutionnaires, bolcheviks à vocation tardive, reconstituent la révolution d’octobre dans les rues d’Achrafieh, en soutien à la Palestine usurpée, attribuant le rôle d’ennemi du peuple non plus au Tsar Nikolaï Romanov II mais à Samir Geagea.

Pour expliquer cet étrange phénomène, il faut remonter à des événements historiques, de nature différente, cependant similaires dans leurs connotations.

A Arles, au sud de la France, deux peintres de génie, néanmoins fous, Van Gogh et Gauguin s’affrontent. C’était la veille de Noël 1888. Dans un accès de rage, Van Gogh a saisi son rasoir et s’est mutilé l’oreille droite. Il emballa son oreille coupée et alla voir Rachel, une fille de joie, et la lui offrit. Rachel s’évanouit aussitôt, sinon elle lui aurait dit : Que le diable t’emporte, toi et tes oreilles. Je me passerais bien de ce genre de cadeaux? Van Gogh est rentré à son atelier pour peindre son fameux « Autoportrait à l’Oreille Bandée ».
Deux ans plus tard, à Auvers sur Oise, Van Gogh finit de peindre son dernier tableau, “Racines d’arbres” et se tire une balle dans la poitrine. Il meurt deux jours plus tard, le 29 juillet 1890. Il avait 37 ans.
Van Gogh, un génie fou, enchanta l’humanité par son génie et vécut dans la solitude la souffrance de sa démence.

Vers la même époque, la jeune sculptrice Camille Claudel tombe amoureuse du sculpteur le plus renommé de son temps, Auguste Rodin.
Rodin préféra à la belle jeune femme, cultivée et talentueuse, sœur de l’écrivain, poète et diplomate Paul Claudel, une couturière pratiquement illettrée et âgée, et l’épousa.
Camille en est devenue folle et a fini ses jours dans son appartement de l’île Saint-Louis à Paris. Elle ne se nourrissait que d’œufs durs, pendant une quarantaine d’années, de peur que son amant, le célèbre sculpteur, ne l’empoisonne. Claudel est décédée le 19 octobre 1943. Elle avait 79 ans. L’histoire a retenu sa créativité artistique et a fait abstraction de sa démence, tout comme pour Van Gogh.

Le problème avec ceux qui se disent gauchistes ou communistes, c’est qu’ils sont convaincus que s’ils se coupent les oreilles ou s’ils mangent des œufs durs pour le restant de leurs jours, ils deviendront des intellectuels doués et créatifs comme Van Gogh et Claudel. Si l’amputation et les œufs ne sont pas une solution, le suicide reste un refuge, comme l’avait fait Van Gogh, tout en préférant le mode collectif. Dans le groupe il y a quelque chose de communiste.

Ces mêmes gens croient que s’ils portent un keffieh ou un béret, ils deviendront des militants universels, faisant de l’ombre à Che Guevara et Hô Chi Minh. Le couvre-chef leur est plus précieux que ce qu’il couvre.

Sur la route du renversement de l’impérialisme et de la libération de Jérusalem, Jounieh reste un passage obligé, d’autant plus qu’il se trouve sur la route de Maarab, à moins qu’ils ne décident d’emprunter la route Bikfaya-Qleiaat, épargnant ainsi Jounieh.

Un cocktail Molotov a été lancé depuis Gemmayzeh, fief des cafés et cocktails en tout genre, contre un bureau du parti des Forces Libanaises. Depuis, une recherche est menée pour trouver les clés de Maarab parmi les pots de basilic et de géranium de l’escalier Saint Nicolas.

Que s’est-il passé sur le port il y a un an, quel est l’état des blessés et de leurs familles, qu’est-il devenu de la vérité et de la justice, comment le port sera-t-il reconstruit, comment éviter que la tragique catastrophe ne se reproduise ? Autant de questions triviales devant la grandeur du rêve communiste et ses succès retentissants au Liban et dans le monde.

Samir Geagea est un sioniste, et pour ceux qui ne soutiennent pas cette accusation, un cocktail lui sera offert selon la recette de Son Excellence le ministre des affaires étrangères de l’Union soviétique, le camarade Viatcheslav Molotov. Le subtile mélange peut provoquer des brûlures et pas qu’à l’estomac. Toutefois, c’est l’intention qui compte.

Le grondement de slogans ruminés, déplacés et hors du temps, est aussi dégoûtant que l’oreille mutilée de Van Gogh, et aussi fade que les œufs durs de Claudel. C’est la preuve d’un retard intellectuel, destructeur et stérile.

Quant à la création de solutions, c’est un art, comme l’art de Van Gogh et Claudel, qui émerge des défis de la société et vise à assurer à l’humain une vie meilleure et à la société stabilité et prospérité.

C’est précisément ce à quoi s’engagent les Forces libanaises et c’est précisément pourquoi leur sang était et est toujours mis à prix.
Nazdarovia.

Pierre BOU ASSI

Texte original publié en arabe dans Nidaa el Watan le 7-8-2021

4 août 2021: analyse d’un peuple qui part à la dérive


A première vue, les photos prises par les drones font penser à un remake de 2005: une foule immense venue des quatre coins du pays ce 4 août, au port.
Sauf que cette image n’a ,en aucun cas ,et peut-être bien au contraire, la même portée politique que celle de 2005 qui réclamait la sortie des syriens. Pour la simple raison que le peuple est venu rendre hommage aux victimes du port, se tenir aux côtés des familles endeuillées, remercier le Ciel d’y avoir échappé et pleurer sa capitale blessée. Ils ne sont pas venus dénoncer l’occupation iranienne ni réclamer le démantèlement du Hezb.


Le “programme” organisé par des groupes kellonyaanehkellon voulait faire croire que la foule leur était acquise. Faux. Aussi paradoxal que cela puisse paraître même les aounistes sincèrement touchés par la tragédie du port étaient présents.
S’ajoute à ces deux premières images ( la foule et le kellonyaanehkellon) le  programme qui prévoyait de détacher des groupes pour se rendre au parlement et chez certains suspects dans l’affaire du port. Les casseurs n’ont pas suscité beaucoup de réactions chez le peuple qui a trouvé ces débordements orchestrés compréhensibles, signe d’une “saine” colère quand elles ne sont que manipulation pour le compte du régime.


Et pour clôturer la journée, chercher à provoquer les FL devant leurs bureaux à Achrafieh avec des keffiyeh pour les diaboliser et les présenter eux comme des extrémistes à combattre était une tactique qui visait à discréditer et éliminer les FL, seules forces sérieuses qui inquiètent le hezb. Forts, et donc dans le viseur de l’ennemi, les FL sont violemment attaqués, leur chef insulté dans leur fief. Tout est étudié pour faire le plus de bruit possible, présenter les pauvres keffiyeh comme des révolutionnaires authentiques qui défendent la veuve et l’orphelin . Surtout  éviter de faire le lien entre les keffiyeh et le hezb.  Quand on sait que les communistes, mot fourre-tout qui n’a rien à voir avec une politique sociale de gauche , au Liban et dans les pays avoisinants signifie appui à la Cause palestinienne, de sa lutte à partir du Liban et de la happy grande famille syro libanaise, on est étonné de voir le peuple les accepter dans son paysage. Dire que porter le keffiye est devenu un simple phénomène de mode et un faux symbole de contestation . Il l’est peut-être en Europe mais pas au Liban. Ici, il garde la symbolique qu’à voulu lui donner Arafat et là-dessus zéro tolérance. L’apitoiement sur la Cause palestinienne nous a coûté notre pays et une guerre interminable.

On notera pour conclure, qu’à part une poignée de personnes, la question de l’occupation iranienne n’est pas évoquée.
Prises donc ensemble, ces images n’inquiètent pas le hezb. Il sort épargné de cette journée et peut-être même renforcé ,le chaos lui rendant service. Nous lui facilitons la tâche car il pourra plus facilement construire son nouveau système sur un champ de ruines .


Bienvenue au pays des mollahs.

Sandra Khawam