Le masque de la résistance

Il est quand même incroyable que des libanais au QI juste moyen puissent croire ,en 2022, qu’un groupe armé soit considéré comme un parti politique ( surtout quand il n’est même pas enregistré comme tel) non comme une milice, qu’ils trouvent normal que cette milice puisse présenter des candidats aux élections et que cette procédure s’appelle “démocratie”.

Voilà comment, par glissement de la pensée, des individus membres d’une organisation hors-la-loi  siégent au parlement, lieu où les lois sont votées et supposées être appliquées.

Poussons plus loin la pensée et par une entorse cognitive,  supposons que cette milice soit une résistance. Très bien. Sauf qu’une résistance par définition ne peut pas non plus se soumettre à la loi, puisqu’elle a besoin pour agir, pour “libérer le pays”, d’une marge de manœuvre qui fait fi des lois établies.

Ensuite, une résistance se déploie au front en danger pour protéger le pays des attaques de l’ennemi ,pas sur tout le territoire en attaquant des civils pour le plaisir d’étaler sa force ,d’intimider les populations et d’envoyer des messages aux adversaires.

Et pour terminer,  une résistance ne peut être créée que quand l’armée par suite d’un conflit militaire s’est effondrée et n’existe plus.
A part en Iran, on n’a jamais vu dans l’histoire une armée concurrencée par une milice . Pour être précis les milices américaines de type “garde nationale” ont une compétence locale stricte et ne sont utilisées qu’en cas d’insurrection.

Ce, sans même évoquer le délire de ceux qui croient que des mercenaires au service de l’étranger veuillent protéger les droits des autochtones, ce dernier argument, dépassant la bêtise, et confinant à la psychiatrie.

Sandra Khawam

Résistance au Hezb@llah. Issal Saleh



Si l’on admet que nous sommes un petit pays avec un grand peuple, et si l’on constate qu’après 60 ans de dictature stalinienne, une quinzaine de pays libérés ont choisi l’Europe et l’Otan, alors on peut comprendre qu’après 30 années de dictature syrienne puis iranienne, l’on ait définitivement choisi la Neutralité.
CHOISIR LA NEUTRALITÉ C’EST CHOISIR LE MONDE.
La Neutralité est notre Europe à nous, faite pour les petits pays.
Pour l’obtenir nous devons passer par le filtre de la 1559 et, comme l’Europe a compris l’Ukraine grâce au courage des Ukrainiens, l’Europe et le monde devront nous comprendre, mais pour cela il faudra étaler notre propre courage sur la table onusienne.
Les multiples contradictions d’intérêts dans le monde se sont exacerbées avec l’invasion de l’Ukraine considérée par tous comme la grande folie du XXIème siècle.
Nous tirons une première leçon de cet état du monde : c’est que seuls les peuples qui se battent et résistent peuvent faire entendre leur voix. Le peuple Syrien avait bien commencé mais il a été rongé de l’intérieur par le développement de l’islamisme du type Daech et équivalents.
Le peuple syrien n’a pas perdu seulement à cause de la bêtise sidérale d’Obama en stratégie mondiale mais aussi à cause des organisations terroristes bassistes, islamistes daechiennes, ou islamistes Hezbollahyennes, ou iraniennes.

Au Liban les camps antagonistes sont plus marqués : d’une part le camp souverainiste, partisan de la neutralité d’un Liban ouvert au monde entier et dont la modestie géographique serait la force, et d’autre part les “Wilayet-El-Fakihistes” alliés à des dhimmis défaitistes et opportunistes locaux comme le Courant patriotique libre ayant trouvé sa voie dans le slogan : un peu de pouvoir chrétien sous le parapluie iranien, tout en ayant occulté le comportement dictatorial et théocratique de l’Iran dans son nouvel empire arabe.

La résistance au Hezb@llah et à l’Iran peut prendre de multiples formes : Élections législatives, syndicales, régionales, mouvements de masse, pressions internationales, refus de compromissions, rejet de tout dialogue sous la menace, refus de gouvernement d’union (après 15 ans d’échec), refus de débats télévisés avec des Aounistes ou des chefs miliciens du Hezb@llah dont la première phrase sera un mensonge grossier, dont la seconde phrase sera une insulte et dont la troisième phrase sera une menace.
Jusqu’à ce jour nous participons à des débats avec les pires représentants de la Syrie et de l’Iran au Liban.
Dans quel but ? Quel intérêt y-a-t-il à mener un débat avec Ely Ferzli ou Brahim El Amine ou bien un Aouniste comme Alain Aoun ou Brahim Kanaan qui ont définitivement occulté l’histoire politique et militaire de leur général qui a mené le pays au désastre et qui a décidé d’épouser en mariage maronite le Hezb@llah pour rester sous le dôme de protection des assassinats d’opposants.
On ne discute plus avec ceux qui ont sur les mains le sang de nos meilleurs représentants, de Hariri à Lokman Slim. Nous avons perdu quinze années de vaines discussions avec le révolver sur la tempe.
CE N’EST PAS LA FAUTE AU RÉVOLVER.
C’EST LA FAUTE À LA TEMPE.

Partons de quelque principes admis par presque tous :

(1) Inutile de nous investir dans la justification. Les discours des Aounistes, de Raad, Naïm Kassem, Cheikh Kaouk,…sont notre publicité. Leur folie est dans chacun de leurs propos. Ils signent leur défaite avec le sang de leurs bêtises.

(2) Les Ukrainiens nous ont appris que le désespoir fait le jeu de l’ennemi. Nous saurons imposer le désarmement dans des zones libérées des milices sous contrôle de l’Armée. Nous ne laisserons pas l’Iran nous écraser. Nasr@llah, un utopique de théâtre.

(3) On ne peut pleurer sur notre sort et boycotter les élections. Ne leur offrons pas ce qu’il n’ont pas encore pris. Car en plus du 1/3 de blocage, ils se retrouveraient avec 2/3 du Parlement. Adieu Taëf, adieu 1559, adieu 1680, adieu 1701. Ce serait Iran 100%.

(4) Pour justifier Poutine, certains disent OTAN, et citent Pologne, Hongrie, Bulgarie….Mais ils oublient que 60 années de dictature soviétique ont mené ces pays à ne voir leur salut que dans l’OTAN et l’Europe. Ils connaissent Poutine de l’intérieur comme on connaît Nasr@llah et Bassil de l’intérieur. Combattons-les comme ils nous combattent. Et s’ils nous acculent au choix de nous défendre ou de disparaître, alors comme le dit Elie Mahfoudh clairement et d’autres plus indirectement, nous nous défendrons.

(5) Le plus important n’est pas de perdre ou de gagner une quelconque bataille. Mais de se battre avec toujours l’adhésion aux principes de base : désarmement des milices, neutralité, souveraineté. Gagnons le respect du monde.

(6) Les élections sont une des formes de résistance constitutionnelle au Hezb@llah. Ne pas voter c’est offrir les 2/3 du Parlement à l’Iran qui en changera constitutionnellement la Constitution. Chaque chose en son temps.

(7) Des listes communes avec des candidats du Hezb@llah, du CPL, de AMAL, du PSNS ou des Marada sont des listes nécrologiques du Liban. On a mis trop longtemps à le comprendre. Même si l’on perd, au moins ce sera dans l’honneur souverainiste.

(8) On ne fait pas de stratégie de défense avec des miliciens. On ne fait pas de gouvernement d’union avec des tiers de blocage. On ne dialogue pas sous la menace. On ne s’assied pas avec ceux qui nous assassinent pour le pouvoir.

(9) Les deux concepts «Stratégie de défense» et «Table de dialogue» sont ceux qui ont amené le Liban à devenir un pays sans défense et sans dialogue. Ces deux concepts ont été le mensonge du tandem Aounistes/Hezb@llah. Ne refaisons pas les mêmes erreurs.

Après les élections et quel qu’en soit le résultat, il nous faudra réapprendre à nous battre et à comprendre la priorité de la lutte contre les milices et contre la main-mise iranienne sur le Liban en soutenant ou rejoignant les Fronts formés récemment dans cet esprit : Conseil national pour la levée de la main-mise iranienne sur le Liban (Ahmad Fatfat, Farès Souhaid, Moustapha Allouche, Ali Hamadé, Andraos….), le Front souverain (Forces libanaises, Ahrar, Achraf Rifi….), le Front fédérateur (Walid Farès, Regina Kantara, Ralph Sioufi….), et de nombreux autres personnalités ou groupes souverainistes (Elie Mahfoud, Tony Abi Najem, Akram Rabbah….).
Nous avons les dirigeants, les catalyseurs, les intellectuels, les politiciens, les partis avec qui mener ce combat.
Nous avons perdu trop de temps à jouer dans la cour de l’ennemi.
Défendons notre propre cour.
Le mot d’ordre principal et admis par tous est la 1559. Certains préconisent de travailler à l’appliquer sur tout le pays. D’autres préconisent de l’appliquer sur des « zones libérées » du pays, sous supervision de l’Armée, en attendant. Mais les seconds ne sont qu’une étape des premiers. Donc il n’y a pas de contradiction essentielle entre le Conseil National et le Front fédérateur.
Tous les Fronts veulent la même chose : se libérer de l’emprise iranienne et de la dictature du Hezb@llah. Ne perdons pas l’occasion d’être d’accord sur le fond.
Les ennemis de l’intérieur (CPL et Hezb@llah) sont aussi dangereux que les ennemis de l’extérieur (Iran, Syrie, Israël).
Avec l’Iran et Bachar il n’y a qu’une seule solution : vaincre.
Avec Israël le seul vrai problème qui reste en suspens est celui de la frontière maritime, car nous ne pouvons plus nous payer le luxe, étant nous-mêmes plongés dans le gouffre, d’idéaliser la libération de la Palestine. Nous sommes pour les deux États et soutenons les Palestiniens dans leurs lutte. Mais pas plus qu’ils ne nous soutiennent dans la nôtre contre les milices iranienne (Hezb@llah) et syrienne (PSNS).
Le reste viendra avec.
Autrement dit il y aurait une solution si nous suivions le cours de l’histoire comme la plupart des pays arabes l’ont fait : que chaque pays mette ses limites et trouve un terrain d’entente où la guerre ne serait plus d’actualité. Nous n’en pouvons plus de vivre dans l’attente d’une guerre avec nos voisins syriens ou israéliens.
Il nous arrive encore de ressortir le vieux slogan aujourd’hui déplacé qui dit :” Le Liban sera le dernier pays à signer la paix avec Isarël “.

Ce slogan est un héritage qui nous reste de l’accord du Caire où nous avions remis le pays à l’OLP et à la décision arabe concernant la “Palestine occupée “.
Nous nous sommes débarrassés des conséquences de l’Accord du Caire mais nous continuons à subir les retombées de cet accord en sortant ce slogan devant les instances onusiennes qui viennent tâter le terrain pour savoir si nous serions prêts à envisager des discussions de paix dans certaines conditions.

Pourquoi répondre “le dernier des pays arabes” alors que la majorité des pays arabes a déjà établi des accords de paix avec Israël ?
Les seuls pays arabes qui n’ont pas fait d’accord sont ceux qui subissent le joug iranien tels que l’Irak, la Syrie, le Yémen, le Liban.
L’Arabie saoudite ne s’est pas encore engagée dans un tel traité mais il ne faut pas oublier qu’elle a été au centre de la réunion des pays arabes en 2002 pour établir une feuille de route arabe pour cette paix.
Donc elle va se faire prier quelques temps mais devant l’agression continue de l’Iran et de ses bataillons des Houthis et du Hezb@llah, elle finira par envisager une forme d’accord avec Israël. Et ce d’autant plus que Biden est prêt à reconnaître les Gardiens de la Révolution iraniens après avoir reconnu les Houthis en tant qu’organisme non terroriste. Les actions agressives de l’Iran pousseront l’Arabie à envisager la paix avec Israël. Exactement comme l’agression permanente du Hezb@llah contre notre peuple nous mène à envisager une forme d’accord dans l’honneur avec notre voisin du Sud.
Donc, puisque nous tenons à répéter ce slogan à chaque fois que l’occasion se présente, nous sommes effectivement presque le dernier pays arabe à ne pas avoir signé d’accord avec Israël et nous pouvons désormais appliquer ce slogan et envisager les conditions d’une signature.
Ces conditions étaient déjà réunies en 1983 et votées par le Parlement libanais . Mais Amine Gemayel a eu peur de finir comme Bachir car les Assad l’auraient liquidé en cas de signature.
Ce ne sont pas les Chartouni qui manquent dans notre pays, et aujourd’hui ils s’appellent Hezb@llah.

Appliquer la 1559, c’est enlever au Hezb@llah les raisons factices de garder ses armes. C’est négocier avec l’ONU, non pas des conteneurs de farine ou du gaz, mais des conditions acceptables pour ne plus être en état d’alerte permanente avec Israël.
Pour cela nous devons, même si nous restons pessimistes quant au résultat, montrer que nous avons un plan de paix au lieu du plan de guerre du Hezb@llah et de l’Iran :

(1) Israël rend les fermes de Chebaa et les met à la disposition de l’UNIFIL jusqu’à ce que l’ONU confirme l’affirmation (journalistique) de Bachar que ces fermes sont bien syriennes.

(2) Israël abandonne toutes les parcelles encore occupées au Liban (Kfar Chouba….) et les rend à l’armée libanaise.

(3) Israël paie les 800.000.000 $ (négociables) de dégâts intentionnels occasionnés lors de bombardements ayant provoqué l’explosion des citernes de fuel et autres et condamnés par l’ONU.

(4) Israël accepte de négocier les frontières maritimes à partir de la ligne 29 quitte à ce qu’un accord redéfinisse la frontière définitive entre la 29 et la 23.

(5) Toutes les parties acceptent la résolution 1701.

(6) Réactualiser les points importants de l’accord de 1983 sans perdre de vue notre propre intérêt stratégique en tenant compte des développements de la région. (À définir).
Présentons-nous auprès de toutes les instances internationales avec un plan d’ensemble qui pourrait intéresser l’ensemble des partenaires, plutôt que des recollements partiels de frontières qui n’aboutissent à rien malgré des décennies de tentatives.
Alors ce sera une autre manière possible de remettre en cause les armes du Hezb@llah et de remettre le Liban sur les rails de la paix, condition de la prospérité.
Comme sont en train de le faire la majorité des pays arabes.
Comme l’Iran, le Hezb@llah ne trouve sa justification que dans le danger de la guerre ou le chantage de la résistance (Pour l’Iran, voir articles Toufic Hindi).
Ils tirent leur raison d’être dans le chamboulement des frontières, le désastre économique des nations soumises et les déplacements et repeuplement des populations exilées de force (sunnites en Syrie).
Personne ne semble vouloir nous aider, surtout après ce qui se passe en Ukraine.
Nous sommes devenus un grain de sable dans l’équation internationale.

Il faut dire à l’ONU : si vous êtes sérieux, voilà les conditions pour lutter contre les armes du Hezb@llah et la domination iranienne.
Ceux qui trouvent cela utopique devraient comprendre que ça ne l’est pas plus que de demander à l’ONU d’appliquer la 1559 sous chapitre VII.
Nous ne vivrons pas dans l’esclavagisme imposé par l’Iran.
Le Hezb@llah ne sera pas le “maître du Liban” comme le déclare Mohamad Raad.
Quoi qu’il en coûte.
En attendant de trouver mieux….

Ne me demandez pas à quoi ressemble ma maman.

Peut -on décrire le soleil,
Qui brille abondamment…
Peut on décrire la passion
ressentie par les amants…
Peut on décrire le printemps
le rossignol et ses chants…
Comment alors décrire une maman ?
Comment décrire une perle rare ,
Un arc en ciel qui jaillit d’un brouillard ,
Une rose sans pareil, au milieu des chars..
Comment décrire le bonheur
La grâce et la douceur
L’allégresse et la splendeur
Oh maman! ma seule richesse…
Mon idole ma princesse
Maman ma douce faiblesse
Mon diamant tombé d’un coffret
Toi qui illumines tous mes trajets..
Maman lorsque je t’embrasse
Tous mes chagrins s’effacent
Je t’aime minuit et midi
Auprès de toi je suis au paradis.

Reina Assoum / 8ans

Jus Post Bellum“Never do your enemy minor injury” – Machiavelli

There are three generally agreed-to legal and ethical frameworks for the conduct of war. They are Jus ad bellum, Jus in Bello and Just post Bellum. The first governs the decision to go to war, basing it on both ethical (just cause, last resort, right intention(s) and end game) and legal grounds; (deciding authorities and reasons.) The second governs the actual conduct of war, such as proportionality in the use of force, treatment of enemy soldiers and civil population, and trying to preserve or rather not destroy what does not constitute a legitimate target. The third is obviously concerned with the moral termination of war, including preventing repetition and making just reparations, as well as rebuilding, people and property alike.
Which brings us to the subject matter of this short take. The Stalinized Hit.ler that Putin represents is just another incarnation of wanton Evil which, if left on its own, knows no boundaries to the use of mass violence, including domestically. Ukraine is his fourth invasion of a foreign sovereign nation, and that’s without counting his military operations in Syria, which are better described as genocide operations. An astute critic will probably add Russia itself as his fifth, or rather first invasion, his terror rule over his mother country being nothing short of a 21st century tribute to his soviet criminal predecessors.
And so, tagging “Putin” as a wanted person being a just cause in itself, waging war indirectly against him by “defending” Ukraine is not only a just cause, but also one that must be pursued until its proper, post bellum ending. Ending in this context is not restricted to this specific adventure of Putin, but rather, all of his adventures. The MAIN moral objective of this war and the diplomatic efforts for a solution is not ending the conflict, nor achieving neutrality to Ukraine, let alone recognizing prior annexations (and thus serving Putin’s objective, even rewarding him for his wanton thirst for blood and power) nor cessation of military activities and unconditional retreat of Russian forces. Nor will material compensations and sanctions do. The duty of the free world is to protect itself, from modern-days (Stalinized) Hit.lers and Chamberlains alike. If it doesn’t do that, it will pay an even higher price, at one point or another, in the not too distant future.
Now the question is always with the “how”, and of course, nobody said it’s going to be easy. We start by dismissing all threats of nuclear war as a reason to cower down, they actually only constitute another reason to get rid of this madman and his cohort. Extensive efforts must be deployed in reaching out to each and every one of his subordinate generals (mostly those in charge of the nuclear arsenal) and have them understand that “they” are not under threat, nor is Russia, and the only objective is Putin himself and his corrupt circle of power. Perhaps even suggest for them to help in that regard. Further, severe sanctions and legal accountability (to remain diplomatically correct and avoid saying “individual targeting”) will focus on every single military person who presses a radioactive button, including small yield tactical warheads. We continue with a massive global psy campaign that also targets the Russian people, the Russian armed forces, and Putin’s own circle. This campaign will aim to cause attrition at both loyalty and moral levels, while also providing a clear and attractive view of a Putin-less world in general, Russia in particular. While all this is happening, unhedged military support for the Ukrainian armed forces is an absolute priority, yet without direct confrontation. The requested no-fly zone will pit NATO anti-access/ area denial assets directly against Russian vectors, and may be deemed as a direct attack on Russia by Putin’s generals. Instead, sophisticated SAM systems, coupled with hardened command and control systems, must be provided to the Ukrainian forces, as well as up-to-the-second situation awareness information. The flow of other assets, from military rations to anti-tank weapons, communication material, fuel and medical supplies must not be interrupted. Operational victories, such as allowing Mariupol to fall, must not be allowed. Moral letdown aside, they will free up Russian forces and allow the continuation of the military efforts in their areas, including the encirclement of critical cities and the cutting off of communication lines. Another critical point will be to preempt any attempt by Putin to ignite hot spots here and there, initiating small conflicts (including in Europe proper) in unstable regions, or commissioning terror attacks, as a means to ramp up negotiations. The end game of all this, coupled with increasing and more comprehensive sanctions, has one clear objective in mind: the total defeat of Russian forces in Ukraine, their forced (as opposed to negotiated) withdrawal back to Russia, the irreversible termination of a weakened Putin at the hands of both the great Russian people (his first and ongoing victim) and administrative establishment that will provide the critical continuum of governance to a 2022-worthy Russia. As Machiavelli once said, “never do your enemy minor injury”, and as we can project, knowing the deeply disturbed and criminal mindset of Putin, God help us if we stop short of his full termination.
Churchill famously addressed Chamberlain’s infamous and inept response to Hit.ler’s ongoing “neighborly” invasions once they reached Poland, which had a mutual defense agreement with the UK (and France) with this: “You had the choice between war and dishonor. You chose dishonor and you got war.” This brings us to US president Biden officially calling Putin a war criminal. This is a statement that cannot be retracted from or compromised about, regarding the incumbent course of action.
We still haven’t learned, have we? Evil must be confronted, head on, using the only language it speaks, without compromise. It is our legal and moral duty to do so, and we will pay an even heavier price if we don’t, or stop short of his full demise.

Georges Melhem

Le phénomène Poutine. Roger Bejjani

Il existe encore dans le monde une catégorie des gens qui est séduite par des personnages qui affichent à coup de montages publicitaires et de déclarations impétueuses une image de super héro indestructible proche du peuple contre l’hypocrisie et du draculisme mondiale représenté par les Etats Unis et l’Europe.

Ces gens-là sont les « idiots » de ce monde tandis que ce pseudo-super-héro c’est un mégalo-parano-despote-tueur.

Si nous demandons à ces « idiots » et surtout à ces « idiotes » émerveillé(es) par Poutine, les noms des dirigeants de la Suède, la Norvège, le Danemark, la Finlande, l’Estonie, la Lituanie, la Tchéquie, la Croatie, la Slovénie etc…. ces « idiots » ne les connaissent pas. Ils et elles n’ont que faire de serviteurs des peuples humbles, gris et discrets dénués de « charisme » dont le premier et seul souci est le bien-être et la sécurité de leurs peuples respectifs.

Ces « idiots » ignares fantasment sur leur Kardashian politique planétaire, à savoir Poutine : torse nu à cheval, pilotant un hélicoptère, en kimono de judo sur le tatami, se moquant d’Angela Merkel ou annonçant hors la loi les homosexuels. Ils et elles sont émerveillés par les boutades désinvoltes du nouveau Tsar, produit du KGB et de l’URSS, par sa détermination à se dresser en face des Etats Unis et de l’Europe, jugés par ces « idiots » de « faibles » en comparaison avec leur super-héro de la série Marvell.

Ces mêmes « idiots » jugent faibles et lâches l’OTAN, l’UE ou les Nations Unis ou même les Etats Unis.

Ils et elles avalent la propagande Poutine sans sourciller. La Géorgie, l’Ukraine et plus tard les nouveaux pays indépendants de l’ex URSS ou les pays satellites de cette dernière (qui n’existe plus) doivent se rendre à l’évidence de l’histoire et de la géographie et, malgré le choix clair des leurs peuples respectifs, revenir à la basse-cour du maitre du Kremlin.

Ils et elles (les idiots) n’ont que faire de la libre détermination des peuples ou des régimes élus démocratiquement. Leur héro du feuilleton de télé réalité ne peut avoir tort ! Il a quant même combattu à mains nues contre un ours.

L’ours (en papier) décide donc d’attaquer l’Ukraine et la remettre dans les rangs « naturels » derrière lui et l’intégrer dans son rêve qui consiste à la reconstruction de ce que fut l’URSS mais sans le Marxisme. Mais pourquoi donc la majorité des Ukrainiens (qui sont slaves ethniquement, tout comme les Russes, et qui parlent tous en plus de l’Ukrainien, la langue Russe) sont attirés comme un aimant par l’Europe occidentale et totalement révulsés par la Russie ? Tout simplement parce que l’Europe offre l’Etat de droit, la stabilité, la prospérité, la démocratie tandis que leur voisin du Nord Est, le grand ours et « frère » Russe, offre un régime autoritaire, oligarchique, tueur des ses opposants, qui ne produit rien de valable pour l’humanité à l’exclusion de ses ressources naturelles (pétrole et gaz).
Ce n’est pas une coïncidence si des dizaines de peuples slaves qui parlent le russe comme seconde langue ont déjà transbordé vers le navire affichant les couleurs de L’UE, l’OTAN et les Etats Unis.

Le wannabe Tsar Russe, Poutine, se retrouve encerclé dans la sainte Russie par à l’extrême Est, l’Alaska, à l’Ouest par l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne tapie derrière la Biélorussie, l’allié indéfectible de Poutine et au sud par l’Ukraine, la Géorgie, l’Azerbaïdjan et le Kazakhstan. Il faut comprendre l’ancien officier du KGB qui a assisté impuissant à Berlin Est en 1989 à la chute du mur de Berlin et plus tard à l’écroulement de l’URSS dont il est le plus fidèle produit. Il regarde avec amertume et rancœur tous ces ex-vassaux de son empire se ranger dans le camp de ce qu’il exècre le plus : l’Occident et ses valeurs. Il se sent trahi et humilié.

L’idée d’intégrer l’Europe des nations et mettre fin à la chimère destructrice de la guerre froide, ne lui vient même pas à l’esprit. Il refuse de croire ou accepter que les Etats Unis et leurs alliés Européens ont gagné la guerre froide. Il cherche le conflit et considère le monde comme la planche théâtrale de son show planétaire ou il va montrer aux « autres » comment les « vrais hommes » et vrais dirigeants » agissent. Pour lui, tout comme pour les « idiots » de ce monde, l’OTAN, l’UE et les Nations Unis sont de vielles organisations faibles qui manquent de mordants. Il interprète la « responsabilité » en « faiblesse ». Il oublie que les Nations Unis, l’OTAN et plus tard l’UE ont garanti un monde bien moins violent que celui précédant 1945 et que pour la première fois depuis 2000 ans l’Europe a connu 77 ans ininterrompues de paix, de prospérité, de stabilité, d’alternance démocratique au pouvoir et de justice sociale.

Ses prétextes quant à son invasion de l’Ukraine ne tiennent pas la route. Même si l’Ukraine rejoint l’OTAN, ceci ne veut certainement pas dire que des missiles balistiques à ogives nucléaires seront déployées sur son sol ! Ce dispositif nucléaire des années 1960 et 1970 est dépassé, vulnérable, couteux et donc inefficace. La dissuasion a désormais d’autres outils : principalement les sous-marins nucléaires indétectables lanceurs de missiles et les missiles de croisières lancés à partir de navires ou bombardiers invisibles (stealth). Par ailleurs, il n’y a pas de missiles balistiques nucléaires sur le sol de la Lettonie, l’Estonie, la Pologne et la Turquie, pays membres de l’OTAN qui encerclent géographiquement la Russie. Les seuls missiles déployés dans ces pays sont des missiles défensifs anti-missiles ou anti-aériens. L’argument premier de Poutine n’a donc aucun sens que ce soit du point de vue militaire ou du point de vue réalité.

La seule motivation pragmatique de Poutine est la suspension du pipeline sous-maritime (mer Baltique) de gaz naturel qui lierait la Russie à l’Allemagne (Nord Stream). Les Etats Unis et certains pays Européens ont peur de nouer la corde du gaz Russe autour du cou du vieux continent, devenant ainsi les otages d’un despote mégalo. D’où le gel du projet Nord Stream. A moyen terme, une alternative de pipeline subméditerranéen venant des pays du Golf, de la Libye et d’autres ferait mieux l’affaire de l’Europe. Entretemps le gaz russe arrive en Europe en traversant …..l’Ukraine et coûte à Poutine 3 milliards de dollars par an en droit de transit. Pour Poutine l’enjeu est simple : Placer un régime fantoche à Kiev et démontrer aux Européens qu’ils ont intérêt à refaire démarrer le Nord Stream puisque déjà il contrôle déjà le pipeline Ukrainien.

Cette considération de taille d’ordre géopolitique et économique additionnée à sa paranoïa vis à vis de l’encerclement de sa Sainte Russie, à son dédain de l’occident construite au cours de ses années au KGB et à ses mauvais calculs ont poussé le Kardashian Poutine à se lancer, tout comme Saddam 32 ans plus tôt l’avait fait, dans sa dernière aventure : l’Ukraine.

Contre l’attente des ses adorateurs « idiots » le chef torse nu à cheval se retrouve (a) ridiculisé et embourbé militairement 6 jours après son opération Ukrainienne, (b) soumis à une batterie de sanctions planétaires qui ont fait voler en éclat la bourse de Moscou et dévalué le Rouble qui devient désormais synonyme de « Rubble ».

Son premier signe de faiblesse était de brandir, quoique timidement, la menace nucléaire. Son roi pris en échec et mat, il essaie de bruler la maison comme dernier recours afin de capoter la partie d’échecs.

Poutine est aujourd’hui un des trois derniers principaux tyrans dangereux auprès de Kim Jong-un et Al Khamenei. Poutine sera soit liquidé par ses officiers ou renvoyé chez lui gentiment par l’Armée et le grand peuple Russe. Il n’y a plus de place dans le monde pour les tyrans irresponsables férus de télé réalité.

Soyons plus royalistes que le roi.Issal Saleh


Lorsque certains parlent de fédéralisme dans le but légitime de lancer une tentative audacieuse et désespérée pour sortir de l’écrasante étreinte des milices du Hezb@llah et d’Amal, H. Nasr@llah les accuse de vouloir la partition du Liban alors qu’il a déjà établi de fait cette partition, patiemment et méthodiquement, depuis le début des assassinats contre les premiers résistants à Israël issus du Mouvement dit National dans les années 83-87, puis jusqu’à celui de Lokman Slim, en passant par celui de tous ceux éliminés pour la cause iranienne de l’établissement d’une république islamique chiite du Liban au sein du nouvel ensemble formé par la république islamique iranienne « élargie ».

Cette minutieuse toile géographique a été tissée par l’araignée khomeiniste et comprend désormais le Sud-Liban de la frontière israélienne jusqu’à la banlieue Sud de Beyrouth et une partie de la Beqaa, toutes ces zones étant désormais non seulement sous le contrôle milicien du Hezb@llah et sous son administration directe mais aussi pratiquement interdites à ce qui reste de l’Etat libanais.

La partition est déjà réalisée mais nous n’avons pas le droit de parler de fédéralisme.
La milice de Nasr@allah est aujourd’hui capable d’armer ses fusées de têtes intelligentes et de produire et même exporter des drones made in Lebanon au même titre que le Captagon.
Son armée de « cent mille soldats de dieu » serait devenue plus puissante que l’armée libanaise et Nasr@allah nous menace de « Je vous tuerai, je vous tuerai, je vous tuerai » si nous faisons allusion à ses armes illégales.

Plus rien n’est illégal dans son esprit puisque la Légalité c’est Lui. L’Etat c’est Lui. L’Armée c’est Lui. La Guerre et la Paix, c’est Lui. La Banque c’est Lui. Le Gouvernement c’est Lui. Le Parlement c’est Lui. La Justice c’est Lui.
Les Frontières c’est lui.

Le peuple libanais est désormais une propriété de Hassan Nasr@allah. Nous sommes soumis à tous ses désirs comme Lui-même est soumis à ceux de Wilayet El Fakih.
Le discours des dirigeants du Hezb@llah devient de plus en plus autoritaire, arrogant, violent, insultant, méprisant.
On ne nous demande pas notre avis. On nous donne l’ordre de faire selon sa vision du Liban.
Sa vision est indiscutable tout comme l’interprétation des versets islamiques. Khamenei a parlé. Nasr@allah a parlé. Dieu a parlé.
Les derniers bastions de la Justice, de l’Armée, des FSI et de la Banque centrale sont sous attaque permanente jusqu’à ce que soumission totale et définitive au Hezb@llah s’en suit.
Michel Aoun, Gebran Bassile et Ghada Aoun travaillent d’arrache-pied pour ce faire.
Nasr@allah veut faire en sorte que notre existence, tout comme la sienne, soit entièrement vouée à celle de Wilayet El Fakih.

Aussi soyons plus royalistes que le roi.
Réclamons pour nous, les indépendantistes, les « neutralistes », les souverainistes …., non pas la partition ou la fédération, mais le déplacement des forces de la FINUL du Sud à une nouvelle frontière basée géographiquement sur le désir des habitants vivant à l’intérieur de ces frontières de ne pas vivre sous la domination milicienne du Hezb@llah.
La FINUL aurait pour objet, avec l’aide de l’Armée officielle, d’établir une zone de sécurité où toutes les armes seraient interdites, une zone où la vision d’un Liban moderne et démocratique puisse revivre et se développer.
C’est un peu le projet de partition dont parlent Walid Farès, Regina Kantara et de nombreux autres souverainistes au travers du Conseil fédérateur de la résistance et du Conseil mondial de la révolution des cèdres.

Que le Hezb@llah prenne en charge la garde de la frontière du Sud avec Israël puisque de toute manière c’est bien ce qui se passe sur le terrain lorsque les « civils » du Hezb@llah s’opposent aux forces de la FINUL pour imposer leurs tactiques locales.

Ainsi nous laisserons le roi Hassan mener son mini empire là où il veut le mener, et nous reconstruirons patiemment les régions où les milices sont interdites et ne font plus partie de la stratégie politique et économique.

Le « peuple chiite » devra décider de lui-même, en connaissance de cause, sans aucune contrainte dérangeante de notre part, si le royaume du Hezb@llah mérite qu’il lui donne ses centaines de milliers de voix aux élections futures.
De même pour ceux qui votent pour la soumission, les Aounistes et divers épiphénomènes politiques.

Puisque l’ennemi israélien s’est pratiquement désengagé de nos terres, nous demandons alors à l’Armée et à la FINUL de nous séparer et de nous protéger de l’ennemi iranien.
Après nous être libérés de la tutelle palestinienne, puis de la tutelle israélienne, puis de la tutelle syrienne, il ne nous reste plus qu’à nous libérer de la tutelle iranienne.
La FINUL aura aussi pour tâche de s’installer sur la frontière terrestre Nord pour nous protéger de l’ennemi syrien qui nous extorque environ 750 Km2 de nos droits maritimes sur le front nord et qui nous expédie ses groupes jihadistes ou ses voitures piégées lorsqu’il veut faire évoluer la situation au Liban en faveur de ses intérêts.

Puisque l’ONU se contente seulement d’envisager jusqu’à ce jour l’application de la 1559 et de ses autres résolutions mais évite de passer à l’exécution car elle ne veut pas se lancer dans une guerre contre le Hezb@llah (1559 sous Chapitre VII), alors laissons au Hezb@llah le droit de faire comme bon lui semble et user de ses armes dans les zones conquises par lui pour le compte de l’Iran et où la base de masse du Hezb@llah, qui a bien voulu le plébisciter, pourra s’adapter au mode de vie « résistant dans l’honneur », loin de la vie de concupiscence des régions « Open bar » qui horrifient Naïm Qassem, Fadlallah et Nabil Qaouk.
Ainsi nous n’appliquerons la 1559 que dans les régions démilitarisées libres sous la protection de l’Armée libanaise officielle.

Ne cherchons plus à désarmer le Hezb@llah car cela est impossible sans son consentement et que son consentement est impossible sans l’accord iranien et que ce dernier ne reconnaît l’existence d’aucun peuple de la région, peuples pour lesquels il s’est investi dans plus de trente années de guerres (depuis 1989), de « sacrifices financiers et militaires » et de rêves de conquête pour la création d’un nouvel empire iranien.

Incohérence ou incompréhension ? Eddy Fakhry

La manière dont l’Occident a traité l’Iran dépasse ma compréhension. Existe-t-il un programme qui s’étend sur des décennies ou s’agit-il d’une vision simpliste, conservatrice et traditionnelle du monde sans vraiment comprendre l’impact des guerres par procuration ?

Le 20 octobre 2020, quelques jours avant la levée d’un embargo sur les armes des Nations unies contre l’Iran, un haut commandant du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien s’est vanté du réseau de milices loyalistes du pays. Mohammad Reza Naghdi a déclaré que « la force que nous avons organisée et les personnes que nous avons recrutées dans le monde sont bien plus dangereuses que d’avoir une alliance avec n’importe quelle armée comme ces gens sont dispersés et méconnaissables ». Il a ajouté que lorsque cette force méconnaissable frappera, l’ennemi ne saura pas qui l’a frappée .

Les paroles de Naghdi ont souligné le plus grand atout de la République islamique contre les nations de la région et l’Occident ainsi que la racine du problème des soi-disant mandataires soutenus par l’Iran : un déni plausible.

Naghdi défendait le réseau iranien de combattants entraînés que le CGRI a utilisé pendant plus de quatre décennies pour faire avancer les objectifs stratégiques et idéologiques de la République islamique. Ces objectifs sont restés centrés sur trois piliers : exporter la révolution islamique, soutenir l’extrémisme musulman et les mouvements anti-américains et éradiquer l’État d’Israël. Dans la poursuite de ces objectifs, le rôle du CGRI dans le développement du militantisme va de la fabrication de ses propres milices conformes à l’idéologie – comme le Hezb@llah au Liban – au soutien de groupes de base ayant des intérêts communs ou tactiques, du Hamas aux talibans.

Pourtant, malgré la menace croissante posée par le soutien de l’Iran aux groupes militants, les gouvernements et les décideurs politiques ont été incapables de déterminer exactement dans quelle mesure ces acteurs non étatiques sont alignés sur Téhéran et l’étendue du contrôle du CGRI sur leurs actions. Ce manque de connaissances a produit des conséquences politiques importantes, permettant aux dirigeants iraniens d’utiliser ces milices pour cibler les gouvernements de la région et attaquer les positions occidentales – et avec suffisamment de déni plausible pour empêcher une réponse internationale.

Les inconnues connues en ce qui concerne l’étendue de la portée extraterritoriale de l’Iran compliquent tout calcul de risque lié à un conflit avec le régime. Les estimations de l’étendue des soi-disant mandataires de l’Iran varient considérablement et, dans tous les cas, sont soit exagérées, soit trop conservatrices.

Lorsque l’Occident et ses alliés régionaux ont cherché à contenir les milices soutenues par l’Iran, ils l’ont fait principalement par le biais de sanctions économiques contre Téhéran, en partant du principe que le manque de fonds de la République islamique finira par freiner son soutien aux groupes militants. Mais si les sanctions économiques ont considérablement affaibli l’économie iranienne déjà en difficulté, elles n’ont pas modifié les priorités du régime. Le nombre de milices soutenues par l’Iran a augmenté.

Fondamentalement, l’approche des sanctions à taille unique néglige le fait que si les relations entre le régime iranien et certains des groupes avec lesquels il travaille sont basées sur des avantages matériels et des convergences d’intérêts, d’autres groupes ont des liens beaucoup plus profonds avec la République islamique, enracinée dans une idéologie, une culture et une vision du monde partagées. Les groupes de cette dernière catégorie ont non seulement été fabriqués par la Garde, mais ont également adopté l’interprétation étroite de Téhéran du concept islamiste chiite de Wilayat Al Faqih, le principe qui donne au chef suprême de l’Iran l’autorité sur les musulmans chiites. À des degrés divers, ces groupes acceptent la subordination idéologique au chef suprême et au CGRI.
Comprendre les racines des relations entre l’Iran et son réseau de milices, et la nature de ces relations aujourd’hui, peut mettre en évidence les limites d’une approche qui repose uniquement sur les sanctions économiques. L’Occident et ses partenaires régionaux auront besoin d’efforts plus importants et plus concertés pour tenter de démêler ou de perturber les liens entre l’Iran et ces milices locales qui vont au-delà de l’intérêt matériel personnel.

Le courage. Eddy Fakhry

Le mot courage suggère généralement l’héroïsme sur le champ de bataille. Platon centre la plupart de ses discussions sur le courage dans un cadre militaire. La discussion d’Aristote sur le courage est également axée sur la bataille. Il définit le courage comme quelque chose que l’on réserve à ceux qui affrontent, avec intrépidité, la peur de la mort. Aristote signifie spécifiquement la mort que l’on verra au combat. Il n’est donc pas surprenant que même à ce jour, les actions les plus souvent qualifiées de courageuses soient celles liées à la bataille, et les individus associés au courage sont le plus souvent des héros de bataille.

Aujourd’hui, les opportunités de se battre pour son pays, même au Liban, de sacrifier sa vie pour son pays ne sont pas aussi facilement disponibles ou nécessaires qu’elles l’étaient à l’époque de Platon ou d’Aristote. La plupart des gens qui ont fait face à la mort dans les derniers temps l’ont fait à cause d’actes de terreur plutôt que d’un champ de bataille ouvert. Nous avons dépassé les temps de la Grèce antique. Le courage du champ de bataille est moins disponible pour nous maintenant qu’avant, mais cela ne signifie pas que le courage est moins reconnu. Nous avons accepté que le courage puisse apparaître dans d’autres domaines de la vie qui sont devenus importants depuis que le champ de bataille a été quitté il y a trente ans. Dans notre compréhension commune du courage dans la société contemporaine, nous distinguons principalement deux types de courage : le courage physique et le courage moral.


Le courage moral a cinq composantes majeures : la présence et la reconnaissance d’une situation morale, le choix moral, le comportement, l’individualité et la peur.

La présence d’une situation morale est nécessaire car un individu ne peut être moralement courageux s’il n’est pas confronté à une situation moralement chargée. Reconnaître qu’il existe une situation morale est le premier pas vers le courage moral. Cela peut sembler simple, mais il est facile d’ignorer la situation dans son ensemble. À ce jour, il existe encore des individus et des groupes libanais qui ne peuvent pas (ou ne veulent pas) voir le danger auquel ils sont confrontés. Cela nous amène à la deuxième composante, le choix moral. L’individu face à une situation morale doit choisir l’option morale. Une fois que l’individu prend une décision morale, pour être courageux, il doit agir sur cette décision. Le comportement est en effet nécessaire car il sépare le courage moral du raisonnement moral. C’est bien beau de se rendre compte qu’il y a un dilemme moral qui requiert votre attention, et de plus de décider quelle est la bonne chose à faire, mais c’est une chose bien différente de donner suite à sa décision et d’agir en conséquence, de tourner dans les centres électoraux et faites entendre votre voix.
Il y a quelque chose dans le courage moral qui semble amoindri si tout le monde le fait. En fait, sa nature même suggère que si tout le monde devait faire le même acte de courage moral, il devient douteux que cet acte soit moralement courageux. Un acte est considéré comme moralement courageux s’il préserve la vie vertueuse. Si tout le monde peut accomplir cet acte, il est douteux que la vie vertueuse soit vraiment en danger. Les actes de courage moral doivent être accomplis en tant qu’individu, avec sa propre conviction et ses principes en jeu. L’individu moralement courageux est exposé à tous pour voir, pour juger. Eux seuls doivent faire face aux conséquences de leur succès ou de leur échec. Vous ne pouvez pas rester chez vous et critiquer les résultats des élections législatives si vous n’avez pas fait entendre votre voix. Vous ne pouvez pas échapper aux conséquences de votre choix.
La dernière composante est la peur. Faire face à la peur est crucial pour le courage moral car c’est le point où l’individu est mis en valeur. L’individu doit faire face à sa propre peur – personne ne peut le faire à sa place. Faire face à la peur leur permet d’agir, de reconnaître la situation, de prendre la décision et de se comporter conformément à cette décision. Il est essentiel de noter que les individus moralement courageux ont peur ; Ils ne sont pas sans peur. Avoir peur signifie que l’individu comprend ce que la situation implique et quelles seront les conséquences d’un certain comportement. Ces élections sont le point de départ d’un chemin critique. Tout écart conduira très certainement à la catastrophe.

Le Courant du Futur hors combat.L’ultime mauvais calcul de Saad Hariri. Issal Saleh

Nous sommes à un tournant historique et dramatique de la lutte du peuple libanais et de tous ses partis politiques, groupes et personnalités politiques souverainistes, contre la main-mise iranienne sur le pays au travers de sa milice du Hezb@llah et des milices secondaires d’Amal, du PSNS et des « Nationalistes syriens » (Quawmiyine), sous le parapluie aouniste chargé de donner une légalité confessionnelle maronite à la conquête par la violence militaire pure et la violence islamiste chiite iranienne politico-militaire sous couvert de luttes démocratiques et constitutionnelles où la démocratie et la Constitution ont pris le visage du Khomeinisme conquérant ou encore le visage d’assassinats « démocratiques » déguisés en justice aouniste.

Alors que se forment de nombreux fronts de lutte contre la main-mise iranienne sur le pays, alors que naissent le Conseil National libanais pour la levée de l’Occupation iranienne (Président Ahmad Fatfat), puis le front élargi pour la souveraineté regroupant les FL, les Ahrar (Camille Chamoun) ainsi que des politiciens souverainistes (Achraf Rifi…..), et dix-neuf groupes anti-Hezb@llah, ou bien encore le Conseil Mondial de la Révolution du Cèdre (Walid Farès, Regina Kantara…..) ou encore le Conseil unifié de la Résistance ( à l’occupation iranienne), ou bien aussi le Front souverain pour le Liban de Elie Mahfoud….., alors que certains étudient la faisabilité de créer des zones sécuritaires vierges de toute présence milicienne avec le contrôle de l’armée officielle libanaise dans des régions où la Constitution et les libertés démocratiques seraient rétablies, et un aéroport construit aux normes internationales et des ports mis aux normes…ect…., nous voyons avec étonnement que Saad Hariri déclare forfait et décide d’arrêter unilatéralement le combat sans même au moins adhérer pour l’honneur, comme vient de le faire son frère, à la phase nouvelle de la résistance contre l’invasion iranienne.

C’est tellement plus simple de déclarer forfait plutôt que de réaliser le danger d’abandonner le terrain aux amis du Hezb@llah.
N’ayant pu résister, Saad décide de mourir.
Au lieu de faire un appel à la mobilisation générale du Courant du Futur pour enfin se décider à combattre le Hezb@llah dominant, il offre à ce dernier les clefs de la forteresse sunnite, tous en suggérant qu’il ne faut pas voter pour les FL là où le Futur n’existe plus.
Même dans sa décision de retraite, Hariri se trompe.
Saad Hariri a eu tort de choisir la disparition politique en réponse à ses échecs répétés.
Quand on perd, on se relève pour se battre, surtout lorsque son héritage politique est celui du second personnage d’envergure que le Liban ait connu depuis 1982, après l’assassinat par les Assad de Bachir Gemayel.
Bachir Gemayel a vaincu politiquement et est mort pour cela.
Rafic Hariri a failli vaincre politiquement et est aussi mort pour cela.
Saad Hariri a perdu politiquement et s’est suicidé politiquement en réponse à sa défaite.

Saad n’a su ni combattre, ni résister.
Il n’a su ni vaincre ni perdre.
Ce fut une dernière erreur de laisser le champ de bataille aux mains des opportunistes sunnites de la branche des Karamé, des Mikati, et de tous ceux qui croient aujourd’hui que la « gouvernance des sunnites » est offerte sur le marché de l’offre et de la demande.
Saad a désarmé le camp du Futur sans lui laisser la possibilité de poursuivre la guerre politique alors qu’il décidait seul que, sans lui, plus rien ne doit exister.
Après moi le déluge.
Malheureusement ici le déluge s’appelle le Hezb-ollah.
Le chef sunnite Saad s’est trompé sur toute la ligne depuis qu’il a récupéré le flambeau du combat de son père en 2005.

Il aurait dû relancer la guerre d’indépendance du Liban sur de nouvelles bases en faisant une critique de tous les événements et positions qui ont marqué son passage dans les rênes du pouvoir.
Pour cela il aurait pu faire appel à des personnalités sunnites du Courant du Futur nettement plus combatives que lui-même, tels que Fouad Siniora, haï par le Hezb@llah, (ce sont des lettres de noblesse par les temps qui courent, même si certains accusent Siniora d’avoir plongé dans la corruption), ou bien Moustapha Allouche ou encore un ancien du Futur qui n’a pu rester dans ses rangs à cause de son intégrité politique, Ahmad Fatfat.

Saad aurait dû dénoncer tous les méfaits et les pressions sous chantage des Aounistes et du Hezb@llah.
Il aurait dû dévoiler toutes les saletés des coulisses quitte à se porter préjudice en dénonçant des membres de son propre clan qui se sont enrichis alors que son activité politique l’a mené à sa propre ruine financière.

C’est alors qu’il aurait regagné la confiance de ses électeurs.
On pardonne des erreurs reconnues, surtout dans un contexte politique si difficile où l’assassinat, le chantage, les menaces sont monnaie courante et font partie de la conception du « nouveau Liban » caractérisant la milice iranienne et ses protégés aounistes.
On n’accepte jamais les erreurs dénigrées par ceux qui les ont faites.

Saad Hariri aurait dû procéder à une autocritique détaillée et « scientifique » de toutes les compromissions, les concessions désastreuses, les faux-fuyants qui débouchaient sur des impasses successives.
C’est alors qu’il aurait pu redonner vie au Courant du Futur et le préparer à l’immense combat contre l’annexion du Liban par les milices iraniennes, directe tel le Hezb@llah, ou indirecte tel Amal de Nabih Berry.

Que de gaspillage d’énergie politique.
Que de possibilités de lutte perdues en faveur de l’ennemi.

L’Amour. Antoine Mazloum

L’amour donne accès à l’infini, à l’immortalité de la vie. Donc, si vraiment vous avez rencontré l’amour, vous pouvez l’utiliser comme technique de méditation.
Voici comment faire:
Dans l’amour, ne gardez pas vos distances.
Soyez amour et entrez dans l’éternité.
Lorsque vous faites l’amour à un homme ou une femme, êtes-vous là en tant qu’amant ?
Si vous y êtes, vous êtes dans le temps et votre amour est faux, artificiel.
Si vous êtes encore présent et capable de dire : « Je suis », vous êtes peut-être proche physiquement, mais spirituellement vous êtes aux antipodes l’un de l’autre.
Pendant l’amour, vous ne devez pas être.
Même le baiser n’est pas anodin, il est aussi sacré
Seul l’amour, seul l’acte d’amour doit être.
Devenez l’acte d’amour !
Lorsque vous caressez votre bien-aimé(e) ou votre amant(e), devenez la caresse.
Dans le baiser, ne soyez pas celui ou celle qui embrasse ou qui reçoit le baiser, soyez le baiser.
Oubliez complètement l’ego ; dissolvez-le dans l’acte.
Entrez dans l’acte de façon si profonde que celui ou celle qui agit disparaît.
Et si vous ne pouvez entrer dans l’acte d’amour, il vous sera difficile d’entrer dans l’acte de manger ou de marcher – très difficile, car l’amour est l’approche la plus simple pour dissoudre l’ego.

Devenez l’amour ! Et entrez dans la vie éternelle.
L’amour vous fait brusquement changer de dimension.
Vous êtes projetés hors du temps et vous faites face à l’éternité.
L’amour peut se transformer en une profonde méditation, la plus profonde qui soit. Et des amants ont parfois rencontré ce que des saints n’ont pas connu.
Des amants ont pu toucher ce centre, ce que de nombreux yogis n’ont pas réussi.
Mais cela ne restera qu’un pressentiment, à moins de transformer votre amour en méditation.
Tantra signifie ceci: transformer l’amour en méditation.
Maintenant vous pouvez comprendre pourquoi le Tantra parle tellement d’amour et de sexe.
Pourquoi ?
Parce que l’amour est la porte naturelle la plus aisée pour transcender ce monde-ci, la dimension horizontale….
Le sexe ne doit pas rester du sexe- voilà l’enseignement du Tantra – il doit être transformé en amour.
Et l’amour non plus ne doit pas rester de l’amour.
Il doit être transformé en lumière, en expérience méditative, en la dernière et ultime apogée mystique.
Comment transformer l’amour ?
Soyez l’acte et oubliez celui ou celle qui agit.
Pendant l’acte d’amour, soyez l’amour, rien qu’amour.
Ensuite, il ne s’agit plus de votre amour ou de mon amour ou de celui de n’importe qui d’autre. C’est simplement de l’amour.
Lorsque vous n’êtes plus là, vous êtes alors entre les mains d’un courant, d’une source ultime, et vous êtes dans l’amour.
Ce n’est pas vous qui êtes dans l’amour ; dans ce cas, l’amour vous a submergés, vous avez disparu.
Vous n’êtes qu’une énergie qui circule…
L’amour c’est passer ensemble dans un monde différent.