Darwin and us. Georges Melhem


We are prisoners of those who are our antithesis, and so many seem to wrongly adapt to it or worse, indulge in it.
We’re way past the Stockholm syndrome which is based on misplaced but genuine empathy with the criminal and into other forms of adaptation and “evolution”.
(1) Cowardice: avoiding confrontation and eventually dying;
(2) Prostitution: consciously joining Evil against personal riches and survival benefits; basically em[body]ing evil.
(3) Useful idiocy: unconsciously contributing to Evil’s plan with misdirected actions;
(4) Defeatism: becoming food for the predator – usually eaten as they’re still alive.
Keep your spirits up, your morals unstained, your mind sharp, and your hopes high.
We need a Revolution.
Not an evolution, and certainly not one based on submission to and promiscuity with Evil.
Have faith, courage, and dont be a Tfeh.

Lebanese Fierceness. Bechara Korban

Focus on what is really vital for a legitimate and dignified existence. It’s neither food nor money, rather your Lebanese identity, your homeland and the sovereignty of your country that come first. Once you lose it, all the money and all the food in the world cannot get it back.
Look around you, the refugees from neighbouring countries: What identity do they have besides a label on a piece of paper?
They are on a leash, fed and financed.. They have a roof over their heads and they’re not dying from starvation.
However, they reminisce everyday on the nation they have lost, the homes they once had, the community and way of life they had cherished.
Now, they are seeking to obtain a new identity for themselves and for their progeny as a scant palliative for their loss.
They are in a twilight zone, mere shadows of themselves.
Do we want to become refugees abroad, or worse, outcasts in our own country?

Embrace your Lebanese soul!
Embrace absolute, irreducible, and pure Sovereignty!
One purpose,
No half-measures,
No compromise!

📷 : Bazaoun

Matraquage identitaire

Cette idée obsessionnelle qu’ont certains de vouloir à n’importe quel prix, au prix du renoncement de soi, rattacher le “wagon” Liban à la “locomotive” arabe devient franchement agaçante.
Ils profitent de toutes les situations même insignifiantes voire hors contexte pour nous imposer par un matraquage idéologique, une identité arabe.
Certains tombent dans une surenchère ridicule qui les décrédibilise complètement.

Sans m’étaler sur le sujet, même si certains tenants de l’arabité du Liban avancent l’argument génétique ( nous aurions des gènes en commun ), une bonne partie des libanais ne le ressentent pas . Et on ne peut en aucun cas, forcer un sentiment d’appartenance. C’est d’ailleurs contreproductif et on ne peut qu’ obtenir les effets inverses.
Un mensonge répété ne devient pas une vérité.

Ceci dit, j ai du respect pour les pays du Golf qui ont su développer leur pays et faire d’un désert un “hub” économique qui attire des milliers d’investisseurs.
Pour nous libanais, il est indispensable d’entretenir de très bonnes relations politiques et économiques avec tous ( pays arabes, pays occidentaux, asiatiques etc) ,d’œuvrer pour la neutralité du Liban et même pour la paix avec les pays voisins trop gournands.

On peut être soi et aimer l’autre. Mais vouloir s’identifier à l’autre au point de se fondre en lui relève d’une crise identitaire inquiétante.
Il est temps, grand temps, d’accepter notre propre identité et de la revendiquer fièrement.

Nous sommes ce que nous sommes : ni français ni arabes, ni perses, ni americains mais libanais.

Est-ce trop demander ?

Sandra Khawam

Élections et démissions ? Soyons sérieux… Issal Saleh

De nombreux souverainistes réclament soit la démission de Michel Aoun, soit la démission de Mikati, soit la démission des deux.
Et certains se paient même le luxe politique d’affirmer que si nous ne réclamons pas, en symbiose patriotique avec eux, la démission de Aoun, alors nous sommes responsables du chaos occasionné par la dhimmitude aouniste au Hezbollah et que cela signifie aussi que nous ne voulons pas sortir de l’hégémonie iranienne sur le Liban.
Nous serions des « traîtres patriotiques ».

Et pour sophistiquer le puzzle politique de la contestation patriotique, certains de ceux qui réclament la démission de tous, parlent d’élections comme si, une fois démissionnés, il pouvait encore y avoir des élections.
Un peu de sérieux.

Le Hezb-allah qui a imposé Aoun au bout de deux années de blocage anti-constitutionnel et qui a imposé tous les gouvernements depuis 2016 (et même avant), et qui d’autre part est en train de bloquer le gouvernement Mikati qu’il a lui-même imposé après une année de tergiversations calculée avec Hariri, ce Hezb-allah est capable d’imposer Bassil comme successeur de Aoun à la Présidence.
Même si Bassil est rejeté par la communauté internationale et marqué au fer de la corruption, et même si l’on trouve des alibis anti-constitutionnels du style (2/3 des députés doivent voter, ou autre article quelconque….), cela ne gêne en rien l’élection de Bassil car rien n’a été fait dans les règles constitutionnelles depuis des années et la mascarade autour de la Justice qui se fait actuellement en est la preuve.

La Constitution pour le Hezb-Allah, ce sont ses miliciens.
La Constitution pour les Aounistes c’est leur alliance avec la milice.

D’autre part toutes les initiatives politiques du Hezb-allah ont toujours en filigrane l’isolement du Liban de la légalité internationale pour y faire régner la légalité des Pasdarans.
Donc ne pas appeler à la démission de Aoun alors qu’il est en fin de parcours n’est pas une preuve d’immaturité politique mais exactement le contraire : Nous ne voulons pas courir le risque d’obtenir Bassil en cadeau de fin de règne de Aoun pour six années supplémentaires.

Nasr-allah le ferait élire sans état d’âme.
Et ceux qui ne seraient pas contents, seront envoyés avec un billet simple rendre visite à Lokman Slim.

Demander la démission du gouvernement Mikati (C’est ce que fait le Hezbollah en fin de compte car le blocage est une démission déguisée), c’est jouer le rôle de la milice iranienne.

D’autre part, beaucoup s’accordent à dire que le Huit-Mars voudrait pouvoir annuler les élections parlementaires.
Alors que ces génies de la politique m’expliquent pourquoi est-ce que l’on lui faciliterait la tâche en demandant une démission du président et du gouvernement !

Supposons que l’on y arrive, à faire démissionner et Aoun et Mikati : (ce qui est impossible) : alors plus d’élections et la dynamique populaire développée durant ces deux dernières années verra son élan brisé par la remise à zéro des compteurs sans que l’on puisse avoir aucune chance d’inverser le processus.

D’autant plus que, refusant la résistance armée contre les milices du Huit-Mars, et prônant uniquement la voie pacifique constitutionnelle, comment peut-on nous-mêmes tout faire pour éliminer les élections parlementaires ?

Mettons toute notre énergie dans les élections et on aura alors une vision pour poursuivre notre lutte.
Car nous avons une arme indestructible qui s’appelle le PEUPLE.

Eux et nous. Sandra Khawam

Selon les études théologiques poussées Hezb, les victoires en chaîne depuis 2006 contre l’Etat hébreu aurait placé le Liban tout en haut du podium de la félicité . Nous devrions nous contenter du bonheur de nager dans un océan d’amour-propre ( karamé) inégalé, qui ferait rougir de honte les pays arabes traitres à la cause palestinienne et collaborateurs des sionistes. Des héros, martyres, se sont sacrifiés pour nous , tandis que nous, peuple ingrat nous lorgnons sans cesse vers notre voisin du sud. Serions-nous devenu un peuple envieux et jaloux ?


Il faut dire que ces voisins, battus à plate couture, semblent se porter à merveille. Quand notre livre pique du nez depuis 2 ans, sa monnaie,elle, atteint son plus haut niveau depuis 25 ans. Rien qu’en 2021 sa valeur a augmenté de 20 %. La notre est en chute libre. Mais on ne va pas être jaloux pour si peu.


Oui mais si leur monnaie grimpe c’est bien parce que cet innomable voisin remporte des succès économiques remarquables dans les domaines de la technologie et de l’énergie, et ce depuis 25 ans. De l’autre côté de la frontière ,en terre hezbo, l’ingéniosité et l’énergie que déploient les barbus pour nous ramener au chauffage au charbon sont tout aussi remarquables. Après tout, le charbon de bois est utilisé depuis la préhistoire pour dessiner et dans l’Antiquité, les charbonniers  savaient qu’il fallait chauffer le bois à une certaine température, pas trop élevée, et en évitant de l’enflammer, pour avoir un charbon de bonne qualité. Et ça nous le savons. 92 incendies comptabilisés en 48 heures ont fait du Liban vert une gigantesque charbonnière. De quoi alimenter les soubiyas dans toutes les chaumières  pendant les longues soirées d’hiver et faire taire la colère du peuple.
Pendant que les va nu-pieds seront occupés à ramasser le charbon et couper du bois sous l’œil morne et glauque du ministre de l’agriculture, leur ministre de la Défense à eux a inauguré lundi dernier le tout premier pavillon national lors de la 17e édition du salon aéronautique de Dubaï avec la participation des entreprises de la défense nationales.
L’aéronautique à la libanaise se résume à des avions israéliens qui survolent notre pays à basse altitude avec menaces de bombardement en guise de représailles au cas où une chèvre ou un berger se seraient égarés dans les hameaux de Chebaa.


100 000 missiles , des milliers de chemises noires , des dizaianes de monologues à l’index levé n’ont toujours pas libéré 1 cm 2 de la Palestine mais vont finir par libérer le Liban des libanais.

Crédit photo : Le pavillon d’Airbus au salon aéronautique de Dubaï, le 14 novembre 2021. Photo GIUSEPPE CACACE / AFP

LE TRISTE SORT DES PÈRES DES PEUPLES. ISSAL SALEH

Jusqu’avant sa mort, Staline se croyait immortel et adulé par son peuple. Quelques jours après son décès, sa dictature était condamnée par Kroutchev, et les Russes réalisaient l’ampleur phénoménale des crimes du Père des peuples.

Jusqu’avant sa mort, Ceausescu se croyait adulé par son peuple et par l’armée, et cette dernière, qui a fini par réaliser l’ampleur du mouvement populaire contre cet autre père du peuple, décida de porter le coup final et le fusilla dans une cour isolée du monde.
Il mourut avec sa femme comme Mussolini mourut avec sa maîtresse, pendus à des crochets de boucher.

Jusqu’avant sa mort, Khazafi disait : « La révolution, c’est moi ». Et il avait le droit absolu de décision sur un peuple entier….qui a fini par décider différemment.

L’abominable Saddam qui envoyait à la mort les députés qui lui déplaisaient, en prononçant leurs noms avec un cigare à la bouche à la tribune même du Parlement et qui faisait enlever des femmes pour les « honorer » selon le rite baassiste, a fini au bout d’une corde minablement.

Et la liste est très longue des dictateurs ayant terminé leur vie autrement qu’ils ne s’y attendaient.

Cent mille tueurs à 400$/mois ne pourront arrêter 1000.000 de Libanais à 600.000 LL/mois et 2.000.000 de comptes bancaires bloqués par la terreur économique et militaire imposée par le Hezb-allah et ses alliés Aounistes.

Que notre père du peuple local ne se fatigue pas à réfléchir sur son avenir. Il ne sera pas plus brillant que la longue liste des pères passés.

Nasr-allah et son bureau politique de criminels déguisés en administrateurs n’ont aucun avenir au Liban.
L’avenir est à nous.
Et il a déjà commencé.

AÏN EL REMMANE OU OUYOUN AL SIMANE, MÊME COMBAT. ISSAL SALEH

Le hezb-allah négocie depuis des décennies avec ses coreligionnaires en utilisant les voitures piégées et les balles furtives, et il ne comprendra jamais le langage de la coexistence pacifique intercommunautaire ou de la voie démocratique comme terrain de discussions entre partis d’une même nation.

Le Hezb-allah n’a pas de nation, pas de système institutionnel à respecter, pas de constitution comme référence comportementale, pas de système judiciaire.

La nation du Hezb-allah est uniquement celle du croissant chiite perse.
Son système institutionnel est sa milice.
La Constitution du Hezb-allah est celle de Wilayet El Fakih.
La justice du Hezb-allah se situe au bout de son fusil.

Le Hezb-allah n’est pas un ennemi commun que l’on combat à armes égales politiques.
C’est un système du crime et de la terreur que l’on combat par une résistance civile massive, permanente, dans les rues et les montagnes.
Plus aucun crime ne doit rester impuni.
Il n’est pas normal que Farés SOUEID ait aujourd’hui déclaré devant une chaîne arabe qu’il ne pouvait être présent physiquement à une interview car la situation sécuritaire est très inquiétante.
Et c’est le cas de nombreux souverainistes.

Le Hezb-allah, par ses menaces, ses déclarations mensongères sur Al Akhbar et Al Manar et ses interventions physiques sur le terrain, que ce soit à Aïn El Remmané ou Ouyoun El Simane, nous ramène à la période de 2005-2013 où les assassinats qui lui sont attribués faisaient la pluie et le beau temps.
Cette fois nous disons non.
Nous ne pouvons laisser impunie aucune intervention illégale ou criminelle du Hezb-allah.
Comme à Aïn El Remmané.
Les héros de Aïn El Remmané ont montré le chemin à suivre.
Défendons-nous spontanément, par réaction instinctive, devant le crime.
Restons dans la légalité de la défense légitime.
Nous ne voulons pas créer de milice, mais nous ne voulons pas laisser les tueurs de Nasr-allah s’adonner au tir aux pigeons impunément, quand nous sommes les pigeons.

Nous avons perdu trop de dirigeants, trop d’intellectuels, trop de souverainistes.
Nous ne pouvons accepter passivement que Nasr-Allah ouvre une nouvelle saison de la chasse illégale.
Trop c’est trop.
Le premier qui ouvre la chasse, l’ouvre pour tous.

Le Hezb-Allah est un parti terroriste et il ne peut comprendre la nécessité de dialoguer.
Pour lui dialoguer signifie obéir à ses directives, comme il obéit à celles de Khamenei.

La « Table de Dialogue » (Tawilet El Hiwar) fut un immense carnaval où nous perdîmes notre temps à parler aux sourds de concepts qu’ils ne veulent pas comprendre et montrer aux aveugles des choses qu’ils ne peuvent concevoir.

La « Stratégie de Défense » fut une mascarade où la seule stratégie fut la défense des armes du Hezb-allah sous la bénédiction des opposants de quatorze mars. Donc nous.

Les Aounistes et les Pasdarans libanais ont la même conception de la démocratie et du partage du pouvoir : tout doit rester sous leur domination.

Après le « dégagement » des Syriens en 2005, et la victoire électorale par l’obtention de la majorité en 2009 pour le quatorze mars, la première initiative aboutie fut la résistance spontanée de défense des habitants de Aïn El Remmané.

La justice populaire est née ce jour-là pour la première fois depuis 2005 au Liban.
La justice « judiciaire » est morte ce jour là, pour la centième fois au Liban.

Aujourd’hui à OUYOUN EL SIMANE, ils s’en sont tirés à bon compte.
Plus on les laissera faire, plus ils en feront.
Derrière chaque rocher doit se tenir la justice populaire.
Nous devons refuser le chantage de la terreur.
Plus aucun assassinat ne doit rester impuni.
Il faut mettre le Hezb-Allah dans la situation où tuer n’est plus une promenade le long d’un fleuve tranquille.

La grande invasion, la grande évasion. Issal Saleh

Quelques platitudes pour commencer :

Le Hezb-allah a commencé sa conquête du Liban pour l’intégrer dans le croissant chiite iranien depuis 1983, avec les voitures piégées contre les forces de la paix des USA et de la France afin d’éloigner du Liban toute force qui pourrait mettre des entraves au projet iranien.

Deux grands drames au Moyen-Orient ont permis de vider l’espace au profit des Ayatollahs :

(1) Celui de la destruction de l’Irak par Bush (nous ne regrettons pas la pendaison du monstre Saddam et espérons un jour celle de son pendant syrien, mais le regrettable est la déstructuration de l’armée et de l’administration iraquiennes alors existantes qui a permis au chiisme conquérant iranien de réorienter le chiisme irakien assoiffé de nouveaux pouvoirs inespérés).

(2) Celui de l’invasion du Liban par l’armée israélienne, qui s’est terminée par la destruction (heureuse) de la milice palestinienne établie en État dans l’Etat, mais qui a permis alors la montée en flèche (malheureuse) de la milice des Pasdaran folle de joie de se retrouver en zone “libérée” par Tsahal.
Le Hezb-allah a alors éliminé toute résistance libanaise à l’invasion israélienne (centaines de militants de l’ancien Mouvement national auparavant pro-palestinien dont douze responsables du PCL et de nombreux responsables de AMAL dont Daoud Daoud), pour pouvoir prétendre à s’ériger en glorieuse résistance islamique chiite contre Israël qui, indirectement, lui avait libéré la place et permis son développement.
Cela lui a ouvert la voie pour remplacer la formule de “l’Etat dans l’Etat” palestinien par la formule de “l’Etat dans l’Etat” iranien.

Le drame du Liban est que des Libanais ont permis la première formule palestinienne et des Libanais ont permis la seconde formule iranienne.
C’est notre grande différence d’avec le peuple israélien : les Israéliens ont tout détruit autour d’eux pour construire un État, les Libanais ont tout détruit chez eux pour détruire leur État.
Alors que nous avions, comme les Israéliens, la même structure d’éducation scientifique, de support international, de capital humain dans l’émigration, de réussites individuelles dans tous les domaines dans le monde entier…..
Deux peuples qui se ressemblent mais qui ont obtenu des résultats totalement opposés.
Nous sommes des loosers.

Je ne reviendrai pas sur la longue et patiente conquête de tout l’édifice libanais par la milice iranienne de 2005 à 2021, bâtie sur les assassinats, les coup d’Etat, les mensonges, la mauvaise foi, la servilité envers l’Iran des responsables du Hezb-allah.

Nous sommes arrivés à un stade crucial de notre aliénation : soit nous nous révoltons enfin sérieusement contre la milice terroriste et rejetons définitivement toute discussion ou alliance ou compromissions avec ceux qui ne souhaitent que notre subjugation, soit la phase finale de la conquête perse se conclura dans les conditions du hezb-allah associé au Aounisme qui a joué le rôle de tapis rouge aux conquérants tout au long de cette tragédie.

Pour compléter la conquête du Liban, il ne restait au Hezb@llah que deux secteurs à vaincre définitivement : la Justice (déjà aux trois quarts vaincue grâce à l’aide précieuse des Aounistes) et l’Armée (en position délicate car le chef de l’Armée est un Aouniste qui rêve, comme tout maronite, à la Présidence que le concurrent Bassil semble avoir des difficultés à s’assurer, et car les milices y ont peu à peu introduit leurs chômeurs, et que la crise économique frappe aussi, et dont le chef suprême (assis sur son trône) est un allié presqu’inconditionnel du hezb-allah).

L’Occident essaie désespérément de ne pas laisser l’Armée basculer dans le camp iranien.
Nous ne savons quelles promesses seront faites à son chef : le Trône ? la prospérité ? Un prix Nobel de la paix ? …..
À suivre.
Notre avantage c’est que le hezb-allah n’a plus rien à offrir (autre que mort et destruction) car ses sources financières libanaises se tarissent avec la ruine du Liban à laquelle il a très largement contribué, et que son capital Captagon est surveillé à toutes les frontières, et que ses succursales bancaires de Al Kard El Hassan sont en train d’être interdites dans le Golfe, et que l’Iran sous sanctions doit d’abord assumer ses révoltes populaires…etc…

Le Hezb-allah a mis longtemps avant d’arriver à détruire le système bancaire. Cela avait commencé, dès les premières mise en place des contraintes américaines contre le parti terroriste, par la bombe posée devant la Boom Bank à Verdun.
Puis le ministère “aouniste à vie” du ministère de l’Énergie a poursuivi le grignotage de toutes les capacités financières bancaires du pays avec sa grande réalisation aouniste de 40 milliards de dollars de pertes sèches.
Puis le système de subventions et l’énorme trafic frontalier monté scientifiquement par la milice iranienne a achevé nos finances disparues avec les produits subventionnés.
Ensuite le tandem Amal-Hezb/Allah a poursuivi avec la prise du ministère des Finances comme une reddition de Fort Alamo.
Les Finances se “confessionalisent” à l’image du pays et deviennent une exclusivité chiito-iranienne, alors que l’Énergie suit la même voie en devenant une exclusivité aounisto-iranienne.

Finances + Énergie se retrouveront dans un front commun lorsque le problème de Chebaa-marine sera résolu par les génies du Huit-Mars.
Il y aura alors répartition de la rente gazière entre Nasr-allah, Bassil, Berri et quelques affiliés.

La bataille est âpre quant à la justice.
Au dernier moment, après 215 morts et tout ce qui s’en est suivi, ce qui restait intègre dans le corps judiciaire refait surface et se lance dans la bataille, imprévue par le Hezb-allah et par les Aounistes qui croyaient qu’avec quelques centaines de Ghana Aoun bien positionnés ils avaient pu subjuguer la Justice.
Ainsi le marteau de quelques juges intègres se promet vouloir briser l’index de Nasr-allah.
Ce dernier est prêt à tout.
Nous aussi.

La tentative d’assassinat de Kazemi en Irak n’a pas donné des idées à Hassan l’incendiaire, car lui n’a pas raté sa mission en 2005 : il y est arrivé d’un coup avec 2 tonnes bien placées au lieu de ces trois drones sophistiqués et difficile à manœuvrer.
Peut-être que la prochaine mission a Baghdad lui sera-t-elle confiée ?
Devrons-nous en tirer fierté pour le savoir-faire 100% libanais ?
C’est bien le dernier savoir-faire qui nous reste dans ce pauvre pays, celui des voitures piégées à efficacité garantie par les experts du Hezb-Allah qui ont fait leurs études supérieures en explosions assistées à Téhéran.

Entre-temps nous assistons à un mouvement de grande évasion où les derniers des Mohicans libanais, lassés de subir ou de guerroyer, vont offrir leur savoir-faire scientifique ou administratif sur le marché du travail étranger.

Si l’on veut un jour pouvoir leur offrir la possibilité ou l’envie de revenir, il n’y a pas d’autre voie, comme nous l’ont appris ces trente années d’expérience avec le Hezb-allah (et surtout celles depuis 2005), que celle de renoncer définitivement à essayer de le « libaniser », comme nous l’avons trop souvent exprimé.
Un parti conçu et bâti pour écraser dans le sang tout sens de souveraineté ou d’indépendance ou de neutralité ou de liberté….ne peut être libanaisé lorsqu’il est iranisé dans ses gènes.

Cette étape est terminée.
Les erreurs s’arrêtent là et l’utopie avec.

Et quelques platitudes pour terminer :

Que nous reste-t-il à faire ?
Plusieurs politiciens et activistes très imprégnés du contexte libanais et impliqués dans la politique locale se sont posés la question et répondu avec plus ou moins de sophistication.

Moi, à mon humble niveau d’ancien émigré d’Afrique, inculte en Arabe, tout ce que je sais c’est que pour résister à la vague iranienne il faut farcir toutes les zones libres de centaines de milliers de tripodes pour casser cette vague.
Nous sommes les tripodes.
Et ça ne marche que si nous rejoignons le front souverainiste récemment créé contre le front iraniste (même si quelques fissurent commencent à apparaître derrière leur semblant d’unité huit-marsiste).
Nous n’avons pas d’autre choix que de tourner la page des rancunes ou des égos en ajoutant nos noms à ceux de la liste existante faite avec avec les Ahrar, les FL, les Kataebs, les Achraf Rifi, les Sayidet El Jabal et quelques centaines de groupes ou partis ou souverainistes indépendants.

Il est inadmissible que le Futur soit encore dans ses illusions. Hariri est inguérissable et depuis que Ahmad Fatfat l’a quitté, Allouche ne fait plus le poids.
Il n’en reste pas moins que le Futur, à travers des déclarations de divers de ses dirigeants, affirme les choses suivantes :
— Saad Hariri regrette amèrement son alliance avec Bassil (Allouche).
Ce que Geagea a fait récemment.
— Lors des prochaines élections, le Futur ne fera aucune alliance électorale avec le Hezb-allah et le Courant aouniste (Allouche et autres)
— Aussi lors des élections, le Futur est prêt à étudier son rapport avec les FL dans certains cas.
Seule sa base de masse réveillera Hariri.
Sinon il dormira à jamais en politique.

Joumblat reste désespérant.

Mais il y a des centaines de souverainistes qui continuent à travailler seuls comme si le danger pouvait être écarté par des résistances solitaires.

Le monde occidental est hésitant et ne montre pas que nous sommes une de ses priorités, malgré quelques marques de sympathie de temps en temps (support à l’Armée libanaise, rappel de la 1559 ou de la 1701 par esprit de solidarité mais sans réelles mesures de mise en application, visites de courtoisie….).

Nous avons passé 16 années à dénoncer les armes illégales du Hezb-allah alors que les armes légales du Liban étaient autant au service du Hezb-allah que les armes illégales. Nous sommes utopiques.

Vous nous dites désormais qu’il faut faire de la résistance au Hezb-allah.
Très bien. Mais que veut dire résister ?
Ils sont déjà dans nos rues, dans nos maisons, dans nos comptes bancaires, dans nos universités, dans nos hôpitaux, dans notre palais de justice.
Ils sont partout maîtres des lieux.
Quelqu’un peut-il nous expliquer comment et avec quoi nous allons mettre en œuvre le mot d’ordre : résistance au Hezb-allah.

Nous ne pouvons nous contenter de vous entendre faire de belles analyses sur les chaînes de télévision ou écrire des articles approfondis sur les raisons de notre misère.

Nous attendons de vous non seulement une position commune et combattive par rapport aux prochaines élections, mais aussi un programme politique de lutte contre l’hégémonie militaire du Hezb-allah, un programme où les concessions n’existent plus.

Berri se distanciera peu à peu de Nasr-allah s’il comprend que nous avons changé la donne et que ses miliciens auront à payer le prix de leurs crimes.
Allumons des bougies pour éclairer les nuits éternelles de nos martyrs. Chantons des chansons pour faire du bruit sur leurs tombes. Prions ardemment pour rassurer nos consciences. Insultons en vain le tandem qui nous a soumis.
Mais passons à l’acte.

Résistance + Front = Front de la résistance au Hezb-Allah.
Un programme de lutte.
Un programme de reconstruction.

Alors please, messieurs les derniers souverainistes qui parlez si bien de souveraineté, seuls vous n’y arriverez pas.
Ensemble, ce ne sera pas simple mais ce sera possible.

Il faut oublier les griefs personnels car le danger du Hezb@llah, qui n’a pas dit son dernier mot sur l’échelle de la terreur, est sans limites.

J’ai épuisé la liste de mes platitudes.

L’affaire Labaky. Sandra Khawam

La condamnation à 15 ans de réclusion criminelle de Mansour Labaky prononcée le 9 novembre par la justice française a fait couler beaucoup d’encre chez certains et enfermé dans un mutisme d’autres. Un mal qui dérange, perturbe qu’on ne peut ni dénier ni accepter.
La pédophilie a toujours existé et dans tous les milieux socio-culturels, au Liban comme dans n’importe quel autre pays. La souffrance psychique engendrée est sans nom et retentit sur tout le développement de l’enfant. L’enfant abusé a subi une effraction et se sent dépossédé de son corps qui ne devient plus qu’une chose malmenée. Et il éprouve le sentiment d’avoir été sali ou contaminé avec l’impossibilité de se purifier. Son estime de soi est atteinte et les dégâts sont immenses. Même quand il sort de son silence et partage son expérience, il lui faudra des années d’ accompagnement pour se reconstruire.
Voilà pour la triste histoire que subissent des millions d’enfants. Une étude sociologique au Liban faite il y a 15 ans faisait état de 11% d’abus chez les enfants, l’abus principal dans la grande majorité des cas est perpétré par un adulte proche de l’enfant, souvent de la famille ( père, oncle, cousin …).
Il est notoire que les pédophiles sévissent dans les milieux où se trouvent des enfants ( écoles,  centre sportifs, colonies de vacances et centre de catéchisme). Des écoles publiques laïques en France comme dans l’Eglise ont fermé les yeux sur des abus sexuels . Des mères ont accepté les abus sexuels des pères et conjoints sur leurs enfants. C’est dire que toutes les structures quelles soient laïques ou religieuses attirent les pédophiles.
Est-ce pour autant qu’il faut fermer les écoles, l’Église de Rome et abolir la cellule famille et confier nos enfants à des éducateurs/ psychologues triés sur le volet? Non.
Cependant, tout criminel doit être jugé pour le crime perpétré contre des enfants. Le criminel en premier lieu et ceux qui sont de connivence et qui le couvrent selon le code pénal.
Aucune compromis, aucune compromission mais aucun amalgame non plus.

IL FAUT COUPER LE CORDON QUI VOUS LIE AU HEZB-ALLAH. ISSAL SALEH

Messieurs Hariri et Joumblat, seize longues années de compromissions inutiles et de renoncements insensés vous ont été très mal récompensées par votre allié occasionnel devenu allié décennal.
Cet allié obligé a été mis à l’index du monde entier et vous avez jusqu’à ces jours-ci, envers et contre tout, continué à vouloir gouverner avec lui, tout en vous étonnant d’être lâchés par les pays du Golfe.

Vous n’avez tiré de cette soumission aux armes et au crime que le mépris et la non reconnaissance du Hezb-allah et de ses suiveurs.
A tel point que votre nouveau gouvernement que Nasr-allah a imposé est de nouveau bloqué. Il est difficile d’imaginer un mépris plus grand envers vos soumissions permanentes.
Il est temps de comprendre qu’il n’y a pas de voie possible avec les fanatiques de l’Iran dans le sauvetage du Liban.
Tout comme les assassins ne peuvent être les juges, comme cela est devenu la tendance après que le tandem CPL-Hezb.allah ait mis une grande partie de la justice sous son emprise, les destructeurs du Liban ne peuvent prétendre le sauver.

En principe, après le blocage du gouvernement Hariri pendant une année, puis après le blocage récent du gouvernement Mikati par le Hezb-allah, après les réactions insensées de Naïm Kassem et de Raad, et enfin après la réponse innommable du Cheikh Kabalan au coup de gueule de Joumblat contre le Hezb-allah, nous nous attendrions à ce que le Futur et le parti de Joumblat aient enfin compris qu’il ne sert strictement à rien de faire des concessions au parti iranien car il en exigera toujours plus, ni de s’aplatir car il vous marchera dessus, ni de discuter car il ne sait que mentir, ni de signer des accords car il n’en a jamais respecté un seul, ni de reporter diplomatiquement à plus tard la décision à propos de ses armes car à chaque fois il nous a écrasés en les utilisant contre nous.

Il faut croire qu’il nous traite tous de sionistes car ça lui donne une bonne raison de nous assassiner ou de faire ses guerres internes contre nous.

Étant donné que nous savons pertinemment que le Hezb-allah est derrière tous les assassinats au Liban sans exception, et étant donné que la dernière tentative d’assassinat qui s’est faite contre le premier ministre irakien El Kazimi car il remettait en question la domination iranienne sur l’Irak, prouve qu’il est évident que le Hezb-allah y aura recours sans hésiter au Liban s’il pense que son emprise sur notre sort est en danger.
Rien ne l’arrêtera.
Le Hezb-allah a été formé, équipé et financé pour imposer la prédominance iranienne au Liban, quitte à massacrer des milliers de patriotes libanais souverainistes.
Et il y est arrivé.

Le grave incident diplomatique avec l’Arabie et les UAE du Golfe, cadre très bien avec la stratégie du Hezb-allah : isoler le Liban du monde entier pour mieux le garder dans le giron iranien.
D’autre part le fait que les centaines de milliers de Libanais travaillant dans le Golfe soient mis dans une position très délicate et inquiétante pour leur avenir, cadre aussi parfaitement bien avec la stratégie de paupérisation du peuple libanais car c’est en le rendant misérable que le Hezb-allah pense mieux le dominer et l’intégrer au croissant iranien.

Toutes les stratégies ecomomiques du Hezb-allah vont dans ce sens : ruine assurée à travers le trafic à nos frontières, coupure avec le monde économique étranger, fuite organisée des dollars de la clique à Bachar, soutien total aux gangs politiques organisés dans une corruption d’Etat, création d’une Chebaa marine jusqu’à épuisement du secteur 9 gazier….
Dans le même temps, facilités douanières et bancaires à la communauté chiite pour lui atténuer les retombées « collatérales ».

Ce fut une ineptie qui a duré quinze longues années que celle de s’être assis à la même table et participé aux mêmes gouvernements que ceux qui nous imposent un code de conduite : Tu m’obéis ou tu meurs.

Le Futur et le PSP n’ont d’autre choix que celui qui s’impose aujourd’hui à eux après tant de fiascos : rejoindre sincèrement et sans ambiguïtés électoralistes le Front de la Souveraineté, tout en comprenant bien qu’il n’y a plus aucune possibilité de faire marche arrière pour de nouvelles tentatives d’amadouer le Hezb-allah dans certains cas, électoraux ou autres.
Joumblat doit arrêter d’avoir peur car c’est exactement la stratégie de Nasr-allah, faire peur pour mettre à genoux.
Hariri doit arrêter de croire qu’il a raison en se soumettant car cela lui a causé énormément de torts et éloigné de lui nombre de ses partisans.

Sinon vous deviendrez des partis sans base de masse ou complètement coupés des désirs de vos communautés respectives.
Ce qui est presque le cas aujourd’hui.