Ni pessimistes ni optimistes mais déterminés. Sandra Khawam

La situation du pays se dégrade à tous les niveaux. Les incompétents et/ou corrompus et/ou traîtres cochent toutes les cases de la mal gouvernance et de la mauvaise foi. Le pays plonge dans le chaos et la misère. Il suffirait d’être un tant soit peu réaliste pour tomber dans un pessimisme noir et pourtant…

Pourtant ,nous sommes nombreux à lutter contre l’occupation et ses dégâts collatéraux. Nombreux à dénoncer, manifester, écrire, prendre des risques.

Nous sommes nombreux à poursuivre inlassablement le même but : libérer le pays.
Dans cette lutte, il n’y a pas de place au pessimisme, à la rumination stérile ni à l’optimisme béat et à l’espérance passive . Le premier est une soumission à la réalité et le deuxième une soumission à un heureux hasard.  Les deux sont dangereux.

Oui, nous sommes de plus en plus déterminés à soutenir les plus affectés par la crise, à nous soutenir mutuellement pour ne pas craquer, à oeuvrer pour que les élections aient lieu le plus tôt possible et surtout à convaincre le plus grand nombre de libanais ici et à l’étranger de la nécessité de voter. Parce que chaque voix compte.
Le choix et notre avenir est entre nos mains : soit nous nous mobilisons en masse pour changer le système, soit nous coulons …en masse ( et dans cette dernière hypothèse il n’y aura aucun survivant)

Nous pouvons continuer à nous tordre le cou vers l’Est, un Est qui a fait de nous des otages ,en votant pour les teneurs de propos populistes à la sauce moumena3a ou nous nous dégageons de ce bain-marie toxique et regagnons notre liberté. Il ne tient qu’à nous, qu’à notre volonté, notre détermination pour changer le cours des choses

Seuls nous pouvons prendre notre destin en mains. Mais pour cela, nous devons abandonner notre position infantile et accéder à l’adulte en nous pour devenir nos propres parents. Quand nous aurons enfin compris que la douce mère France et le grand frère américain ont tous deux pris de l’âge et que tous ont d’autres chats à fouetter que nos chats de gouttière, à ce moment-là et à ce moment seulement, nous pourrons enfin nous lever et faire nos premiers pas dans la vie de la Nation.

Alors, être pessimiste en ce moment, serait simplement suicidaire…

Car aujourd’hui ,plus que jamais, la célèbre citation de Churchill prend tout son sens : Je suis un optimiste. Cela ne semble pas très utile d’être quelque chose d’autre.”

Freedom

Freedom and authority always go hand in hand with each other in any political theory. Perhaps the most important problematic of political philosophy is the relation between state and individual, the former represents human’s inclination to live together in order or ‘sociability of man’ as Aristotle posits, the latter, on the other hand, represents alleged human nature motivated with freedom or autonomy.

There is not any political system to overcome the antinomy between human’s first liability of freedom and state’s determining role of authority. In general, freedom means ability to act whatever individual wills.

Liberty on the other hand means the absence of restraint. When one thinks liberty as the absence of external restraint, liberty should be related to power; on the other hand, if we understand liberty as voluntary or uncoerced action then it should relate to responsibility. The problem is that idealists are confusing the freedom of choice with freedom of inner harmony, or with freedom of conscience. Considering the example of a slave who is contented with his lot and genuinely does not want any different status, if freedom is defined as the absence of restraint or satisfying present desires it follows that the contented slave is not unfree.

For this reason, the concept of freedom is restricted neither with freedom of choice or equal to our wills and desires nor with the absence of restraint, it is a combination of both. Freedom connotes much more moral and social meanings, liberty on the other hand gains its meaning more in political and judicial manners. authority and freedom are needed for protecting the right of property, and freedom is assured and sustained only under a legal framework. Sovereignty should be indivisible, unlimited, and everlasting. We will not be slaves. We will not be contended. We are free. We will fight for our liberty.

Eddy Fakhry

Les faux ou faux self. Sandra Khawam

Les faux , les “as if”, “wannabe” sont partout ,pullulent et polluent notre environnement. Des collègues de travail, amis , conjoints, politiques surtout…beaucoup avancent dans la vie masqués.

On reconnaît le faux-self à sa soumission au regard de l’autre et de ses attentes. C’est le point de départ et le moteur de sa personnalité. Il se soumet à ce qu’il croit deviner du désir de l’autre à son égard. Son être authentique ou le vrai self ,selon Winnicott ,est enfoui.

H. Deutsch met l’accent sur le fait que ces personnalités sont “saines sur le plan intellectuel, qu’elles sont douées et capables de très bien comprendre les problèmes intellectuels et émotionnels”. Cependant, dit-elle, le travail qu’elles produisent, si bon soit-il, est le fait d’une imitation plutôt que d’une activité véritablement créatrice, et leurs relations affectives manquent de réelle chaleur…
quelque chose en eux qui n’inspire pas confiance et manque de profondeur. Tout se joue dans l’apparence : une organisation qui se veut performante, une réussite sociale parfois brillante et une adaptation de surface. À la question “qui est-il ” le faux-self répondrait : l’autre.

Tous ses mécanismes de défense reposent sur la nécessité de ne pas céder à la vérité, au vide qui le hante. Car, en réalité, son enveloppe recouvre tant bien que mal , un vide qui l”angoisse. Le faux self est totalement dans un déni. Il ignore l’état de déchéance interne dans lequel il se trouve. Il est un semblant de vie, mime la vie ,celle des autres ( il s’habille comme les autres, s’achète la même voiture, parle comme tout le monde, mais en réalité n’est qu’une image, un mensonge. Il n’en finit pas de mourir, d’une mort longue mais certaine. Dépendant du regard des autres et donc par peur de déplaire, ce caméléon se plie aux attentes de l’autre et met tout en place pour faire durer le mensonge aussi longtemps que possible.

Mais, il arrive que l’enveloppe, tôt ou tard, face aux exigences de la vie, cède.
Et à ce moment là, bonjour les dégâts.

Nasr-Allah n’a pas tellement menti. Issal Saleh

Partons du principe que le mensonge est trop gros dans sa forme primaire mais qu’il reste vrai dans son chiffre.
Si nous essayons de comprendre ce que veut dire Nasr-allah lorsqu’il annonce 100.000 miliciens, on trouve une explication plausible :

— Partons du principe que Cent mille est vrai.
En général une armée est formée de la troupe combattante et des recrues chargées de tâches administratives, médicales et logistiques.
Disons environ 15% de non combattants, soit 15.000. Il resterait sur les 100.000, environ 85.000 combattants.

Mais il se peut fort qu’il y inclut les 2000 (supposés) de la milice d’Amal puisqu’ils font tous les mauvais coups ensemble, qu’il y inclut aussi les 500 plausibles des syriens du PSNS (financés par Bachar) et peut-être les 1000 de Aounistes formés au maniement des armes et au combat, mais non déclarés en tant que milice.
Ajoutons les nombreux petits groupes du Nord au Sud manipulés par les services syriens et iraniens, soit environ 1.500.
Cela ferait au total environ 5.000 miliciens prêts à se battre aux ordres du Hezb-allah.

Sur les 85.000 combattants effectifs, le Hezb-allah en aurait donc :
85.000 – 5.000 = 80.000 sur son payroll.

— Nous savons d’autre part que depuis 2005 les huit-marsistes ont profité de leurs pouvoirs divers pour farcir l’armée de leurs propres miliciens afin de la noyauter, en cas de besoin imprévu, et de faire payer leurs salaires par la caisse publique.
D’autre part cela permettait aux huit-marsistes de se créer un réseau facile et utile de relations de clientélisme qui leur donne un pouvoir certain sur les personnes soumises à ce réseau.

Donc si l’on considère le clientélisme des partis AMAL, CPL, Hezb-allah, PSNS, Marada et divers groupuscules du huit mars, il est logique de penser qu’environ 1/3 de la conscription dans l’armée est sous le régime du clientélisme hour-marsiste.
Soit environ 20.000 soldats sur les 70.000 de l’Armée.

Il est très possible que Nasr-allah les ai pris en compte lors d’une guerre sérieuse interne qu’il voudrait provoquer.
Ainsi il resterait 80.000 – 20.000 = 60.000 de miliciens prêts à se lever à l’appel de
Nasr-allah.

Enfin, une dernière hypothèse : le chef terroriste chiite compte sur l’appel à sauver la « Nation chiite » au cas où il décide de lancer la guerre totale contre un danger imaginaire mais ancré dans l’imaginaire collectif du « Mouvement des déshérités ».
Nasr-allah pourrait alors lancer un appel du style de celui que Tallat Pacha et Denver Pacha lancèrent en Turquie contre les arméniens.
Réadapté au Liban, cela donnerait : Ô peuple chiite du Liban, les Forces libanaises au service du sionisme international veulent vous arracher de vos terres. Levez-vous en masse pour défendre vos familles, vos femmes et vos enfants. Nous ne laisserons pas les Christo-sionistes faire de nous des apatrides »…..

Nasr-allah pourrait ainsi, par un discours orné de fanatisme religieux sectaire mobiliser 10% de la communauté chiite, soit environ 30.000 combattants.

Il resterait sur le payroll de Nasr-allah :
60.000 – 30.000 = 30.000 miliciens financés à 500$ mensuels.
CQFD (Ce Qu’il Fallait Démontrer).
C’est bien le chiffre logique que l’on connaît.
Donc Nasr-allah n’a pas menti.
La vérité sort de sa bouche comme les assassinats, le chaos et la ruine sont sortis de ses actes.

Autoritarisme culturel

Ce qui manque dans les débats actuels qui dominent la politique libanaise, c’est la reconnaissance que les vrais enjeux ne sont ni le plafond de la dette ni l’état de l’économie, aussi importants soient-ils, mais une forme puissante et vénéneuse d’autoritarisme qui menace l’ idée même de la démocratie et des institutions, des valeurs publiques, des cultures formatrices et des espaces publics qui la nourrissent.

Le Liban occupe un moment critique de son histoire, un moment où les forces de l’extrémisme ne sont pas seulement en hausse mais sont en train de révolutionner les modes de gouvernance, l’idéologie et la politique. La politique de la déconnexion n’est qu’une stratégie parmi une série de stratégies conçues pour dissimuler cet ordre plus profond de politique autoritaire. Dans une société qui se complaît dans des accès d’amnésie historique et sociale, il est beaucoup plus facile que le langage de la politique et de la communauté soit volé et déployé comme une arme pour vider des mots tels que démocratie, liberté, justice et l’état social de tout sens viable.

Cet effondrement de la démocratie s’appréhende dans la subordination actuelle des valeurs publiques aux valeurs marchandes et l’effondrement de la démocratie dans la logique et les valeurs de ce qu’on pourrait appeler un autoritarisme prédateur où la vie est bon marché et tout est à vendre. Plus précisément, de la côte malade de la démocratie émerge non seulement une attaque politique agressive contre les modes de gouvernance démocratiques, mais une forme d’autoritarisme linguistique et culturel qui n’a plus besoin de se légitimer dans une idée parce qu’elle sécurise ses croyances fondamentales en une revendication de normalité ; c’est-à-dire que les Libanais sont désormais inondés d’une pédagogie de l’autoritarisme culturel dont l’idéologie, les valeurs, les pratiques sociales et les formations sociales ne peuvent être remises en cause car elles représentent et légitiment le nouvel ordre Iranien. Il s’agit d’un mode d’hégémonie prédatrice qui se présente comme une formation sociale universelle sans qualification, une forme sociale qui habite un cercle de certitudes idéologiques et politiques et une pratique culturelle qui assimile être citoyen à ne jamais remettre en cause son autorité – en d’autres termes, l’hégémonie prédatrice se transforme en une éthique universelle qui a épuisé toutes les différences politiques, alternatives économiques et contre-lectures du monde au service d’une idéologie vouée à faire du Liban une preuve de concept de ce que le régime Iranien veut accomplir dans la région.

Eddy Fakhry

Les otages de Tayouneh Ain el Remmaneh. Sandra Khawam

Le duo chiite est en mauvaise posture vis-à-vis de ses sympathisants. L’échec essuyé lors de son attaque du 14 octobre sur Tayouneh et les pertes humaines occasionnées dans ses rangs ont porté un coup important à son prestige et au moral de ses troupes. Conséquence : il se venge en utilisant et pervertissant ( encore une fois) les instances étatiques , dont le système judiciare ,pour arrêter arbitrairement des dizaines d’hommes.

En réalité c’est une prise d’otages pure et simple par une milice armée qui cherche à réparer son image blessée et à tenter de dissuader les résistants à toute rébellion dans le futur.  Une milice qui essaye de passer par le processus d’humiliation et de chosification d’individus devenus interchangeables, massifiés, indifférenciés, de nature différente puisqu’ils appartiendraient à la catégorie des traîtres qui collaboreraient avec les “ambassades” ,est une milice à bout de souffle. Les propagandes mensongères associées à des passages à l’acte violents ont fait leur temps. Le hezb a eu les yeux plus gros que le ventre. Beyrouth , ville millénaire, capitale cosmopolite ne peut être soumise aux diktats de mercenaires. La soumission obtenue dans certains milieux homogènes enclins à l’endoctrinement ne peut se reproduire ailleurs et surtout pas s’étendre à tout le pays.
La mission des mercenaires se corse donc et d’une violence douce en mode croisière ,ils sont passés à une violence franche.

Là où le Hezb se trompe c’est qu’il veut ne pas voir qu’une masse compacte de résistance commence déjà à se former dans toutes les communautés y compris dans la sienne .
Ses sympathisants de tout bord font fausse route aussi. Ils devraient plutôt se rappeler que les 100000 commandos dont se targue le hezb seraient bien mieux employés à faire vivre ce pays plutôt qu’à le suicider. 

Le hezb a perdu de son aura et doit assumer ses pertes sans les faire porter aux autres.

Il a misé et il commence à perdre.

The great awakening —F.K

The LF are setting up the way for the Future while the FPM and their puppet masters [Hezbo] are sinking down politically, specially after the Ain el-Remanni invasion attempt… and now the diplomatic crisis with the gulf countries is airing the moumanaa’s incompetence and it stinks! In order to take our country back, the patriots want to know on who they can count in the upcoming days and how to build strong alliances all across the country.

On Oct. 25th 2021, Melhem Riachi sent a message through a tweet: “In conclusion, and in all cases, we will not remember the words of the adversaries or the enemies, but… the silence of friends! (Martin Luther King)”. What’s the purpose of Riachi’s tweet ? not only he was talking about Hariri and Jumblatt but the purpose is much deeper : the upcoming months are crucial and to liberate the country from the Iranian occupation, the LF want to take the lead alongside uncorrupted political figures and non opportunistic politicians who will never abandon the basis of the cedar revolution. In this kind of situation the country is heading, the LF need to know who’s with a free sovereign Lebanon and who’s really against it. Remember, this is not only about a four years elections, this is about to take our country back and to do so, we cannot rely on those who remained silent when the LF were facing all the fake accusations of 14/10/2021.

Now… the great game of chess has been played and each move the patriots makes pushes the deep state [Hezbo & allies] to do something that expose more of their agenda. What are we witnessing today? the precipice of destruction. Yes, Cordahi’s position towards the Houthis pushed the Gulf countries to freeze the diplomatic relations…however the problem is much bigger… keptagon, smuggling, money laundering, Hezbo’s hostilities against the Gulf countries on the expense of the Lebanese government, training the Houthis, and the list is long. As people see it and live, they are realizing that the deep state [Hezbo & allies] agenda is not going to benefit them at the end.

The deep state [Hezbo] is a house of cards and it is about to come crashing down. Moumanaa’s narrative is falling apart. We are witnessing the fall of one of his partners in previous governments [Saad Hariri] who is ending his political career and the downfall of his mainly christian ally [FPM]… does it mean that all the defectors will become close to the LF ? not necessarily… but people are waking up and recognizing the facts that they were duped : Joseph Abou Fadel, Johnny Mnayyar, Zein el-Omar, etc. This is the great awakening!

Dictature?

C’est le monde à l’envers, un monde dans lequel les terroristes deviennent des victimes et les victimes de dangereux terroristes. Ce monde à l’envers porte un nom: une dictature, conséquence directe d’une occupation.
18 victimes des attaques de Ain el Remmaneh Tayouneh, toujours en garde à vue avec qui “ils” enquêtent “sérieusement” depuis des jours et des semaines? Les mots orduriers se bousculent sans notre bouche tant il est difficile de trouver le mot exact: crapules, mafieux, sauvages ,traîtres ?

Ils ne font même plus semblant de quoi que ce soit et opèrent désormais à visage découvert avec l’aide des Moukhabarat. Sans foi ni loi. Inutile de préciser que ce sont de très mauvais souvenirs qui remontent à la surface , des traumatismes qu’on croyait oubliés et dépassés.
Or on se rend compte très vite que rien n’est oublié, rien n’est dépassé et que notre haine à leur égard est intacte.

Sans doute, espèrent-ils donner ainsi une bonne leçon à nos Chabebs ,les dissuader de résister, de défendre leur quartier une prochaine fois, lors d’une prochaine attaque.

De la violence, encore et toujours contre l’Etat et ses institutions pour le faire plier. Voilà tout ce qu’ils savent faire. C’est précisément la définition du terrorisme. Et sans doute que faire exploser le port n’était assez ,que leur portfolio est incomplet.
Ce qu’ils veulent ? Nous achever tous, nous soumettre ou nous pousser à quitter le pays.

Mais demain nous serons nombreux devant le tribunal militaire pour exiger la libération immédiate de nos Chabebs.

Sandra Khawam
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À NOTRE CHÈRE ARMÉE. Issal Saleh

Vous êtes le dernier rempart sur lequel nous devrions pouvoir nous appuyer pour résister au tandem CPL/Hezb@llah, prêt à toutes les entreprises de déstabilisation pour inverser le courant de redressement du pays qui se construit avant et après le 14 octobre 2021, jour où le Hezb@llah s’est engagé dans une subversion qui a coûté leur crédibilité à ce tandem de milices associées à un gang politique formé en véritable coopération de malfaiteurs.

Nous sommes confiants que le corps dirigeant de l’Armée veille à ce que la dissidence confessionnelle au sein des troupes ne devienne pas un élément de blocage qui empêcherait toute mesure de protection par l’Armée des civils qui subiraient les complots de la milice du Hezbollah souvent associée malheureusement à celle d’AMAL lorsqu’il s’agit de remettre le Liban sur le droit chemin qui mène à Téhéran.
Et cela d’autant plus que des mauvaises langues affirment que les milices chiites ont profité elles aussi largement du chaos politique généralisé qui leur aurait permis de faire enrôler des milliers de leurs partisans dans les rangs de notre noble armée.

Nous sommes confiants que la direction de l’Armée projette évidemment l’arrestation des cinq cents miliciens de AMAL et du Hezbollah dont elle possède toutes les vidéos et qui ont attaqué les quartiers à majorité chrétienne, en espérant faire tomber la justice de Bitar et entraîner les FL dans des batailles où la justice aouniste se chargerait de trier le « bon grain aouniste de l’ivraie Geageaiste ».

Nous sommes persuadés que notre vaillante armée, toujours au service de tout le peuple libanais sans distinction politique ou religieuse, n’a commencé l’arrestation des jeunes de Aïn El Remmané en état de légitime défense que pour procéder par étapes étudiées, et que les « autres vrais miliciens » sont prévus rendre des comptes dans une seconde étape.

Nous sommes confiants que vous ne maltraitez pas dans vos cellules les jeunes qui se sont héroïquement défendus contre la foule hystériques de Chiaa, Chiaa, armée comme si elle s’attaquait à Haïfa ou à Jérusalem Est pour la libérer.

De mauvaises langues font courir le bruit que certains de ces jeunes sont torturés pour leur faire avouer des textes préparés à l’avance.
Mais nous savons que notre chère armée équipée et financée par l’Occident ne pourrait user de telles méthodes.

Même si d’après monsieur Geagea, le général Joseph Aoun est « aouniste, aouniste, aouniste » (répété trois fois par Samir Geagea lors d’une interview, comme lorsque Nasrallah répéta trois fois : je vous tuerai, je vous tuerai, je vous tuerai.… si vous touchez à mes armes, mais dans un autre contexte, évidemment), nous restons persuadés que le général Joseph Aoun sera à la hauteur des espérances que le peuple libanais met en lui, et qu’il ne sera pas entraîné par de mauvais conseillers dans des calculs aléatoires de présidentiabilité avec les soumissions au tandem CPL-Hezb@llah que cela supposerait.

Enfin nous sommes confiants que notre armée saura s’imposer et montrer au hezb@llah qui est le vrai centre de commandement au Liban et qui a droit de vie ou de mort et qui a droit de liberté ou d’emprisonnement et qui a droit de guerre ou de paix, enfin, qui a droit de décider pour nos frontières maritimes et terrestres.
Notre armée et personne d’autre.
Le Hezb@llah qui voue le Liban au croissant chiite iranien ne peut avoir pouvoir de décision dans les discussions de frontières.
Le Hezb@llah est hors-la-loi.
Nous demandons à notre Armée respectable d’être dans la loi.

Vive notre armée libre et indépendante de toute compromission, de toute milice, de tout projet régional pro-iranien.

Majorité absolue en comptant les députés défunts et démissionnaires ? Nabil Saleh

L’article 57 de la constitution libanaise et le vote des libanais de l’étranger.


Je fais suite a l’article de Mme Yara Abi Akl dans l’Orient-le Jour du 29 octobre 2021.
Cet article retranscrit incorrectement l’article 57 de la constitution comme suit : ‘’la majorité absolue du nombre total de députés qui composent légalement la chambre ‘’. En fait le texte réel de l’article 57 est le suivant : ‘’la majorité absolue des membres composant légalement cette assemblée ‘’.
Est-ce que les huit députés démissionnaires et les trois députés décédés sont des membres de l’assemblée ? Non. Est-ce que ces onze personnes participent à composer légalement l’assemblée ? Bien sûr, non.
L’idée que ces onze postes entrent dans le calcul de la majorité absolue requise par l’article 57 est tout à fait illogique et le parlement a eu raison d’en juger ainsi lors de l’adoption de la loi sur le vote des libanais de l’étranger.
A l’appui de cette lecture logique, ci-joint un extrait d’un article québécois dans lequel le terme ‘membre de l’assemblée’ est bien défini comme excluant les postes vacants.
La majorité qualifiée exigée par des lois du Québec.
La très grande majorité des décisions à l’Assemblée nationale sont prises à la majorité des voix, conformément à l’article 49 de la Loi constitutionnelle de 1867, qui s’applique à l’Assemblée en vertu de l’article 87 de la même loi.
Cependant, plusieurs lois québécoises exigent une majorité qualifiée à l’issue de certains votes à l’Assemblée nationale1, notamment pour l’adoption d’une motion ayant trait à la nomination ou la destitution de personnes à une charge publique. Ainsi, les cinq personnes désignées par l’Assemblée sont nommées sur proposition du premier ministre, approuvée par les deux tiers des membres de l’Assemblée. On parle ici des deux tiers des membres de l’Assemblée et non pas de membres présents au moment du vote.
La notion de « membre » fait référence à la composition de l’Assemblée nationale le jour où a lieu le vote et non pas au nombre de sièges. Par exemple, l’Assemblée compte en tout 125 sièges. Si aucun siège n’est vacant, les deux tiers de 125 donnent 83,33 voix. Il faut donc que 84 députés votent en faveur de la motion pour que celle-ci soit adoptée. Par contre, si deux sièges sont vacants le jour du vote, la majorité requise est de 82.